MOONLIGHTS
RPG Science-Fiction / Fantastique. Avatars illustrés. Tous âges et niveaux. Pas de minimum de mots.
2107. Terriens et Lunariens vivent dans la paix, sous le signe du partage et de l’évolution. Grâce à la lumière lunaire et aux sélénites, les humains commencent à développer les mêmes pouvoirs que leurs cousins. Pour la première fois cette année, après un siècle et demi d’histoire complexe entre la Terre et la Lune, le tirage au sort a désigné un Lunarien pour prendre la tête du Conseil de la Fédération Terrienne. La nouvelle est clivante : si certains y voient une belle progression à l’avenir, d’autres redoutent les contestations ou même des luttes de pouvoirs en ces temps troublés. Sous Terre aussi, chez les Endogées, les opposés s’affrontent, entre régression et idéalisme. Alors que chacun essaie d'avoir sa part du gâteau, votre aventure commence ici : qui serez vous ?

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Aux grands maux les grands moyens.
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Dim 20 Aoû - 15:08
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Sujet: Aux grands maux les grands moyens.


...
Aux grands maux les grands moyens.
Malpertuis & Lorelai
Dans le hall principal du spatioport de Lunaria, le temps semblait s’écouler avec une lenteur difficile à estimer. Les gens allaient et venaient, pas pressés pour un sou, conscient que, encore une fois, ils devraient attendre et s’entasser. Ce jour là, les navettes avaient du retard, des soucis à l’arrivée sur Terre apparemment. Ils devaient réguler le trafic à cause de ça, ce qui rendait le transport désagréable et l’attente inévitable.

Lorelai n’avait pas leur temps. Elle n’avait absolument pas le loisir d’attendre car chaque minute la rapprochait un peu plus d’un savon paternel. Le genre de savons qu’elle évitait à tout prix depuis des années, soit en se pliant à ses volontés, soit en fermant sa grande gueule, soit en changeant littéralement de planète. Mais il y avait urgence, elle devait être là, il avait besoin d’elle et elle devait tout laisser tomber et accourir. Il lui avait même donné de l’argent, pour qu’elle fasse tout ce qui était en son pouvoir pour être à l’heure.

La lunarienne avait espéré pouvoir mettre cet argent de côté, le garder pour ses projets et utiliser la navette comme d’habitude. Un léger retard était envisageable après tout, elle saurait encaisser les reproches. Mais elle attendait depuis une heure et il savait avec exactitude à quelle heure il l’avait contactée. Gildas savait et il ne manquerait pas de faire le calcul le plus strict pour lui reprocher chaque minute où elle n’était pas là.

C’est pour toutes ces raisons que la journaliste cherchait un pilote, indépendant. Parfois, ils erraient dans le hall, tels des revendeurs de contrebande, à faire des signes aux gens perdus, faire parfois payer les renseignements pour les plus pingres. D’autres traînaient toujours dans les mêmes cafés, ils étaient des visages connus de tous. On savait qu’ils offraient leurs services aux plus riches et pressés. Lorelai n’aimait pas l’idée de faire partie de cette faune là, celle qui ne savait pas prendre sur elle mais elle assumerait pour cette fois.

Peu inspirée par ceux qui se faisaient remarquer dans le hall, elle se rendit dans un café, au hasard. Loin de la cohue. Et elle se mit à chercher quelqu’un qui n’avait pas l’air de regarder les horaires toutes les dix minutes. C’était généralement un signe fiable. Ceux qui allaient se ravitailler un caféine dans le coin le plus éloigné du spatioport étaient rarement des passagers de toute façon. L’endroit était assez peu peuplé mais elle ne sut malgré tout pas qui aborder en premier. N’écoutant que l’urgence qui la tenait, elle se planta au milieu de la petite salle et  annonça haut et fort.

“ Bon. Je paie une fois et demi le devis de quiconque voudra bien interrompre son café pour me conduire sur Terre immédiatement. Qui est partant ?”
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Lun 21 Aoû - 14:34
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Sujet: Re: Aux grands maux les grands moyens.


Aux grands maux les grands moyens.



"Dû au traffic important, la navette reliant Washington est retardée de 20 minutes."

Une journée chargée s'annonce pour les pilotes privés, typique des débuts de semaines et des interceptions de débris spatiaux. Le spatioport d'Ys, ou peut-être celui de Paris souffrant depuis plusieurs jours de modifications de ses lignes, congestionnent les départs lunaires et mettent en question la fluidité des voyages. Manque de chance incompressible pour beaucoup, mais une aubaine pour les petites navettes, leurs propriétaires ne pouvant manquer ces évènements propices aux trajets grassement payés par ceux ayant plus de moyens que de patience. Des trajets rarement très agréables, mais rémunérateurs - assez pour en amener à construire leur affaire sur ces seules heures de pointe.
Ce n'est pas le cas de Malpertuis, assis au comptoir d'un bar à quelques distances du centre tumultueux des alunissages et décollages, essentiellement occupé par ses congénères spationautes. Sa combinaison encore sur lui, son casque et ses gants tenant compagnie à une tasse fumante de café, le navigateur profite du répprovisionnement de sa navette pour capturer l'ambiance électrique de l'instant, et guetter les informations les plus neuves traînant dans le spatioport - peut-être mettre à profit ses services sur le chemin du retour.
Trempant ses lèvres dans sa tasse, il entend justement la porte vitrée de l'établissement tinter, et une voix féminine retentir derrière lui.

" Bon. Je paie une fois et demi le devis de quiconque voudra bien interrompre son café pour me conduire sur Terre immédiatement. Qui est partant ?"

Jetant un coup d'oeil sur son voisin de comptoir, puis vers une table plus éloignée surmontée d'une lampe murale colorée, et enfin dans le miroir derrière le patron reflétant les chaises alignées devant la vitrine, Malpertuis relève les principaux intéressés. 50% d'avance sur un voyage individuel ont de quoi arranger une bonne partie du bar, en exceptant ceux préférant les cargos plus adaptés aux transports de marchandises ou de groupes. Et ses devis à lui sont sans doute des plus épicés de ceux proposés dans les environs.
Le pub n'est pas très plein, mais suffisamment pour que la concurrence se dévisage partout en chien de faïence - une fraction de seconde - mêlant célérité et bonne tenue. Une escarmouche invisible est sur le point d'éclater, et les premiers en mouvements mettent toutes les chances de leur côté.
Vérifiant l'heure, Malpertuis quitte souplement son siège - le plein de carburant devrait être fait. Sa tasse à la main, il vide son café dans le col de son voisin de bar, puis pose la faïence encore chaude sur les genoux d'un autre concurrent juste trop lent pour s'être déjà levé. Son casque sous le bras, il ouvre le plastique de l'amande au chocolat offerte avec sa boisson, ses pas l'amenant à une jeune femme debout au milieu du bar - celle si généreuse quant au voyage qu'encore trois pilotes essaient de lui offrir.
L'un d'eux, mieux placé, arrive quasiment à son niveau lorsqu'il reçoit dans la nuque l'amande propulsée de son emballage, la surprise le rendant muet un bref instant et amenant sa main, alors tendue vers la cliente, sur sa nuque décorée d'une marque brune poussiéreuse. Un autre pilote semble prêt à élever la voix depuis le fond de la pièce, alors qu'un mouchoir trempé de whisky, habilement lancé par son voisin de table tournant le dos au reste des évènements de la salle, trouve le chemin vers le fond de ses lèvres ouvertes.
Le pied d'une chaise vient percuter l'arrière du genou de Malpertuis, le déséquilibrant dans sa marche. Dans sa chute, il aperçoit un autre casque - brandi au-dessus de la tête de son agresseur, souriant et déjà victorieux. Ainsi qu'un pan de chemise dépassant de dessous une veste imperméable. Sa main tire - malencontreusement - dessus, l'accompagnant dans son geste jusque sous une ceinture de cuir, puis par-dessus ; la chemise cède dans un craquement étouffé par la lourde veste de pilote spatial, ainsi que la boucle métallique de la ceinture.
Retrouvant son équilibre dans un élégant tour sur lui-même, Malpertuis pousse d'un discret coup d'épaule dans le nombril le pilote avec la main sur la nuque, souriant d'un air accueillant à la jeune femme pressée.

" Partons de suite, alors.

Fourrant dans la main de sa cliente sa carte de visite, le pilote vainqueur pousse la porte du café. Derrière lui, les cris d'indignation d'un homme au dos et au pull impregné de café chaud, ceux du patron au son de la porcelaine brisée d'une tasse tombée des genoux d'un client peu réactif, les gargarismes d'un vieux spationaute se noyant dans une serviette imbibée d'alcool et l'épouvante d'une victime de la chute de son pantalon et d'une chemise de travers se synchronisent subitement, dans un concert défaitiste.

-Vous semblez pressée, et rien ne devrait avoir raison du peu de votre temps."



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Lun 28 Aoû - 19:10
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Sujet: Re: Aux grands maux les grands moyens.


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Aux grands maux les grands moyens.
Malpertuis & Lorelai
Toujours faire confiance à l’appel de l’argent. Lorelai n’avait pas loupé son coup, et s’était offert un joli spectacle en prime. Qui que soit cet étrange pilote qui avait remporté le gros lot, il avait une certaine maîtrise. L’exécution était fluide, on eut facilement cru qu’il faisait ça tous les jours. L’ombre d’un sourire se dessina sur les lèvres de la lunarienne qui quitta le café sans plus de cérémonie, à la suite du pilote. Son allure était assez caractéristique, selon elle, de ces indépendants. Ils avaient souvent ce côté un peu vieux rockeur sur le retour, du genre que l’on dépeint dans les vieux films de science fiction, ce qui touchent presque juste sur ce que le futur réserve. Cependant, celui-ci avait plus de charisme que ceux qui regrettaient dans le café leur réactivité un peu trop molle. Comme s’il avait l’habitude d’en imposer. Il fallait admettre qu’il donnait une plutôt bonne première impression aux yeux de la Lunarienne.

Lorelai jeta un oeil à la carte de visite qu’il avait mise dans sa main au moment de quitter le café. Malpertuis qu’elle disait. Un seul nom, un pseudonyme sans aucun doute, et la jeune femme sourit de nouveau en lisant cela. Il y avait ce côté presque caricatural dans le mystère, elle aurait pu trouver qu’il forçait dans le genre gars classe et un peu ténébreux mais en réalité il ne faisait qu’incarner ça, rien de plus. Mais ce nom en jetait il fallait l’admettre.


“Merci bien, Malpertuis ?” Lança-t-elle en prononçant ce dernier mot avec un semblant de doute, comme pour inviter à la confirmation.

Leur pas était rapide sans être désespéré et pressant, elle aimait ça. Réactif, propre, efficace. Il y avait probablement pas mal de marche pour arriver à son appareil de toute façon,. Les spatioports du genre étaient assez grands, et ne mettaient évidemment pas en valeur les services des indépendants comme lui. En premier lieu les grandes compagnies à commencer par Universus, le reste ensuite, s’il y a de la place.

En effet, le chemin était un peu long, assez pour que le silence qui s’était posé entre le pilote et sa cliente soit un peu gênant, pour elle du moins. Elle imaginait sans mal qu’il avait l’habitude des silences de ce genre, tous ses passagers ne devaient pas être très aimables. Intéressée tant par la réponse - déformation professionnelle - que par le principe même de discussion, elle tenta quelque chose.


“ Vous devez avoir pas mal de trafic par les temps qui courent, non ? J’ai cru comprendre que les navettes tenaient difficilement leurs engagements ces temps-ci.”

Elle était même très bien placée pour en parler, au fond, elle même avait subi ce genre de déconvenues en venant sur la Lune quelques temps plus tôt. Mais un pilote tel que lui avait sans doute plus à dire sur la question, si le coeur lui en disait évidemment.
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Mar 29 Aoû - 0:17
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Sujet: Re: Aux grands maux les grands moyens.


Aux grands maux les grands moyens.




L'escarmouche du café était terminée, et seules leurs semelles devaient encore souffrir du reste du trajet jusqu'à la navette qui les porterait vers la Terre. Malpertuis admettant que le portefeuille de sa cliente ne saurait connaître de telles lésions.

" Merci bien, Malpertuis ?

Le ton de la femme sur ses pas, quasiment à ses côtés, se montre rieur et un brin curieux, moqueur. Et étonnant un peu celui à qui il est adressé - sa compagnie semble vouloir être plus énergique, et même plus apaisée qu'aux premiers mots hargneux qu'il lui a entendue.
Agréable surprise ! À laquelle il répond par un sourire en coin.

- Lui-même. Ce n'est rien, voyons ! Je vous arrache à un voyage ennuyeusement efficace, de la part de mes honorables collègues : votre temps ne devrait pas vous empêcher de profiter de la route.
Surtout celle des étoiles...
"

Vérifiant la disponibilité de sa navette sur son portable, le pilote marche au rythme d'une musique d'Amon Tobin, balançant légèrement ses pas à ses notes intérieures. Sa navette sera retardée, les hangars sont congestionnés aussi.
Malpertuis prévient le gérant de l'équipe technique des navettes de tailles réduites de son arrivée et de l'inaptitude de son employé en porte 17, sans modifier sa marche ni s'arrêter de siffloter aussi bas que possible. Sa clientèle n'a pas à s'inquiéter du quotidien de qui la transporte au travers du vide spatial.
Fendant la foule se densifiant au fil de leur marche, le long nez d'un vaisseau se laisse deviner au travers d'une voûte translucide. Un voyage complet partant enfin, et que Malpertuis espère croiser en route. Les autres engins spatiaux agrémentent agréablement le chemin vers la Terre.
Le départ d'un large transport signifiait aussi ou la fin, ou l'absence de débris dangereux, contredisant du même fait les craintes des pilotes de quitter le spatioport vers un espace trop menaçant pour l'intégrité de l'espace oxygéné qu'ils manœuvrent habituellement à travers le néant. Un vaisseau léger a beaucoup à craindre du moindre écrou d'un satellite déchiré dérivant entre Terre et Lune ; d'abord parce que sa vitesse peut atteindre des milliers de kilomètres à l'heure, donnant à tout objet la capacité de percer plusieurs dizaines de centimètres d'acier ; et aussi parce que les écrous des satellites avoisinent souvent le diamètre d'une assiette.
Cela fait cependant partie des risques du métier, et Malpertuis ne s'en inquiète pas outre mesure. S'il n'avait pas confiance en son ordinateur de bord et aux prévisions des télescopes voués à l'analyse des trajectoires des objets spatiaux, il n'aurait jamais quitté la Terre.

" Vous devez avoir pas mal de trafic par les temps qui courent, non ? J’ai cru comprendre que les navettes tenaient difficilement leurs engagements ces temps-ci.

Le pilote sort de sa rêverie musicale d'un battement de paupières et d'une flexion du cou. Il en oublierait qu'il escorte une cliente jusqu'à sa capsule.

- ... Les débuts de semaines sont souvent plus chargés et propices pour les indépendants de mon genre, mais effectivement, ces derniers l'ont été plus. Pour des raisons intriquées plus ou moins sûres, semble-t-il... Mmh...

Réfléchissant à un moyen d'organiser sa réponse, le pilote pousse du coude un homme agité afin d'enfoncer à sa place dans la foule un enfant trop distrait par sa carte postale tirée d'un présentoir proche pour libérer le passage.

- D'abord l'élection de Gildas Nilsson au conseil fédéral, qui a augmenté le flux dans les spatioports, encore aujourd'hui. La fin des manifestation - dans leur majorité - a calmé les quais, mais les chiffres semblent accorder que les voyages se sont faits plus nombreux depuis, malgré tout.
Il y a aussi le fait que l'obtention d'une petite navette se fait plus aisée depuis que Synergie a rendu les technologies de transports spatiaux plus accessibles, il y a quelques mois. Cela ne facilite guère l'obtention d'un diplôme, cependant... Triste d'être témoin de la baisse de qualité des voyages ces derniers temps, les instructeurs étant surchargés et délivrant les permis un peu plus facilement que d'accoutumée. Enfin, ce n'est qu'une question de temps avant que les lois ne redressent la question, comme elles l'ont faites quantités de fois.
Plus récemment, il y a eu - paraît-il - des dommages sur des infrastructures spatiales, et des problèmes de débris dérivant entre la Terre et la Lune, faisant beaucoup hésiter les pilotes à quitter les spatioports. Ça a toujours été un danger pour les trajets spatiaux, mais ça les a rarement empêchés... Jamais aussi longtemps, d'ailleurs, et habituellement, le trafic est totalement interrompu. Ce qui n'est pas le cas en ce moment, comme on nous enjoint seulement à la "prudence".
Probablement une autre affaire sous couvert d'un accident, dira-t-on.


Malpertuis sourit à sa voyageuse, se voulant rassurant.

- Les manifestations ont sans doute mis les gouvernements sur le qui-vive, les poussant à filtrer plus avant qui voyage. Ralentissant les trajets, et augmentant les contrôles des navettes sortantes. Mais cela tient plus de l'agacement de pilotes prenant leur pause autour d'un café que de faits vérifiables !

Riant sur son exclamation, le pilote aperçoit finalement le hangar dans lequel l'attend sa capsule, ouvert malgré les prétendus ralentissements qui lui ont été vendus au biais de son téléphone. La foule éparse cède devant leurs pas, et ils atteignent sans plus de mal la voûte métallique.
À l'intérieur, un vaisseau peu commun, au nez arrondi et à la carrosserie blanche mate, une apparence fraîchement lavée dissimulant mal des traces de bombes ça et là. Posée à la verticale sur ses réacteurs, une immense paroi vitrée dévoile au travers des reflets des néons, un intérieur roux, spacieux, de cuir et de profonds fauteuils doux, la machinerie mêlée à un confort cossu. Sur le ventre de l'engin enfin, surélevée d'un marchepied séparant les réacteurs jumeaux, une porte laisse deviner l'accès à un SAS occupant le bas aveugle de l'appareil.
Taillée pour la contemplation des étoiles. Telle est la fierté et la ruine de Malpertuis - une navette unique, au gigantesque œil velouté de verre renforcé. Le rouge lui monte aux joues, comme à chaque fois... Irrépressible.
Il se tourne vers sa cliente, sans l'interrompre dans son observation de la bête.

- Voici notre navette. Ou doit-elle nous emporter ?"



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Mer 6 Sep - 10:52
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Sujet: Re: Aux grands maux les grands moyens.


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Malpertuis & Lorelai
Le paradoxe se posait ainsi : Lorelai était pressée, Malpertuis et elle arpentaient le gigantesque spatioport d’un pas rapide, et pourtant elle avait l’impression de visiter l’endroit, le découvrir comme elle ne l’avait jamais vu. Comme si elle prenait son temps pour apprécier la magnificence de l’architecture lunarienne pour la première fois. Il fallait cependant admettre qu’elle n'était jamais sortie du schéma habituel titre de transport - contrôlés - porte d’embarquement. Les sentiers battus elle les connaissait bien et s’y vautrait depuis bien longtemps maintenant. Elle n’avait même aucune idée du fonctionnement des astronefs prives, quand bien même elle avait toujours eu la tête dans les étoiles. Plus jeune, elle aurait probablement sauté sur l’occasion d’apprendre à piloter. Mais la vie et ses aléas … elle aurait probablement tout le temps d’apprendre plus tard, sinon.

La lunarienne écoutait avec grande attention le pilote. Elle ne prenait pas de notes, ce n'était pas discret et, au fond, le raisonnement était tellement logique et cohérent qu’elle le garderait à l’esprit sans problème. Ca vaudrait peut être une analyse approfondie, avec un ton un peu plus incisif, pour le prochain numéro de son magazine.

Elle frémit tout de même à l'évocation du nom de son père. Elle ne pouvait pas s'empêcher de se considérer comme responsable du bordel actuel. Elle avait pris part à sa montée en puissance jusqu'à sa nomination et, si elle avait quitté son équipe de communication il y a quelques temps, elle en faisait toujours indirectement partie. Son image, ses quelques apparitions publiques, la structure de travail qu’elle avait mise en place dans les équipes de Gildas, rien n’avait changé et elle pouvait percevoir encore les ficelles derrière chacune des interventions du patriarche Nilsson. Patriarche. Elle détestait ce mot qu’elle avait elle même mis dans la bouche des médias lorsqu’ils abordent la question. Un pere de famille irréprochable, un veuf optimiste, attentionné et prêt à tout pour ses enfants. Quelle blague.

“C’est bien la première fois qu’on voit un changement dans le conseil avoir de telles conséquences. Il y a de quoi se poser des questions.”

Une remarque évasive et généraliste pour clore un sujet somme toute bateau, mais bien trop susceptible de la toucher personnellement. Elle n'était pas certaine de vouloir plonger dans les détails de sa responsabilité avec un inconnu au demeurant assez sympathique. Ils arrivaient à destination, de toute façon. Lorelai admira l’engin qui la reconduisait chez elle. Elle le trouvait bien plus beau que les navettes qu’elle avait l’habitude de prendre qu’elle trouvait trop “corporate” dans leur design. En même temps, ils n’avaient pas besoin de séduire, leurs prix et leur hégémonie faisaient déjà bien le job.

“Joli vaisseau” Commenta-t-elle d’un sourire, le regard admiratif. Peut-être que ce n'était pas impressionnant pour qui a l’habitude de piloter, mais l’enfant en elle qui rêvait encore des étoiles n’avait aucunement conscience de cette éventualité. Ce truc volait, et traversait l’espace, c'était assez pour obtenir son admiration.

“Ys, simplement Ys.”

Ca n’avait peut être rien de simple pour un pilote, le spatioport d’Ys devait être un cauchemar en cette période de trouble. C'était déjà presque insupportable en temps normal, elle pouvait en témoigner. Mais un pilote expérimenté devait avoir l’habitude de ces choses la. Absorbée par l'élégance de l’engin, Lorelai s’approcha et commença à en faire le tour. Elle avait presque envie de toucher mais n’aurait pas osé. Elle perdait du temps, mais ne le réalisait pas vraiment, elle découvrait quelque chose de bien plus intéressant que ce que lui promettait son père. Un sourire un peu béat aux lèvres, elle se taillait la machine. Qu’est-ce que c'était, quelques minutes de retard ? Elle s’extrait à sa rêverie rapidement apres cette considération, un peu gênée, avant de rejoindre Malpertuis.

“ Oui, voila, Ys. On peut y aller ? ”

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Sujet: Re: Aux grands maux les grands moyens.


Aux grands maux les grands moyens.




Arrachant son regard de sa capsule, Malpertuis profite de l'admiration de sa cliente face à la navette qui la conduira à sa destination, non sans s'enorgueillir de l'effet de son bijou sur l'attention de la jeune femme.
Il lui vient aussi à l'esprit que sa clientèle étant potentiellement lunarienne, "jeune" est peut-être aussi une supposition téméraire. Enfin - tant qu'elle reste enfermée dans sa tête...
L'employé de la porte 17 est une employée, aux cheveux teintés de dégradés océaniques, et au regard brun, accueillant, cachant vainement une pointe d'agacement. Loin derrière elle, la surplombant, le regard inquisiteur du patron des locaux semble une réminiscence des vertes remontrances qu'il a pu lui faire subir suite au message du client qui se dirige dans sa direction.
Elle reste un joli brin de fille, qui ne mérite pas la frustration d'un pilote en plus de celle de son employeur.

" Merci d'avoir si promptement trouvé un horaire de départ. Nous partons immédiatement, nous ne gênerons donc pas longtemps la circulation.
Plus qu'à amener la capsule sur la piste, alors ?


- Mph !

La technicienne semble s'être libérée de son masque affable. Le pilote sourit cependant - lui aussi a reconnu son interlocutrice.

- Malgré vos plaintes, les rails n'en sont pas moins occupés, Mr Malpertuis. Nous ne pouvons accéder à votre requête avant quelques minutes.
Et vous savez que je risque ma place à chaque fois que vous êtes à ma charge, alors pourquoi toujours tout rapporter à mon boss...


Le pilote sourit aux plaintes émises à voix basse par la jeune employée. Moqueur.

- Je ne me plains pas de ceux en lesquels je n'ai pas d'espoirs, Marble. Graham doit voir ma sévérité comme une bonne chose. Mais je vais profiter des quelques minutes qui nous sont laissées pour guider ma cliente, excuse-moi...

La voix de celle-ci lui parvient justement au moment où il tourne les talons et se dirige vers elle. Quand son regard se détache de la navette, Malpertuis est revenu à sa hauteur.

- Je vous fais vous installer ?

D'un mouvement de main, l'indépendant invite la jeune femme à entrer dans la navette, dont la porte pressurisée s'ouvre dans un chuintement de gaz.
Le pied de l'engin est neutre. Le sas vide est compartimenté par une épaisse vitre de verre dépoli enchâssée dans les parois, traversée par une porte translucide normalement hermétique, mais en l'occurrence ouverte et laissant deviner un espace occupé par des combinaisons et des masques sagement rangés derrière la porte entrouverte d'un placard. Les murs blancs sont modelés pour laisser de quoi poser ses affaires ou s'asseoir pour enfiler l'équipement d'urgence nécessaire en cas de dépressurisation, ou pour quitter l'appareil en milieu de vol. De sinueuses lignes cuivrées amènent le regard vers une échelle donnant sur une ouverture dans le plafond de la pièce, un peu moins de deux mètres au-dessus de son sol ; une discrète entaille circulaire au pied de ladite échelle laisse deviner qu'elle recèle aussi un ascenseur permettant d'accéder sans effort au cockpit.

- Les combinaisons sont rangées par taille, aussi vous laissé-je trouver votre bonheur. Prévenez-moi par l'intercom en cas de problème.

Tendant la main au-dessus de sa tête, le pilote ouvre l'écoutille dominant l'échelle, et s'y hisse à la force des poignets.

- Je vous attend dans le nez de l'appareil !"

Avec un sourire, il referme l'écoutille sur sa cliente.
Debout dans l’œil de son vaisseau, Malpertuis ignore les sofas épousant la courbe de la paroi transparente, et se dirige plutôt vers la console, devant laquelle un siège plus étroit attend - celui du pilote, épaulé par un autre siège à sa gauche.
Le système se réveille dans un ronronnement mécanique, le son discret des étagères sous ses pieds indiquant leur déverrouillage. Comme sur un pupitre, un écran surmontant la console du vaisseau s'illumine dans une floraison de vecteurs dorés, attendant patiemment l'ordre de quitter le spatioport. Les sièges et fauteuils tressautent imperceptiblement, indiquant que les vérins actionnant leur rotation sont débloqués eux aussi.
Enfin, accompagnée d'un éclair rouge et d'un vieil affichage numérique indiquant la fréquence en cours, la radio se lance, dispensant l'ambiance d'un air en cours. Ride in squares, de Tarkus.
Malpertuis sourit. La chance veut qu'on puisse lui reprocher de faire sa propre publicité. L'air n'est pas particulièrement adapté, mais tel est le hasard - il ne choisit pas en fonction de la situation. Le pilote le laisse simplement jouer à sa guise, et attend à la fois son départ et sa cliente, un verre pris sur un plateau de vins coulissant d'une paroi roulant entre les doigts.

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Lun 11 Sep - 14:54
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Sujet: Re: Aux grands maux les grands moyens.


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Aux grands maux les grands moyens.
Malpertuis & Lorelai
En constatant le professionnalisme “a la cool” de Malpertuis, Lorelai ne put réprimer un sourire. Avec le recul, elle était certainement tombé sur le bon numéro, et il ne faisait aucun doute que les autres pilotes du café n’auraient pas eu cette verve et ce façon naturelle de mettre à l’aise. Si la solution n'était pas si chère, elle aurait probablement décidé de retenter l'expérience du pilote indépendant une autre fois, plus tard. Retourner aux navettes habituelles serait certainement déprimant dans un premier temps. Mais c’est le lot de tous ceux qui goûtent au luxe de façon exceptionnelle.

Masquant aussi efficacement que possible son émerveillement béat, la lunarienne entra dans l’engin, suivant les indications du guide avec application. L'entrée, puis voici les combinaisons qu’elle jaugea rapidement avant de  trouver sa taille. Il avait vraiment un choix conséquent, elle n’avait même jamais pensé à tous ces détails. C'était probablement ça de faire affaire avec un professionnel. Soucieuse de ne pas perdre de temps et de ne pas lui donner lieu de s’impatienter, elle enfila rapidement la tenue et le rejoignit, impatiente, dans le cockpit. L’endroit était bien plus confortable - pour elle du moins - qu’elle ne l’aurait imaginé. Les stéréotypes ont la vie dure, et le vaisseau n'était pas le tas de ferraille qu’on promettait généralement à ceux qui s’adressent à des indépendants. La science fiction cinématographique avait de toute évidence fait des ravages.

La jeune femme s’installa sur le sofa avec toute la discrétion que lui permettait sa combinaison. L’ambiance était vraiment agréable. La musique l'était aussi, elle connaissait ce morceau et l’aimait beaucoup, quand bien même - comme à son habitude - elle ignorait le titre et le nom de l’artiste. Elle n'était pas de ces passionnés qui peuvent réciter des listes infinies de références, groupes et artistes. Elle poussa un petit soupir de contentement, mêlé de soulagement lorsqu’elle fut parfaitement installée, avant de lâcher une banalité pour manifester sa présence.

" Oh, j’aime beaucoup ce morceau. “

Lorelai s’assit alors un peu plus confortablement, et se détendit enfin totalement. Tout le reste ne dépendait plus d’elle à présent, et les dés étaient jetés. Le temps du trajet, elle pourrait essayer de ne pas trop songer à ce que son père pourrait lui reprocher, ou ce qui l’attendait sur Terre. Car elle était partie depuis un moment maintenant, travaillant à distance, communiquant très peu avec sa famille. Qui sait, peut être que tout avait changé en Ys ? La lunarienne songea à commenter l'intérieur du vaisseau, pour complimenter son pilote, avant de se raviser. C'était parfois très ennuyeux de devoir entretenir une conversation avec quelqu’un qui s'émerveille niaisement de tout ce qui lui passe sous le nez.
by Lyxiae
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Sam 16 Sep - 22:04
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Sujet: Re: Aux grands maux les grands moyens.


Aux grands maux les grands moyens.



Malpertuis surveille la console promettant un départ imminent en sirotant son verre lorsque l'écoutille séparant le SAS de l’habitacle s'ouvre en murmurant sur le sol de verre, laissant entrer la jeune femme qu'il accompagne jusqu'à Ys. jetant un regard derrière son dossier, il observe qu'elle a profité avec justesse de sa panoplie de combinaisons, tandis qu'elle s'enfonce dans l'un des canapés bruns-roux jouxtant la vitre blindée. Un œil toujours posé sur les informations circulant de la piste du spatioport à son vaisseau, il sourit à la remarque de sa cliente - sans doute banale dans son esprit, mais tenant de plus d'un début de conversation dans les oreilles du musicien.

" Vraiment ? Merci !"

La capsule frémit alors dans un long tremblement, le socle qu'elle occupe se mettant en branle et commençant à coulisser sur ses rails vers le point de décollage. Les locaux des hangars des navettes de petites tailles commencent à défiler à l'extérieur du cockpit, Marble accompagnant le mouvement de la base métallique sur laquelle repose le vaisseau sur une trottinette motorisée, dont la mignardise n'est qu’entachée par sa couleur grise corporatiste de véhicule de fonction.

Le pilote fait signe à sa cliente de boucler fermement sa ceinture, s'arnachant lui même tout en faisant pivoter son siège vers la console de commandes et en vidant d'un trait son fond de chouchen.
Le décollage attend encore une poignée de secondes. De sa place, Malpertuis met cependant la radio en pause. Il rattrapera la latence accumulée sur une publicité ou un morceau inadapté au voyage.
Le dôme du spatioport s'ouvre en un disque rond de vide, pointant sur l'espace. Il faudra encore faire le tour de la Lune pour apercevoir la Terre, Lunaria étant placée sur la face cachée du satellite ; cependant, l'heure est plutôt généreuse avec les voyageurs, et ils seront rapidement alignés sur leur destination une fois ce détour effectué.
Dans un rugissement de fin du monde, agréablement réduit par le vitrage épais de la navette, les propulseurs s'enclenchent, arrachant rapidement l'appareil à la faible gravité lunaire. Le spatioport, puis Lunaria, disparaissent en quelques secondes de l'horizon de la capsule de verre, tandis que celle-ci amorce sa rotation, suivant la trajectoire calculée pour les envoyer directement sur le spatioport d'Ys dans un beau point d'interrogation céleste.
Les vibrations de l'appareil s'estompent totalement, la force de mouvement disparaissant rapidement à son tour alors que le vaisseau atteint sa vitesse de croisière, profitant de l'attraction lunaire pour gagner les derniers kilomètre-heures manquant à sa vitesse théorique. L'opération a duré un peu plus d'une minute.
La tête désormais dans les étoiles, Malpertuis détache sa ceinture, et fait tourner son siège vers sa cliente.

" Nous voici en plein ciel !
Vous pouvez faire pivoter les sofas pour profiter du diaporama, et demander  ce que vous voulez à voix haute - l'ordinateur s'appelle Shyrka. J'ai oublié de vous demander le vôtre, à ce titre.


Relançant la radio, Malpertuis laisse de nouveau Ride in squares emplir la petite bulle d'oxygène cernée d'obscurité. Derrière lui, la surface lointaine de la Lune se déroule - perpendiculaire à eux.

- Vous appréciez l'ambiance, alors ? C'est flattant. Encore plus de la part d'une cliente pressée par le temps. Je ne pensais pas tomber sur une admiratrice au hasard d'un bar !"

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