MOONLIGHTS
RPG Science-Fiction / Fantastique. Avatars illustrés. Tous âges et niveaux. Pas de minimum de mots.
2107. Terriens et Lunariens vivent dans la paix, sous le signe du partage et de l’évolution. Grâce à la lumière lunaire et aux sélénites, les humains commencent à développer les mêmes pouvoirs que leurs cousins. Pour la première fois cette année, après un siècle et demi d’histoire complexe entre la Terre et la Lune, le tirage au sort a désigné un Lunarien pour prendre la tête du Conseil de la Fédération Terrienne. La nouvelle est clivante : si certains y voient une belle progression à l’avenir, d’autres redoutent les contestations ou même des luttes de pouvoirs en ces temps troublés. Sous Terre aussi, chez les Endogées, les opposés s’affrontent, entre régression et idéalisme. Alors que chacun essaie d'avoir sa part du gâteau, votre aventure commence ici : qui serez vous ?

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As you wish || Konstantin [Validé]
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Dim 26 Fév - 19:30
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Genre : Masculin
Occupation : Anciennement professeur, bosse maintenant avec Zenon (est généticien)
Habitat : Ys principalement / Lune
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Sujet: As you wish || Konstantin [Validé]
Konstan' Kamil
feat. Kyle Broflovski de South Park
Nom : Kamil
Prénom(s) : Konstantin Ezra
Age : 51 ans
Genre : Masculin
Orientation Sexuelle : pusso (mais probablement ouvert à tout ce qui accepterait, même par pitié)
Peuple : Moitié terrien, moitié lunarien, mais il se considère comme terrien malgré ses aptitudes lunariennes
Pouvoir : Télépathe. Sauf que sa maîtrise est relativement inégale. Il vit donc dans une espèce de bulle ou il peine parfois à différencier pensées et paroles. Parfois aussi, il envoie des pensées aux autres sans même le vouloir. Son pouvoir porte aussi sur d'autres domaines, en plus limités. Ainsi, il peut déclencher des maux de têtes ou bien implanter des images et des idées dans la tête des gens. C'est toujours utile, mais ça ne va jamais au contrôle total de la pensée, il ne faut pas exagéré. Quand bien même, ça influence un peu. Il teste rarement son pouvoir, donc il sait moyen moyen où sont les limites. Mais en tant que demi-lunarien, son pouvoir est suffisamment maîtrisé pour qu'il ne représente aucun danger.
Métier : Il bosse dans la recherche, toussa, scientifique en blouse blanche et tripotée de diplômes derrière lui
Lieu de vie : Ys

 

« Mon plan B pour n'importe quel évènement est de mourir avant qu'il n'arrive »
PHYSIQUE
Dès que je fus en âge de comprendre le principe des complexes, je me suis physiquement détesté.

Au fond, ça a commencé jeune, je crois. Je ne ressemblais pas à ma famille; ni à mes parents, ni à mon frère. Tous les trois sont, pour ainsi dire, tous charismatiques et d'un physique agréable. Surtout mon frère, qui a démontré plusieurs fois au cours de sa vie son charisme exceptionnel envers la gent féminine.

J'imagine que je fais office de vilain petit canard. Il en faut toujours un pour souligner la beauté des autres, après tout.

J'ai toujours eu cette tendance à mesurer une tête –voire deux- de plus que les autres. Être grand n'est pas un mal en soit, mais quand on est timide, une taille normale aide définitivement à passer plus inaperçu. Mais je n'y peux rien; je reste bloqué là, à mon mètre quatre-vingt-seize atteint rapidement. Ne nous méprenons cependant pas, être grand n'est pas synonyme d'être imposant. Je suis maigre. Vraiment maigre. Je l'ai toujours été, je crois. Ce serait de constitution, mais une pratique sportive inexistante ainsi qu'une alimentation très aléatoire n'ont pas contribués à améliorer la situation j'imagine.

L'image que vous avez maintenant en tête est celle de quelqu'un d'un peu trop grand, de bien trop maigre – un échalas pour ainsi dire, et vous n'avez pas tord ! Maintenant, imaginez-le pâle. Non, pas comme un cadavre, j'ai presque l'air en bonne santé. Enfin, entendez par-là que ma pâleur est parfaitement naturelle et n'est pas dû à un quelconque manque de soleil. Même si je manque effectivement de soleil, mais là n'est pas la question. Le moindre rayon de soleil est suffisant à me faire attraper un coup de soleil, et l'expérience m'a fait comprise que je ne bronzais pas; je passais plutôt d'un blanc éclatant au rouge écarlate sans transition aucune.

Pourtant, ma peau est tout de même colorée, même si en l'état, j'aurais préféré qu'elle reste de nacre. Je n'ai jamais aimé mes tâches de rousseurs. Elles ne sont ni légères, ni discrètes, ni même un tant soit peu mignonnes. En réalité, elles sont partout, et j'en viens même à croire qu'elles occupent plus de la moitié de la surface de ma peau, si bien qu'on finirait par croire que mon visage n'est qu'une immense tâche de rousseur laissant échapper çà et là quelques parcelles de peau blanche. Et mes taches de rousseur ne sont pas seule, c'aurait été trop facile. S'il y a une chose qu'il faut aussi savoir, c'est que malgré mon âge, j'ai physiquement vingt-quatre ans. Et que si j'eus été humain, j'aurais visiblement encore été dans ma puberté à cet âge, puberté qui s'avère désastreuse. En conséquence, j'ai de l'acné, chose peu ragoutante et assez gênante. Cela ne semble pas passer avec le temps, et j'imagine que cela est dû à mon corps physiquement bloqué dans la vingtaine.

En parlant de problème d'adolescent, il faut aussi savoir que j'ai un appareil dentaire. Mes parents ne s'étaient jamais trop préoccupés de ça enfant, et j'ai finalement passer le cap en temps qu'adulte, et j'ai finalement décidé de m'en faire poser un il y a un an. J'imagine qu'il ne me reste plus qu'à attendre encore trois longues années avant de pouvoir le retirer.

J'imagine que de mon être, mes yeux sont un élément envers lesquels je suis relativement neutre. Plutôt grand et assez expressif, ils n'ont rien d'exceptionnel aussi bien en positif qu'en négatif. Leur couleur verte est assez terne mais néanmoins agréable. La seule chose qui m'ennuie cependant est leur capacité médiocre à répondre à leur fonction : Je vois mal. Depuis que je suis enfant, je porte des lunettes, étant myope. Il faut bien avouer que cela contribue à consolider cette apparence d'adolescent retardé que je me coltine depuis un peu trop longtemps à mon goût.

Pourtant, il est très difficile de me donner un âge. Bien évidemment, il est impossible de me donner mes cinquante ans passés, comme beaucoup de lunariens après tout. Cependant, beaucoup hésite entre me donner tout juste seize ans, ou presque trente ans. Certes, certains détails, mes manies, ma façon d'être ne peuvent que rappeler un adolescent. Cependant, je suis –paradoxalement- quelqu'un d'assez masculin. Visage allongé et anguleux, traits marqués et appuyés, joues creuses, assez poilu et mâchoire carrée, un nez un peu trop long, je n'ai définitivement pas un physique enfantin ou même féminin.  

Attaquons désormais le point le plus important, la chose que tout le monde remarque en premier chez moi, l'élément qui m'a valu beaucoup trop de remarques, l'ultime complexe que je pouvais avoir : Mes cheveux. En effet, sur ma tête se dresse une importe touffe de boucles d'un roux vif écarlate, chose qui n'aide définitivement pas à passer inaperçu. Je déteste mes cheveux. Je déteste leur couleur orange, beaucoup trop voyant. Je déteste ces boucles désordonnées, qui non seulement refusent de rester en place mais me font encore gagner quelques centimètres. Pour être honnête, j'ai déjà essayé de les raccourcir, de les lisser, de me les attacher, mais rien ne semble atténuer la situation, à part peut-être la raie au milieu que je me fais de temps à autres. Au travail, ou lors de certaine tâche, je me les attache généralement en faisant une queue de cheval. Tout aussi ridicule, mais au moins, je n'ai pas les cheveux devant les yeux.

Concluons ce portrait peu glorieux par ce que j'ai l'habitude de porter. Globalement, je n'ai pas vraiment changé ma garde-robe depuis des lustres. En conséquence, je m'habille un peu avec ce que j'ai, n'ayant plus aucune idée d'où viennent la plupart de mes vêtements. Cravates, bretelles et costumes sont de mises. Honnêtement, la mode me passe complètement au-dessus. Enfin … Disons que je tente de prendre soin de moi, mais je suis incapable de me référer aux tendances actuelles. Non pas que je ne les aime pas, j'ai juste du mal à vivre à notre époque. Nostalgique, moi ? Parfaitement. Et de toute façon, ce n'est pas la dernière des tendances qui va améliorer ce que je suis.

PSYCHOLOGIE
Konstantin est pas loin d'être vieux.

Cinquante-et-un an, c'est l'âge d'un homme qui est déjà père de famille, l'âge d'un homme qui a déjà vu et vécu pas mal de chose. Enfin, pour un humain. Lui est lunarien, enfin terrien. Moitié moitié, on va dire. Mais pour lui, il est complètement humain. Un peu difficile après tout quand on a passé la majorité de sa vie sur terre, malgré un sang à cinquante pour cent lunarien. Pourtant, Konstantin ne fait pas son âge, évidemment, mais cela ne l'empêche pas d'être vieux. Certes, certaines personnes atteignent les milliers d'années, mais pour Konstantin, cinquante et un ans, c'est toute une vie, pour lui. Après tout, il est né comme un humain, et l'idée d'aisément dépasser les centaines d'année n'a pas vraiment été gravé dans son esprit. Il a beau être jeune dans un sens, il a un peu l'impression de se sentir comme un homme de cinquante ans, au milieu de sa vie, plutôt que comme un jeune lunarien. Ainsi, il déprime rien que de penser au peu qu'il a accompli. Souvent d'ailleurs, on le croit bien plus jeune qu'il ne l'est, car en plus de l'air, son attitude général relève plus de l'adolescent que de l'adulte accompli. Et quand bien même vous le traiter comme tel, il ne le relèvera pas vraiment.

Konstantin est angoissé.

Konstantin est terriblement timide, et cela le rend terriblement angoissé. Et le mot est faible. Le stress le hante en permanence. Jamais calme, la moindre situation se transforme en tumulte tant il ne parvient ni à se poser, ni à relativiser. Le problème principal est que ce stress beaucoup trop intense conduit à des crises d'angoisse ou on perd toute trace de lucidité chez lui. Souvent en larme, la respiration haletante, la situation lui apparaît comme fatale et il est littéralement hors-service. Un asthme conséquent entrave aussi sa respiration, le menant droit à une catastrophe à chaque fois. Ce stress, c'est tout simplement une grande volonté et l'envie de bien faire qui le ruine. En effet, être le meilleur a toujours été une de ses priorités, et l'envie de susciter fierté chez sa famille l'a poussé à se dépassé plus qu'il ne devrait.

Konstantin est maladroit.

La maladresse est probablement l'un de ses plus grands défauts. Konstantin est stressé, alors il tremble, perd ses moyens, et panique, faisant alors tout tomber autour de lui. Alors, à chaque fois, il stress encore plus, conscient de sa maladresse, et souhaitant y pallier. Un véritable cercle vicieux fait de lui quelqu'un de très tête en l'air et vraisemblablement incapable d'agir correctement. Pourtant, sa grande volonté le pousse à tenter de surmonter cette coquille, mais sans réel succès. Sa maladresse se traduit aussi par les mots, et il arrive très souvent qu'il perde pied en parlant. Souvent, il expose les sujets déclenchant malaise et gêne, sans même le vouloir et sans même s'en rendre compte. Devant n'importe quelle figure supérieure ou d'autorité, il a tendance à bégayer, peinant à finir ses phrases.

Konstantin est mal dans sa peau.

On ne peut pas parler de dépression à proprement parler, mais il est plus qu'évident que le rouquin se lamente souvent sur son sort. Si on lui demande de ne citer ne serait-ce qu'une seule de ses qualités, difficile pour lui de formuler une réponse, et pour cause : Il se déteste. Déjà très complexé par son physique plutôt spécial, il se sait aussi faible et déteste ça. Faible, car peu sportif, très maladroit. Mais surtout faible, car incapable de s'imposer, effacer, discret, et timide. Au fond, il se rêve habile et charismatique, mais il reste toujours dans l'ombre malgré des talents certains. Son absence totale de présence le laisse souvent derrière, comme une ombre parfois utile mais parfaitement oubliable.

Konstantin est traditionnel, et traditionnaliste.

Ce qu'il apprécie, c'est le schéma classique d'une famille. Ses parents et son frère ont été ce qu'il y a de plus important pour lui. Maintenant en guerre avec son frère et ne voyant plus autant qu'avant son père et son frère, il reste tout de même très proche d'eux malgré un froid conséquent. Konstantin apprécie aussi toutes les traditions propres aussi bien au lunarien qu'à son pays d'adoption, l'Allemagne. Il a gardé les traditions propres à ses deux origines, même s'il s'est toujours considéré comme allemand de par l'éducation qu'il a reçu.

Konstantin est travailleur.

S'il y a bien une chose qu'il sait et adore faire, c'est travailler. Pendant toute ses études, et même au travail, il fait preuve d'un sérieux et d'une implication hors-norme. Très mauvais en travail d'équipe, il s'épanouit seul et est capable de remplir des tâches en un temps record. Souvent, il surprend par son efficacité. Beaucoup moins stressé une fois dans son travail, il se révèle très intelligent, logique, et ordonné dans ses idées, capables de mener à bien de nombreux projets. Ainsi, malgré son allure ne payant pas de mine, il a toujours excellé dans son travail, et personne ne peut en démentir. C'est d'ailleurs le travail qui lui a permis de résister et de s'accomplir. Sa passion première étant les sciences et la génétique, il est expert dans le domaine, mais s'y connait également en physique, chimie, en maths et en histoire. Après tout, il a consacré de longues, longues années aux études.


Konstantin est gentil

C'est vaste, gentil, et pourtant, cela résume bien ce qu'il est réellement, au fond de lui. Gentil. Peut-être pas le plus gentil, mais malgré tout, il ne pense jamais à mal, même envers les autres. C'est quelqu'un de plutôt généreux et de prêt à aider. Aussi, c'est cette gentillesse qui le fait sacrément douter. Konstantin est désintéressé. Il a tendance à se faire passer après les autres naturellement, sans réellement y penser. Aussi, c'est un personnage à l'écoute. A défaut de toujours fournir des conseils adéquats, il prête volontairement son épaule pour permettre aux autres d'y pleurer, et ainsi tenter d'offrir un peu de réconfort s'il le peut.

Konstantin est influençable

Il a beau être gentil, il a tendance à un peu trop écouter les autres, et à se laisser embarquer dans tout et n'importe quoi. Il en a bien conscience, le rouquin. Pour pallier à ses problèmes, il a maintenant lui-même une nette tendance à violer sa morale et sa gentillesse pour tirer son épingle du jeu. Plus manipulateur, il s'est déjà servi des autres, n'ayant certes jamais été bien loin mais ne sachant pas vraiment où tracer une ligne.

Konstantin est fatigué

Il en a plutôt marre, de cette situation. Il en a plutôt marre, de se détester, de ne jamais atteindre ses objectifs, de rater ce qu'il entreprend. Il en a marre d'être en froid avec sa famille. Il en a marre de vivre enfermer dans cette ville qu'il ne considère toujours pas comme la sienne. Il est plutôt las de sa vie, même si l'idée d'en finir ne lui effleure en rien l'esprit. Konstantin ne parvient pas à être heureux, quoiqu'il fasse. Même lorsqu'un de ses buts est atteint, la satisfaction n'est que passagère, et un nouveau mal prend sa place.

Konstantin est complexe

Sous ses airs simples, il est en réalité animé par beaucoup de forces. Il est difficile de résumé ce qu'il est. Lorsqu'on le côtoie de loin, on ne voit qu'un jeune homme très mal à l'aise en public, foutrement maladroit et démodé, angoissé, parfois sarcastique pour combler ses lacunes sociales. On le voit comme un travailleur acharné, sans aucune vie sociale, consacrant la sienne à la recherche. On voit quelqu'un de faible, soumis aux ordres et à ses supérieurs, incapable de dire non, un simple outil pratique et utile utilisé par ses collègues à leur guise. Ils ont raisons, cependant. Mais au fond, c'est quelqu'un qui espère bien plus que ce qu'il n'a, doté d'une volonté hors du commun, et d'une envie de bien faire exceptionnelle. C'est quelqu'un dont la nature gentille se retrouve pervertie par ses ambitions, ambitions qui l'ont poussé à s'investir dans des actions qu'il ne cautionne pas. On peut imaginer beaucoup de chose sur lui, et pourtant, on ne sait que trop rarement ce qu'il pense et ressent réellement.

Konstantin est terrien

Il n'a pas vraiment assumé sa double nature dans son enfance. Les temps étaient plus dur, et sa nature timide l'a rendu très complexé par ses origines lunarienne. En conséquence, il s'estime terrien, et évite d'aborder le sujet. Chose assez paradoxale en soit puisqu'il a hérité de la longévité et d'un pouvoir typiquement lunarien. Il n'empêche qu'il n'aime pas dire son âge, porte le nom de sa mère humaine, a adopté la religion de sa mère, et beaucoup ignore son ascendance. Avec le temps, il finit par comprendre qu'il n'y a rien de mal à être lunarien, mais le mal est fait. Il s'estime terrien, ce qui provoque haine, incompréhension, voire honte chez son père et son frère.

HISTOIRE
2056. Entre les cris et la douleur d'une femme humaine dans la trentaine, je décidais enfin de naître. Ce fus long et douloureux vraisemblablement, et à peu de chose près, soit je mourrais, soit j'emportais aussi ma mère. Mais nous étions tous les deux là, en larmes, et moi hurlant à plein poumon, sous le regard de mon père et de mon frère aîné qui pleurait aussi.

Nous étions une famille qui se revendiquait à la fois des plus classiques, mais nous restions plutôt atypiques. Ma mère, Erika Kamil, était une humaine, allemande d'origine, professeur d'arts. C'était une femme douce et gentille, mais aussi très spéciale, souvent en marge des normes sociales. Elle était discrète et effacée, mais aussi heureuse. Quant à mon père, Altair Eden, il venait d'un peu plus loin : Il est lunarien.

Mon frère et moi étions donc demi-terrien, demi-lunarien. Il y a des points forts positifs dans ce métissage, et je ne peux continuer sans mentionner la richesse culturelle que cela apporte. En revanche, cela apporte un statut un peu particulier. Je me souviens très bien des heures et des heures que nous avions pu passer dans les administrations pour savoir qu'est ce qui nous concernait au juste, mon frère et moi.

Mon père était un homme influent. Il faisait partie du conseil lunaire, et a souvent été en charge d'affaires concernant les liens entre la Lune et la Terre. C'était un homme brillant, charismatique, et doué dans les affaires. Il n'était pas toujours apprécié cependant, son union avec une terrienne ne plaisant pas toujours aux autres lunariens. Mais, chose que j'admire profondément chez cet individu, mon père s'est toujours efforcé de juger un individu sur sa valeur morale, et seulement là-dessus.

Ce que à quoi ma mère répondit qu'elle se demandait bien pourquoi il l'avait choisi elle. Il faut bien avouer qu'il formait un couple atypique. Mon père s'imposait souvent, et faisait valoir ses idées. Il n'avait pas peur des autres, et allait de l'avant. C'est un homme réaliste, terre à terre –ironique pour le lunarien qu'il est- et beaucoup trop sérieux selon ma mère. Grand homme brun, fort, et athlétique, il ne s'imposait pas que par le mental, mais aussi par son physique. A côté, ma mère, frêle blondinette toujours vêtu de robes légères pastels, et affichant un sourire léger mais non dissimulé, ne disait mot, et se contentait de remplir (à la perfection) son rôle de femme au foyer.

Rapidement, notre famille se scinda en deux groupes. Mon grand-frère, Erwin, passait le plus clair du temps avec notre père, tandis que je m'occupais avec ma mère. Petit déjà, j'étais effacé, timide, et mal dans ma peau, et j'avais l'impression que tout ce que faisait mon père et mon frère était trop violent pour ma petite personne. Souvent, ils faisaient du sport, ou jouaient dehors. Les rares fois où j'ai tenté de les joindre, je me suis découvert quelques allergies, et de l'asthme.

Rapidement, je dus aller à l'école, et j'ai l'impression que tous mes problèmes commencèrent ici. Je n'étais clairement pas fait (et je ne le suis d'ailleurs toujours pas) pour vivre avec les autres. J'ai bien conscience que ce n'est pas un quelconque état d'asociabilité qui me conduit à ce constat, mais bel et bien ma faiblesse.

La plupart des gamins de mon école s'amusait à courir dans tous les sens, à se battre, bref, tout cela me paraissait très dangereux, si bien que je m'isolais moi-même. N'est-ce pas génial ? Même plus besoin de se trouver un bouc émissaire, je m'étais désigner d'office comme celui qu'on allait emmerder jusqu'à la fin de ses jours.

Être dans une école terrienne en tant que demi-lunarien n'est pas toujours facile non plus. Enfin, sauf quand on s'appelle Erwin et qu'on avait réussi à se faire tellement d'amis que plus personne n'osait se frotter à lui. En revanche, moi, c'était autre chose. Mais j'extrapole un peu : On ne se moquait pas spécialement de moi parce que j'étais en partie lunarien. On se moquait de moi pour absolument tout ce que je pouvais être. De mes cheveux, à ma timidité, jusqu'à même mon visage (je n'étais pourtant pas si laid, enfant), j'ai fini par me construire tout une panoplie de complexes, si bien que je crois qu'il n'y a plus rien en ma personne qui trouve grâce à mes yeux. Aussi, je me suis rapidement révélé télépathe, comme mon arrière-grand-père apparemment. Je n'en avais pas un trop mauvais contrôle, mais cela perturbait tout de même mes camarades lorsque j'entendais sans le vouloir leurs pensées.

En revanche, s'il y avait bien une chose que je savais faire, c'est être un excellent élève. J'appris à lire très tôt, et je développais des capacités certaines pour le calcul et l'analyse. Je sautais une classe aisément, et continuait tout de même d'être le premier et d'exceller. J'étais un garçon qui, à défaut d'être extraverti, était curieux et observateur. Pas aventurier cependant. Je préférais bombarder mes parents de questions plutôt que d'oser quoique ce soit. La prudence est une vertu, dira-t-on.

En grandissant, je peinais toujours à trouver ma place. Non pas que j'eus une enfance compliquée. Je me serais évidemment bien passer du harcèlement, mais cela aurait pu être bien pire.

Vers l'âge de dix ans, j'entrais au collège. Ce fut aussi à cet âge que je reçus mon cristal lunaire sous la forme d'un pendentif. Erwin le mettait souvent en valeur, assez fier d'être lunarien. Moi, j'en avais … Plutôt honte. Non pas que ce soit un mal en soit, mais depuis les premières rebellions l'année dernière, je préférais éviter de rappeler que j'étais à moitié lunarien.

Mon père détestait ce comportement ceci dit. Je le comprenais, lui était purement lunarien, et il s'était efforcer de m'inculquer des valeurs de tolérances et d'acceptation de soi. Ce n'était pas de sa faute, aussi. J'ai toujours été quelqu'un d'assez lâche.

Ma relation avec mon père a toujours été tendue. J'étais jaloux de sa proximité avec Erwin, mais je ne parvenais pas à me rapprocher de lui. J'avais toujours cette impression qu'il le préférait à moi. A chaque fois que j'essayais de me persuader que cela était faux, une petite voix me hurlait l'inverse. C'était du bon sens de préféré Erwin à moi. Juste du bon sens. Il était si semblable à mon père, et présentait ce même charisme et force de caractère. J'étais foutrement jaloux d'Erwin.

Les années suivantes, je frôlais l'invisibilité. A entendre par là que je me faisais le plus discret possible. Le harcèlement scolaire continuait au fil des années, et quand bien même je restais une excellent élève, mon moral était miné, et ma confidence déjà quasi inexistante, réduite au néant. J'aurais cependant espéré que ces problèmes restent intra-scolaires. Malheureusement, ils commencèrent à se développer à la maison.

Erwin était très fier d'être en partie lunarien, tout comme mon père. Ma mère, elle, les encourageait, elle était elle aussi pour l'indépendance de la Lune. Mais pendant ces années de guerre, je ne voulais pas être assimilé  à quoique ce soit. Mon père soutenait les actions contre la colonisation. En tant que membre du conseil Lunarien, il a plusieurs fois affirmé ouvertement ses convictions et sa position. Non sans risque, évidemment.

J'avais quatorze ans quand je pris une décision non sans répercussion dans ma vie. A quatorze ans, certains Lunariens prenaient part dans le conflit pour défendre leurs idéaux et leur revendications de liberté. Moi, à cet âge, j'abandonnais tout ce qui me rapprochait des lunariens pour me consacré à apparaître le plus terrien possible.

C'est vrai, quoi ? Qu'est ce qui m'en empêchait ? J'avais certes un pouvoir, mais je pouvais le cacher. Quant à mon collier, j'en fis une bague, ce qui restait bien plus discret. Certains y verront une crise d'adolescence, mais je fis tout pour me rapprocher de ma mère. Je reniais le culte de la lumière et adoptait la religion de ma mère, juive. Mes parents avaient toujours pris soin de m'élever dans la neutralité religieuse, mais je fis ce choix de devenir juif. Rien que pour me sentir plus terrien. Ce ne fut pas la seule chose que je changeais. J'évitais de rappeler que j'étais lunarien quand je le pouvais, je n'utilisais plus mon pouvoir, et parfois même, je mentais. Je pris aussi le nom de famille de ma mère, remplaçant mon usuel Konstantin Eden par un Konstantin Kamil. Cela ne changeait pour ainsi dire pas grand-chose, mais j'avais l'impression de marquer mon appartenance à la Terre. Stupide, je sais.

Les années passèrent, et j'adoptais ce comportement quasiment naturellement désormais. En revanche, ma santé mentale ne s'améliorait guère, et je savais que je n'avais pas fait le bon choix.

Je souffrais de la comparaison avec mon frère, qui marchait dans les pas de mon père. Je souffrais des brimades et du harcèlement que j'endurais au collège, puis au lycée, toutes principalement axées sur mon physique. Du presque amical rouquin, j'eus le droit aux diverses calculatrices ou face de pizza (j'avoue presque apprécier celui-ci pour son originalité). Parfois, je me faisais racketter, humilier, mais j'avais pris cette sale habitude de me taire et d'attendre en silence que les nuages passent.

Quand j'avais 20 ans, en plein milieu de mes études, la lune fut déclarée indépendante. Mon père a été beaucoup lié à cet évènement. Il avait l'art et la manière de bien présenter les choses aussi bien aux Lunariens qu'aux Terriens. J'essayais, comme à mon habitude, de rester en dehors de tout ça.

Loin de la politique inhérente à ma famille, j'entrepris des études scientifiques que je réussis avec brio. J'obtiens les diplômes nécessaires pour être docteur en génétique, et vers mes 25 ans, j'avais enfin un boulot stable dans une unité de recherche. Je déménageais aussi, désireux d'habiter à Ys notamment pour tenter de gagner en indépendance ainsi que de retrouver un travail possiblement plus intéressant.

Il ne fallut cependant pas bien longtemps avant que je ne regrette ce déménagement. En effet, l'année suivante, ma mère mourru. Je sais bien que les humains vivent moins longtemps que les Lunariens, mais je n'aurais jamais imaginé qu'elle disparaisse sans même avoir atteint la soixantaine. Je suis donc revenu en Allemagne pour son enterrement. Je crois que je n'ai jamais autant pleuré de toute ma vie. Il m'aura fallu du temps pour me remettre de sa mort. Il y avait quelque chose de si soudain dans celle-ci, mais de si basique que ça en était terrifiant. Une maladie foudroyante, et on l'a balayé de la surface de la terre. Nous savions tous très bien qu'elle avait la santé fragile, mais nous n'imaginions pas qu'elle meurt ainsi.

Après quelques temps en Allemagne, je retournais à Ys. Là-bas, en parallèle de nouvelles études, je me trouvais un poste de chercheur et professeur d'université. J'appréciais tout particulièrement le travail de chercheur car il fallait bien avouer que je n'excellais pas en tant que professeur. Difficile d'inspirer le respect quand vous ressembler encore à un adolescent boutonneux mais que vous avez presque la trentaine ….

C'est aussi vers trente ans que j'ai compris que j'avais hérité de la longévité lunarienne. Je n'avais pas changé d'un pouce depuis quelques années désormais, et je commençais à avoir l'air sacrément jeune pour les trente ans que j'avais.  C'est à partir de là qu'il fut difficile de cacher de nouveau que j'étais lunarien. Personne n'imaginait un humain de trente ans me ressembler. Aussi, il m'arrivait parfois de contourner la question de l'âge, ou bien même de mentir lorsque je n'étais pas d'humeur.

C'est ainsi que je rentrais dans une sorte de vie plutôt routinière et bien calculée. Je vivais toujours à Ys, bien que je rentrais parfois en Allemagne voire ma famille. Il m'arrivait aussi d'aller à Lunaria, car c'est là-bas que mon frère vivait désormais la moitié de l'année. Entre lui et moi, c'est plutôt … Tendu. Disons qu'il a du mal à comprendre pourquoi je rejette autant mes origines lunariennes. A force, moi-même je ne sais plus vraiment, mais c'est désormais une habitude. Je me considère bien plus terrien que lunarien.

Mes relations se sont aussi détériorées avec mon père. Il est toujours aussi présent dans le paysage politique aussi bien terrien que lunarien, et il m'en veut toujours d'avoir aussi mal réagit plus jeune. Je tentais souvent de me racheter. Lui était toujours aussi proche d'Erwin, et j'étais toujours aussi jaloux de leur proximité, encore plus depuis que ma mère était morte. J'avais souvent l'impression que mes efforts étaient vain, et que je passais, comme toujours, au second plan.

Puis arriva le jour fatidique ou, pour la première fois, un lunarien a été tiré au sort pour siéger au conseil de la fédération. Je prétends souvent n'en n'avoir rien à faire à la politique, je ne peux pas vraiment cacher que j'en étais plutôt content, de ce tirage. Bien qu'il y a forcément quelque chose ne relevant pas que du hasard derrière, j'espère que ce Gildas Nilsson saura faire le meilleur. Après tout, je sais qu'il connaît mon père, et a déjà travailler avec lui, d'une manière ou d'une autre. Si mon père l'apprécie et le tient en estime, c'est que monsieur Nilsson est forcément quelqu'un de bien.

Nous restions tout de même une famille, famille dont j'étais le vilain petit canard. Je trouvais tout de même le salut dans mon travail, m'épanouissant bien plus derrière un microscope que devant un quelconque être humain.

J'avais beau avoir, de nos jours, cinquante et ans, j'étais tout aussi perdu que pendant mon adolescence.

Je ressemblais en tout point à un adolescent, et on peinait souvent à me croire quand j'avouais avoir cinquante et un an. Déjà car peu connaissent mon ascendance lunarienne, mais que je fais pas mature. Le physique y joue pour beaucoup, mais j'ai aussi pour moi d'être toujours aussi maladroit et timide. Difficile de faire bonne impression quand on bégaie encore en public ou que l'on rougit à la moindre remarque.

J'estime tout de même avoir réussi ma vie. Beaucoup de diplômes derrière moi, ainsi qu'un excellent parcours. Un poste de renom en tant que chercheur et à l'université. Une vie confortable, avec des revenus plus que suffisant pour ma petite personne. Ai-je réellement besoin d'une vie amoureuse et d'amis pour m'épanouir … ? Oui, probablement. J'imagine que mon heure viendra un jour cependant. En attendant, mes ambitions restent purement professionnelles. Je souhaite… Briller, en quelque sorte. Je souhaite plus que ce que j'ai. Je me dois de surmonter ma timidité, et mon mal être, ainsi que toutes ces faiblesses qui m'empêchent de réellement m'accomplir. Pourquoi devrais-je me cantonner à rester dans l'ombre alors que j'ai un père et un frère brillant en société ?

Je ne veux plus être considéré comme le petit frère effacé, le faiblard raté, celui dont on ne se préoccupe jamais car il vit dans l'ombre. Je vaux plus que cela.
Moi, JEAN-DIEU
Comment es-tu arrivé sur le forum ? J'connais la fonda hihi
Décris-toi en quelques mots : procrastination.
Un commentaire à faire ? Nope !
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Dernière édition par Konstantin E. Kamil le Lun 3 Juil - 23:46, édité 8 fois
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Sujet: Re: As you wish || Konstantin [Validé]
Bienvenue Jean-Dieu.

Encore un loser puceau, tu sais me ravir, j'aime beaucoup. perfect

Hâte de voir la suite de ta fiche.


Lorelai tape la discute en #08C2CB
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Sujet: Re: As you wish || Konstantin [Validé]
Serait-ce la douce fragrance de la science ?
Mais oui ! Tout à fait... La curiosité pour le mystère ! Ce qui est vrai !
... Mais la vérité, c'est terriblement large. C'est d'ailleurs pourquoi la science se divise en tout un tas de secteurs... Et celui ou ceux de Konstantin m'intéressent d'avance...
En attendant l'histoire de l'homme et la validation de la fiche ! perfect
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Sujet: Re: As you wish || Konstantin [Validé]
Ah, voilà enfin Konstantin !  temmie

Bon, difficile de faire neuf dans mon commentaire puisque ce personnage, je le connais déjà très bien, et je l'ai commenté. Du coup, je me concentrerai sur l'histoire, tu sais déjà tout à fait ce que je pense du reste.

L'histoire, du coup. Je trouve que c'est une excellente adaptation de celle que je connaissais déjà. Tu as mis le personnage du frère un peu plus en retrait pour vraiment se concentrer sur la perception de Konstantin de ce qu'il a vécu, du rejet ressenti vis à vis de son père. C'est un excellent choix dans la simplification de ton histoire. Je retrouve pas mal de similitudes dans le conflit paternel accentué par le décès de la mère avec l'histoire de Lorelai, du coup je pense qu'il y aura clairement un lien à établir. Il y a de fortes chances que le père de Kons soit le bro de Gildas. XD

Enfin bref. Un commentaire plutôt court, j'espère que tu m'excuseras, mais tu peux clairement te dire que je réitère tout ce que j'ai pu dire sur la fiche précédente parce que celle-ci - même si l'histoire est plus courte- est d'une toute aussi bonne qualité.

Du coup tu es validé, Konstantin, bienvenue chez les Terriens ! Tu peux passer dans le listing des avatars, le registre des citoyens, faire ta fiche de liens ... t'as l'habitude quoi. Alors amuse toi bien !
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