MOONLIGHTS
RPG Science-Fiction / Fantastique. Avatars illustrés. Tous âges et niveaux. Pas de minimum de mots.
2107. Terriens et Lunariens vivent dans la paix, sous le signe du partage et de l’évolution. Grâce à la lumière lunaire et aux sélénites, les humains commencent à développer les mêmes pouvoirs que leurs cousins. Pour la première fois cette année, après un siècle et demi d’histoire complexe entre la Terre et la Lune, le tirage au sort a désigné un Lunarien pour prendre la tête du Conseil de la Fédération Terrienne. La nouvelle est clivante : si certains y voient une belle progression à l’avenir, d’autres redoutent les contestations ou même des luttes de pouvoirs en ces temps troublés. Sous Terre aussi, chez les Endogées, les opposés s’affrontent, entre régression et idéalisme. Alors que chacun essaie d'avoir sa part du gâteau, votre aventure commence ici : qui serez vous ?

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Zelhayn » Comme il existe des cris que l'esprit abandonne. [Validé]
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Ven 25 Aoû - 21:12
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Genre : Masculin
Occupation : Neurochirurgien d'antécédent général. Pratiques accomodées aux deux peuples humanoïdes.
Habitat : Lune, Lunaria. Proche de l'hôpital.
Pouvoir : Vision colorée des émotions, guérison.
Joué par : Doudouille, meow.
Avatar : Psychic, 20th Dragons 2020.
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Sujet: Zelhayn » Comme il existe des cris que l'esprit abandonne. [Validé]
Zelhayn W Xakiel
Carte d'identité
Nom : Xakiel.
Prenoms : Zelhayn, Wund.
Age : Cinq cent quatre-vingt-sept ans.
Metier : Neurochirurgien, d’antécédent général et de pratiques adaptées autant aux lunariens qu’aux humains.
Peuple : Lunariens.
Avatar : Psychic, de 20th Dragons 2020.
Pouvoir : Il se constitue en premier temps d’une vision colorée des émotions dans le regard de la cible. Zelhayn peut voir dans les yeux d’untel (et nous parlerons uniquement d’humanoïdes, car l’occasion d’essayer sur d’autres créatures ne s’est jamais présentée), à l’exception de lui-même, un amas de différentes couleurs indiquant, selon leur surface, l’existence et la puissance des émotions de celui-ci. Ce n’est qu’avec l’expérience qu’il a appris à décoder ce langage ; il lui arrive par conséquent de se méprendre ou parfois de ne pas aboutir à la moindre idée déductive.
Arrive dans un second temps sa capacité de soin, entièrement inexistante sans la vision des émotions. En effet, par le toucher, Zelhayn peut guérir les blessures physiques par la force morale, une sorte de régénération cellulaire engendrée par le bien-être. Des émotions positives et stables occasionneront une guérison efficace et indolore alors que des émotions incontrôlées et sombres rendront la guérison lente, douloureuse et, pour le soigneur, difficile.
Ces interventions consommant cependant une grande quantité de son énergie, Zelhayn se retrouve facilement nauséeux et pris de violents vertiges au bout d’une heure. Il se limite aux plaies usuelles dont le temps de guérison varie entre dix minutes et une heure en fonction de leurs profondeurs et de l’implication du soigneur. Lorsqu’elles s’avèrent trop aiguës, la guérison est répartie sur plusieurs jours, ce qui est également le cas des fractures osseuses et des blessures internes légères - lésion du tissu musculaire, tendons, ligaments, ulcères peu prononcés... Quant aux maladies, les cas soignables sont inconnus, si ce n'est inexistants, et généralement trop dangereux pour le soigneur lui-même.
La vision des émotions ne nécessite toutefois rien d’autre que sa volonté et l’intégralité de ce pouvoir ne fonctionne que sur autrui.
Physique

Tout est flou. Tout est une symbiose disharmonieuse vers laquelle tu te tournes. Lentement, tant tes os te semblent fragiles. Lentement, en levant la main, là, vers les étoiles et leur lumière brûlante, chaleureuse. Alléchante. Vers un avenir perdu.

Visage de glace, mais de chair et de sang, aussi froid qu’un miroir ternis par le temps, sous la chaleur douce d’une volumineuse chevelure de neige et le revêtement d’une peau opaline que sa santé négligée laissait blême ; il n’était qu’un fantôme habillé par la blancheur et par les maigres sourires de ses lèvres peu gercées. Il n’était qu’une image chimérique, une étrangeté mouvante ; il n’était qu’un regard, que deux perles blanches, fendues par les seuls points de ses pupilles et cerclées d’un noir épais, qui ne s’illuminaient qu’au semblant d’une joie éphémère. Mais il ne disait rien de ses émotions.

On oubliait difficilement ce fantomatique regard lilial, ces petits yeux en amande qui semblaient sonder les esprits et communiquer sans le moindre son. Un regard qui portait la faible maculation d’une déchéance, des voix qui jusqu’ici disparaissaient dans la douleur de leurs cœurs, de tous les pleurs évaporés ; il portait une histoire inconnue, quelques mots, des non-dits du plaisir que l’on tire des souffrances. La compassion qui s’en découlait donnait l’impression que le blanc de ses iris avait connu toutes les impuretés aussi bien que son corps faiblard, sa peau blafarde et son pauvre et éternel sourire les auraient connues, car sur son corps, sur sa peau, sur son sourire, cet homme semblait souffrir. Il était de pensée courante de le croire dépressif et haï par sa propre personne et peut-être en était-ce la source de sa négligence : un mètre soixante-treize, cinquante-deux kilos et quelques grammes, sous les couches de vêtements trop larges pour sa petite et fine silhouette. De son ancienne allure vivace, son corps n’avait gardé qu’un fessier rebondi et un dos finement taillé. Il paraissait aujourd’hui aussi fragile qu’un fil d’argile et semblait pouvoir se briser d’une simple étreinte et fondre par quelques efforts physiques. Les creux de ses clavicules et de ses omoplates en étaient marqués, mais il vivait en réalité cette maigreur sans difficulté.

Ses propres yeux l’effrayaient parfois ; le blanc était la couleur qu’il retrouvait dans le regard des défunts, de ceux dont les émotions avaient accompagné leurs derniers souffles. Il lui arrivait parfois d’observer son reflet en espérant voir ses prunelles se teindre, s’éloigner de ce vide bancal, mais il n’en résultait rien d’autre que ce blanc, cet incompréhensible blanc qu’il essayait de camoufler : une lentille rouge pour la rage, pour la passion volée ; une lentille bleue pour la joie, pour la sérénité. Il ne cessait de détruire ce blanc, cette fadeur, de masquer sa peau trop claire et illusoirement pure.

C’était une obsession ; une telle monotonie incolore était cruelle pour un être rattaché aux couleurs. Du vernis noir, fuchsia, violet ou turquoise. Une veste fétiche mélangeant un tissu bleu canard et des mèches rose vif. Une boucle décorée d’une petite perle indigo à son oreille soit gauche soit droite. Quelques fois, des barrettes jaunes et vertes dans ses cheveux et des bracelets orange en plus du collier de lunarien qu’il enroulait à son avant-bras. Même son dos se colorait d’une œuvre artistique dont il ne remerciait jamais assez l’auteur : un phénix aux tons pastels étendait ses ailes en fumée d’aquarelle le long de son omoplate gauche et les allongeait jusqu’à la moitié de son bras, tandis que sa queue, volumineux voile, occupait ses flancs et toute la partie basse de son dos en débordant légèrement sur son ventre. Le dessin laissait un cercle de peau où fut tatoué un petit pendentif en pierre lunarienne que les dernières courbes de la queue semblaient pouvoir caresser. Cette inscription restait cependant sous ses couches de tissu ; c’était une beauté qu’il aimait sentir, et non montrer.

Il portait finalement des vêtements légèrement trop grands ou peu moulants munis de longues manches pour dissimuler la blancheur de sa peau dont il était peu fier, ainsi que des bottes pour rattraper la minceur de ses chevilles. Il n’était qu’une fadeur colorée. Tu en ries parfois, à l’orée d’une tombe. Les grèves existentielles calquent les rythmes du cœur, le déhanchement de l’esprit, les ondes de chaque pensée. Peut-être est-ce en appartenant à tout que tout t’appartient. Peut-être est-ce en fuyant que tu deviens prisonnier.
Peut-être est-ce d’avoir haï que tu as appris à aimer.
Pour chercher à l’accepter, tu nies ton propre reflet.
Et cet inconnu que tu vois, qui lève la main vers la lave du bonheur, quand les étoiles lui brûlent les paupières.
Et ce visage de glace, mais de chair et de sang, sous la chaleur d’une chevelure de neige.
Et ce semblant de joie éphémère.
D’un ennemi qui sommeille, doucereusement bercé.


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Tessiture aigue. Maîtrisée. Lorsqu’il chante, il perd la notion du genre, il oublie de s’oublier. Il oublie même qu’il n’a plus le souffle d’antan pour porter la puissance de sa voix jusqu’à l’ouïe des inconnus. De sa voix, il se contente aujourd’hui de quelques vagues, parfois frêles, pour les berceuses que nous lui demandons encore.
Loïtys et Kiela.
Psychologie
Doucereusement bercé… Murmure. Craquelures. Tout est flou. Tout est sourd. Ta propre voix s'éloigne. Remuent tes lèvres, ton esprit, ton cœur ; ils remuent entre les ombres de ton visage. Le monde est une note. Une mélodie. Un étrange charisme. Des couleurs et qui t’entourent et qui te rejettent et qui t’apaisent.

Couleurs, couleurs. Couleurs. Couleurs. Son monde à lui était très coloré ; un monde palpable uniquement pour ses yeux décolorés, un monde de sourires, de larmes, de rires, cachés derrière les prunelles de chaque être. Chaque œil était un coffre ouvert de merveilles et d’horreurs incompréhensibles qui le touchaient pourtant. Sans doute était-ce pour se protéger des autres, de leurs émotions, que sa petite âme trop sensible se fit un air apathique et qu’elle s’éloignait peu à peu d’une réalité brutalement linéaire, pour un horizon qu’il était seul à apercevoir, jusqu’à ce qu’elle fût trop lointaine pour être atteinte par les quelques mains qui se tendaient encore vers elle.

Il avait quitté notre réalité depuis trop longtemps ; il avait laissé dans son reflet deux mondes qui ne l’intéressaient pas, deux mondes qui, à son goût, étaient trop faits de brutalités et de mensonges. Ses yeux se tournaient plutôt vers la lumière des étoiles, dont le lointain chahut semblait moins violent que les horreurs trouvables en ce qu’il pouvait atteindre. Ainsi, il était impossible de parler de tolérance ou d’indulgence chez un être qui fuyait ce qui l’entourait : il s’agissait plus d’un manque d’intérêt profond sur les évènements, qu’il se contentait d’observer platement, bien que consciencieux. Il semblait tout ignorer, des crimes et de la pseudo-justice dont un bon citoyen doit faire preuve jusqu’aux blessures qu’on lui affligeait, jusqu’aux raisons de ce vacarme.

Ses sourires et ses regards étaient loin dans son étrange silence ; il était absent, continuellement dans sa fuite du temps, dans sa fuite de l’existence. Ses meilleures échappatoires étaient les études et le travail, où le calme était d’ambiance générale et où il était facile d’oublier le train-train moteur d’une vie. Le nez plongé dans ses recherches, dans ses leçons, dans les livres, ou penché sur la table d’opération, il fermait les yeux sur les alentours et se consacrait entièrement à ses activités ; il en oubliait de manger, parfois de dormir. Mais, d’une certaine façon, il avait appris à apprécier ce confinement ; ces longues heures passées à réfléchir et à oublier le sol où il marchait étaient devenues ses besoins vitaux de chaque jour. En somme, on le connaissait pour sa soif de connaissance et de découverte et pour son sérieux excessif qui limitait la communication. Pour autant, peu de ses collègues cherchaient à le connaître en dehors du cadre professionnel.

Il riait pourtant de bon cœur et prêtait son ouïe comme son aide à quiconque en avait le besoin ; cette allure flegmatique était l’enveloppe, l’armure d’un cœur généreusement sur la main qui, même en tant qu’inconnu, venait adresser quelques mots réconfortants aux sombres âmes sur son chemin. Ce détachement rêveur n’était que la partie visible d’une âme placide et pleine de vie qui, en bonne compagnie, pouvait profiter d’un verre autour d’une table et jouer de quelques moqueries. Et les quelques rares personnes qui avaient obtenu sa confiance lui connaissait l’affection et le dévouement, ainsi qu’une sensibilité si vive à l’inquiétude qu’il en devenait irritable.

Franchir cette apparence inaccessible révélait un ami affable, tendre et, à la grande surprise de plusieurs, capable de grandes passions. Son visage semblait s’éclaircir, se démêler de sa distance chagrine, lorsqu’on en connaissait mieux les recoins et l’obscurité. On lui découvrait même une faible part encore vivante de son enfance ou, à l’inverse, un esprit divaguant dans sa conception et la philosophie.

Sa propre philosophie restait toutefois inconnue. Tous sujets qui y divergeaient étaient les seuls qu’il évitait, car tu ne sais pas. Tu n’as jamais su plus que les autres. Tu n’as jamais mieux connu cet horizon qui sépare la lumière de la pénombre ; tu le regardes, tu le fixes, parce que tu ne comprends pas, parce que tu fuis la vérité de ton être. Une vérité profonde. Vorace, pourtant. Et douce. Tes yeux blancs attendent une fin, n’importe laquelle. Tant que l’on te tende un jour cette arme que tu oublies.
Tant que l’on cesse un jour cette mélodie.
Qui berce, qui apaise cet inconnu que tu fuis.
Et ce monde haï.
Et cet ennemi endormi.


- - - - - - - - - -

Les questions sur l’astronomie lui reviennent. C’est toujours aussi surprenant de constater à quel point il parait différent lorsqu’il parle de ce qu’il voit, là-haut. Il semble soit plus vivant, soit beaucoup plus loin qu’on ne le pense, tiré par un monde vaste et peuplé de mystères. Un monde qui l’attend.
Ménholoys.
Histoire
Souvenirs. Voix. Cassures et tremblements. Et un vieux pinceau durci. Ta mémoire n’est plus qu’un tableau trempé. Tout est flou. Mais tu souris. Sourire. Comme si le monde t’appartenait encore. Comme si le flot des rayons de ton existence ne vacillait plus devant la mort. Miroir. Comme si le futur ne t’avait pas échappé un jour, et qu’au fond de ton être, tu n’entendais plus tes propres paroles. Comme si tu savais que ta main tenait encore une courbe du passé. Rire.
Arrête de rire, petit Wund. Contente-toi de sourire.
La douleur est une artiste avec un marteau et un pic, mais elle n’existe pas si tu l’appelles Douceur.
Elle a plusieurs formes qui peuvent tout expliquer. Elles pourraient même expliquer la blancheur de tes yeux.
Si tu trouves laquelle te parlerait mieux.
Et si tu seras encore assez vivant pour l’entendre.
Prends les ciseaux, Zelhayn.


Sublimité et supplice pourraient décrire la vie d’un enfant. Peut-être déborderaient-ils sur le triple chemin de l’adulte avec la mort à leurs trousses. Ou alors se dilateraient-ils jusqu’à donner l’impression de posséder neuf vies au lieu d’une.

Lorsqu’on naît, nos yeux s’innocentent plus qu’ils ne s’ouvrent. Lorsqu’on grandit, la lumière que nos yeux embellissent camoufle les ténèbres sur lesquels nous marchons. Lorsqu’on stagne, la noyade est une possibilité, s’il n’y a rien aux alentours pour nous accrocher.

Une accroche peut être un tout. Un quotidien, un corps, un cœur. Des yeux, des sourires, des larmes. Le bonheur comme le malheur. Une entité vers laquelle nous nous tournons comme un vide auquel nous donnons dos.

Zelhayn avait vécu ainsi pendant quelques années ; son temps libre en admirant la moitié pleine d’un verre, sa scolarité en se fixant un but, et le reste en demeurant sur les genoux de son père pour observer les étincelles du ciel : la sublimité regrettable dans l’enfance. Le supplice était d’être écrasé par la liaison covalente polaire de ses parents.

Polaire, parce que sa mère était un pôle dominant.

Ses parents avaient toujours été des opposés distincts, tant dans l’apparence que dans le caractère. Si Ménholoys était un homme souriant et peint du même blanc que son fils, Orévéa était quant à elle une femme peu expressive qui avait légué ses traits à sa progéniture. Ils racontaient souvent que leurs différences les avaient unis et étaient devenues indispensables, bien que leur fils se refusât de réellement y croire.

Zelhayn avait conscience que cette union les consumait derrière leurs mots. Il n’avait jamais rien voulu connaître de leurs histoires respectives en se sachant dégoûté par leurs mensonges, même s’il savait d’une certaine façon qu’ils cherchaient simplement à le conserver.

Bien ironique, lorsqu’il se rendait compte que sa mère avait toujours essayé de l’arracher du monde. Lorsqu’il se rendait compte que son enfance ne lui procurait pas les forces nécessaires pour échapper à ses mains de génitrice. Pour échapper à ses maintes paroles, à ses malédictions sur un monde, selon elle, trop inéquitable. Pour échapper au rouge colérique et au noir du désespoir de son regard. La passion qui les animait avait peut-être disparu, mais la présence de son père aidait sa mère à garder légèrement foi en l’avenir.

« La vie est inique, Zelhayn. »

Il s’y perdait. Il croyait sa mère, sans vouloir la croire. En sachant qu’il l’aimait, il la détestait. En voulant s’éloigner, il la protégeait. Il avait fini par s’abandonner à la haine à l’égard du monde où il vivait. Il avait fini par fuir. Par fuir ta vie, pour te diriger vers celles des autres, petit Wund. Pour tenter d’épargner d’autres prunelles de ce rouge sanguinaire que le regard de ta mère portait souvent. Et pour essayer de déterrer tes propres couleurs de cette surface constamment blanche.

Sa fuite devenait son père, qui lui montrait les étoiles. Puis elle devint les étoiles, qui lui rappelaient son père. Il s’éloignait de son propre gré, sans pour autant en être réellement conscient. Et quand les étoiles ne lui suffisaient plus venait l’astronomie globale. C’était sa fuite qui avait développé sa soif de connaissance.

C’était sa fuite qui lui avait donné ce besoin d’aider les autres, d’essayer de leur épargner la peur de vivre ou la haine de l’horizon que présentait le futur, de leur épargner ce vide vers lequel sa mère le tirait.

Zelhayn y avait en quelques sortes trouvé sa vocation, où s’y mêlaient conviction, dévouement et besoin. Un but précis allant à l’encontre des dires de sa génitrice. La rébellion d’un enfant sage.

Les études devinrent la prison qu’il renforçait à chaque réveil. Toujours plus de connaissances, pour toujours plus de barreaux et toujours moins d’espace à accorder à ses pensées. Toujours moins d’espace pour ce qui aurait pu l’attirer vers quelques regrets. Il s’élevait peu à peu dans la médecine, devint chirurgien et se rendit compte qu’il était trop tard pour regarder derrière lui.

Jusqu’à ce qu’il retrouvât ce blanc cloué dans les prunelles d’une autre. Jusqu’à ce qu’il rencontrât une personne qui lui ressemblait étrangement dans sa mort. Elle n’avait rien d’oubliable, rien de remarquable ; un visage commun, qui s’ancra dans la mémoire du chirurgien dès l’instant où ses yeux d’enfant perdirent subitement leurs couleurs. Toujours ce blanc, ce blanc carnassier. Tu l’aimes, étrangement. Tu le préfères aux claques de couleurs sombres qui réduisent peu à peu un individu à néant. Tu le préfères aux vaguelettes de clarté qui rendent quelques-uns stupides. Stupides. Stupidement heureux.
Certains connaissent le noir avant de connaître le blanc. D’autres comme toi connaissent le blanc avant de connaître le noir. Une drôle de décadence, si discrète qu’on ne la réalise pas.
D’autres comme ta mère, même si tu ignores pourquoi. Même si à la lumière du soleil qui te refroidit jusqu’aux os, tu te rends comptes que tu ne veux pas savoir.
Au final, c’est toi l’abruti.


Après ranimation, la petite avait connu une lueur d’espoir plus accrue, et peut-être grandissait-elle encore dans l’inconscience de ce qu’elle avait fait durant sa courte mort. Ce contact, si l’on pouvait réellement appeler ainsi l’échange entre un mort et un vivant, n’avait duré que quelques secondes, mais avait suffi pour glacer Zelhayn en le fissurant quelque part.

« C’est une ennemie qu’il faut apprendre à aimer, sous peine de souffrir. »

Avait-elle raison ?
Elle avait le don pour clairsemer ta certitude de doutes. Pour arracher chaque fleur de ta prairie. Pour te dire que tout cela serait inutile.
Avait-elle raison ?
De l’eau coule dans tes veines. Une eau amer, puis une flaque, puis un lac de sacrifices, un ciel reflété, une illusion parfaite.
Avait-elle raison ?
Picotements. Brûlure. Saignement. Puis un vide. Une étrange douleur naît entre tes sourcils comme une arme qu’on y braque. Mais c’est faux. Cette souffrance te rend heureux, parce que tu peux encore l’imaginer et la ressentir.
Avait-elle raison, petit Wund ?
Comme tu aimerais que ces yeux blancs deviennent les siens un jour. Tu l’imaginais souvent à la place des morts que tu rencontres. A ta place.
Mais tu es devenu une ruine où agonisent les flammes de ta génitrice. Un effluve de l’existence. Des piètres mots. Et de l’amour, là où tes bras pouvaient encore accueillir quelque chose.


Leur arrivée en 1927 avait allégé l’absence de ses ailes. Les jumelles constituaient une raison de détourner ses yeux du ciel et regarder enfin le sol où il marchait. Une raison pour apprécier un quotidien à la maison, une force pour éteindre les flammes de la haine.

Si de la lave avait coulé de ces fissures, elle avait fini entre ses bras. Petite Loïtys, petite Kiela. Deux vases d’amour si fragiles, qui avaient pourtant fait fuir son père. Sans doute était-ce le déclencheur qu’il attendait pour enfin partir.

Deux prunelles toutes fraîches, dont Zelhayn voulait protéger des incendies du regard de sa mère.

Orévéa semblait toutefois anéantie. Elle avait voulu renforcer la famille en accueillant deux petites jumelles dans son ventre, et comme seul résultat, elle en avait perdu toute accroche. Si elle prétendait détester les deux dernières en liant leur naissance au départ de leur père, son attachement à Zelhayn s’était renforcé.

Zelhayn cherchait à compenser l’absence des deux parents en s’occupant des jumelles malgré son emploi du temps lourdement chargé. Il n’avait plus sous son aile deux sœurs cadettes et une mère, mais trois enfants.

Mais avec ses sœurs, ils formaient un trio presque indestructible, toujours main dans la main, regard dans le regard, vers un horizon identique, dans un monde qui leur appartenait et qu’ils modelaient de leurs trente doigts. Peut-être le retenaient-elles encore, ne fût-ce que pour quelques instants, pour lui donner une chance ?

Etait-ce d’avoir observé tant de regards s’envoler et se blanchir qu’il souhaitait partir à son tour ? Le ciel était une route vaste et ouverte que tous semblaient pourtant ignorer.

Ou alors était-ce une limite qu’il ne voyait pas ? Qu’avait-il oublié de regarder, ici-bas ?

L’existence était le cœur de toutes les voix volées, de toutes les paupières fermées ici comme ailleurs, dans un univers qu’aucune connaissance ne touchait réellement. C’était ce mot, qu’il aurait dû lier à ces pierres de lune. C’était ce mot, qu’il aurait dû lier à la blancheur des défunts.

« Chaque ami est un ennemi que tu ne connais pas. »

A la blancheur de son regard, petit Wund.

« Elle est partie, c’est tout. »

A la blancheur des yeux de Loïtys, que les implorations de ta mère couvraient d’ignorance.

« Ne pars pas à ton tour, Zelhayn. »

Non, Zelhayn. Appelle-la Douceur.

« Tu es déjà si loin… »

Grisonne le temps.
Grisonne ses yeux blancs qui te manquent pourtant.
Grisonne le suicide de Kiela. Grisonne sa tristesse, son désespoir d’avoir recueilli sur son épaule le dernier souffle de sa moitié.
Grisonne le départ de ta mère ; tu ne la connais plus, petit Wund, elle est partie sans dire au revoir vers peu importe où, tu ne voudrais pas savoir.
Grisonne, pour oublier la blancheur de ton passé. Cette avalanche dans le vide.

Tes yeux parlent malgré leur silence et leur livre. Il te semble parfois qu’ils se teignent de ton passé et des ombres de tes rires dans ton dos. Mais ils n’ont aucune couleur ; même toi, tu n’y vois aucune couleur.

Combien de perles blanches retrouves-tu dans les tiennes ? Combien d’âmes perdues, que tu aurais pu sauver, hurlent dans tes prunelles ?
Quel genre de tombe es-tu, petit Wund ? Un Xakiel ?

Tu souriais pourtant face au corps inerte de Loïtys. Sa mort avait un goût amer que tu avais été le seul à avaler. Une maladie sexuellement transmissible ; le sida, si tes souvenirs ne te mentent pas. L’amour perdu de ta sœur semblait mourir à sa place et comme tu aurais aimé le blâmer !

Pauvre humain. Venu de nulle part pour perdre sa bien-aimée par ses propres moyens. Mais Loïtys l'avait tant aimé, alors tu avais préféré l’approcher et lui dire que ça irait. Comme tous les autres. Tu lui avais dit : Souris. Loïtys préfère les sourires. Elle préfèrerait te voir sourire, malgré ton but premier en étant venu ici.
« Nous coloniser. »
« Malgré tes origines, que tu as préféré trahir. »

Et ce qui t’offre aujourd’hui un moyen de t’offrir un deuil, une liberté, était ce qui occasionnait ta fuite bien des années auparavant.
Sauver des vies.
Sauver des couleurs.
Eliminer les pages blanches d’une existence, ainsi que ses douleurs.

Tu aimerais qu’elles soient éternelles, ces couleurs. C’est ce que symbolise le phénix de ton dos depuis le premier anniversaire de la mort de Loïtys. C’est cette union entre le vide et l’universalité que symbolise la pierre de lune sur ta peau.

Etudes, recherches, études, recherches. Etudes. Tu y replongeais. Tu t’y oubliais. Tu t’en négligeais. L’académie Sapience était le meilleur moyen de te rapprocher des méthodes et connaissances humaines. Assez, pour faire de toi un meilleur chirurgien émergeant qui pouvait aider autant son peuple que les humains.
Assez pour que tu comprennes ce qui l’avait tuée.
Assez, pour te donner l’expérience nécessaire afin que tu te dises que, non, les seules ficelles de l’existence sont celles que nous décidons de créer.
Assez pour t’écarter du monde, pour te taire, pour observer.
Pour te nourrir des cendres que ta mère t’a laissé.
Pour te foutre du reste.
Pour ignorer n’importe quel perturbateur, comme lui avant qu’il ne vienne te détruire. Cet homme effrayant, violent, dont tout le monde parlait.
Kalys. Un autre remous dans ta vie. Le seul combat qui semble t’intéresser. Autrefois la terreur, la douleur. Il s’était faufilé sous ton toit, n’avait rien volé chez toi mais avait tout brisé en toi. Une sorte de vengeance pour le peu, le négligeable intérêt que tu lui portais.
Tu lui avais dit que ça t’importait peu, que ta propre personne avait aussi peu d’importance que lui. Et il t’avait répondu : Je reviendrai. Il revenait parce qu’il voulait gagner. Tu ne disais rien parce que tu ne voulais pas perdre.
Parce que tu ne voulais pas fragiliser la seule corde qui t’attache encore à ce monde : ton existence.
Et c’est cet homme, qui te consume et qui te brûle, qui la renforce.
Les traces de son passage sur ton corps restent vos secrets, vos propres mots imprononçables. Il revient presque chaque soir, mais tu ne fermes plus les yeux. Tu ne recules plus. Au contraire, tu lui souris.
A quoi bon verser des larmes pour un corps qui se brise à chaque coup ?
Kalys. Kalys. Combien de fois a-t-il ignoré tes appels ?
Ou, plutôt, combien de fois y a-t-il répondu ?

Chic. Chac. Chic. Tes mèches de cheveux tombent, une à une. Le temps semble ralentir en suivant le rythme lent des ciseaux qui parcourent tes cheveux. Il n’en reste qu’une tignasse indomptable. Une apparence inapprivoisable. Indocile. Invincible. Une apparence.
Mais tu es faible, Zelhayn ; c’est ta force. Petite feuille frêle qui virevolte entre les poussées d’air que provoquent les mains tendues vers elle.

Qui virevolte comme si tout cela avait été oubliable.

Comme tu as maigri, Zelhayn. Mais ça t’importe peu, n’est-ce pas ? Celui que tu vois s’affaiblir dans la glace n’est qu’un ennemi craquelé que le monde s’amuse à souiller.
Tu détestes le monde pour les fins qu’il propose, mais au fond, n’est-ce pas équitable ?
Toutes ces souffrances que tu vois dans ces regards ne sont-elles pas que des faux départs ?

Tu préfères sourire et marcher sur ce fameux déclin. Entre vivre et mourir, un choix se propose à tout le monde, petit Wund, et toi, tu as juste choisi de l’ignorer.


Depuis la mort de Loïtys, il avait toujours su que la jumelle restante n’était plus qu’une bombe à retardement. Le décès de Kiela en était devenu un départ comme un autre, une bile qu’il s’apprêtait déjà à goûter.

Le toit où ils vivaient en était devenu atrocement vide, alors il avait opté pour une maison plus petite, suffisante à sa seule personne, mais au confort que son métier lui permettait. Ce changement lui permettrait peut-être d’enfin poser les yeux sur ce qu’il ne pouvait pas voir, de chercher un autre bout de l’existence et de trouver les couleurs de son regard.

L’existence n’était pourtant qu’un souffle, une cascade entre ses doigts qu’il pouvait couper d’un simple geste ; un sentiment d’appartenance. Et il existait, comme les lointaines étoiles sous leurs yeux. Il tendait encore la main vers elles, vers leur lumière et l’avenir qu’elle promettait.

Vers un avenir perdu.

- - - - - - - - - -

Le cœur d’un enfant. L’esprit d’un défunt. Respectivement Wund, auquel son père s'adressait particulièrement, et Zelhayn. Xakiel, c’était notre seul point commun, pour l’apparence dépitée que notre famille partage. Mais ses sœurs ont trouvé son sourire, et elles l’ont appelé « grand-frère ».
Orévéa.
moi, Doudouille, derrière le petit Wund.
Squatteur en vue, meow. ♥
Quelqu’un qui n’est pas là, mais qui prévoit de débarquer, m’a tiré les fesses pour venir. *^* /PIAF/ Bon, en fait, il m’a gentiment proposé de l’accompagner (et j’ai dit oui, comme toujours), mais je dois avouer qu’en ayant vu le forum plus en profondeur, lu le contexte, les annexes, etc., j’ai eu un réel coup de cœur. J’en ai déjà fait part en tant que petite ombre inconnue qui vadrouillait dans le coin, mais je tiens à appuyer mes félicitations.
Sinon ; Doudouille, fan de littérature classique comme moderne et amoureux d’astrophysique, de maths, de sciences en général, de folklore, de metal, d’instruments de musique, de danse, de peluches de toute taille et tout genre, de fruits, du riz, de napolitains et de câlins, pour vous servir. *courte révérence* /BUS/


Dernière édition par Zelhayn W. Xakiel le Mer 30 Aoû - 11:06, édité 8 fois
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Sujet: Re: Zelhayn » Comme il existe des cris que l'esprit abandonne. [Validé]
Hello et bienvenue parmi nous !

On espère que tu te plairas parmi nous et courage pour la fin de ta fiche. Si jamais tu as des questions, tu peux appeler le staff (aka moi et Lorelai (surtout Lorelai)) à la rescousse.

Avant de m'envoler, je dois dire que j'aime beaucoup ton avatar, et le graph est sublime **
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Ven 25 Aoû - 22:10
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Sujet: Re: Zelhayn » Comme il existe des cris que l'esprit abandonne. [Validé]
Oh hey !

Cette fiche en cours ! perfect
La fluidité de ta verbe est délicieuse. Il y a du contenu, et ça se descend pourtant aussi aisément qu'un shot de vodka à l'orange (pour les habitués. Je suis persuadé qu'il y en a !). Et illustre un personnage sans pointer trop évidemment ses caractéristiques, le laissant - tout comme ton avatar - à l'imaginaire.
Et on aime tous l'imaginaire !
J'attend l'histoire avec intérêt, bien entendu. Déjà parce que j'espère une teneur similaire au reste ; et ensuite parce que j'ai déjà des idées de rp. ( ͡° ͜ʖ ͡°)
Bonne plume pour la suite ! (La chance ne joue pas là-dedans, si ?)
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Lun 28 Aoû - 18:15
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Sujet: Re: Zelhayn » Comme il existe des cris que l'esprit abandonne. [Validé]
*arrive avec du retard mais un semblant de contenance quand même*

Bienvenue ! derp

J'espère que le forum te plaît, et que tu t'y sens bien pour le moment. Si tu as des questions n'hésite pas, en attendant, bon courage pour la finalisation de ta fiche ! N'hésite pas à nous faire signe quand ce sera prêt, et à passer faire un coucou sur le Discord si le coeur t'en dit.

lorelai


Lorelai tape la discute en #08C2CB
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Lun 28 Aoû - 20:13
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Sujet: Re: Zelhayn » Comme il existe des cris que l'esprit abandonne. [Validé]
Bonsoir, bonsoir. ~ Je tenais à terminer ma fiche avant de répondre pour éviter de poster deux fois en l'espace de quelques jours. Donc, hop, je n'ai plus de doigts tant l'inspiration m'a étrangement poussé des narines (cette expression n'existe pas), mais elle est achevée. coeur J'espère que l'histoire sera un minimum agréable à lire et cohérente.

Kostantin - Merci pour l'accueil. coeur Je suis content que l'avatar plaise. Côté graphisme, je remercie encore le meow-auteur - il s'agit certes d'un tableau sans signature. sstar

Zenon - Hey oh ! ~ Je te remercie. Tes compliments m'ont agréablement surpris et m'ont grandement encouragé pour (re)rédiger l'histoire. J'espère qu'elle sera à la hauteur de tes attentes - bien qu'il me faille avouer que je me sois légèrement précipité pour la finir ce soir...
Pour te rejoindre, je tiens à sincèrement te retourner tes dires. Ca a été très agréable de lire ta fiche.
Puissions-nous croiser nos plumes lors d'un rp. coeur

Lorelai - Merci ! derp
Le forum me plaît énormément. Je ne sais pas combien de fois je le dirai, mais je le redirai.
Je ne suis pas très discord, mais rien ne m'empêchera de faire coucou n'importe quand. *^*
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Lun 28 Aoû - 21:42
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Sujet: Re: Zelhayn » Comme il existe des cris que l'esprit abandonne. [Validé]
Huh oh, cette histoire ! Moi qui avait prévu de répondre à quelques rps dans la soirée, je vais déjà voir s'il m'en reste quoi que ce soit après avoir lu tout ça~


... Comme prévu, retour à chaud sur cette histoire de... 15772 caractères ! On m'a moins demandé pour des rapports de stage que pour cette fiche entière.

Ce parfum d'hiver !... J'attendais véritablement un personnage qui incarnerait l'âge vénérable que peuvent atteindre les lunariens. Inimaginable pour un humain, pour qui la vie est déjà suffisamment, voire trop longue... Le "petit" Wund (plus si petit que ça, cependant~) porte avec lui son lot de questions provenant naturellement d'une longévité si surhumaine.
Longévité qui pourrait expliquer (maladroitement) la densité de l'histoire, mais non ! Même pas. Plutôt que de socle, elle sert de cause à tous les souvenirs de Zelhayn... Souvenirs sauvagement mélancoliques, parallèles à la fois à une longue vie (ce point ayant suffisamment été appuyé ici... Enfin... Cela ne signifie pas qu'il ne le sera pas de nouveau... ( ͡° ͜ʖ ͡°) ) et à la capacité de connaître le fond d'émotions de tous ceux desquels on croise le regard si aisément, et - euh - lyriquement. Ce mot existe, je viens de le vérifier'
La perte de ses proches doit être relativement extraordinaire chez les lunariens, mais reste une problématique excitante. Non ? N'est-ce pas le revers de l'immortalité ?... Oh, "excitante" est un terme peu adapté - d'accord. Disons... Intéressante. De toute façon, celle du suicide dans la culture lunarienne l'est bien plus.
Que ferions-nous de nos vies si elles nous condamnaient à continuer d'exister presque indéfiniment ? Si nous n'avions pas à craindre la mort, et seulement l'accumulation de nos remords, de nos regrets et de nos pires expériences ? À transformer nos bons moments en mémoires que nous ne pouvons plus visiter qu'en esprit, et plus jamais réitérer ?
Je suis persuadé au fond de moi que le suicide et le souvenir portent une place titanesque dans la vie d'un lunarien, bien plus que pour les humains (promis à mourir de toute manière, et à oublier comme les tanches défectueuses que nous sommes). Avoir le plein choix - ou presque - de sa mort, et être libre de peser les raisons de continuer à vivre, doivent être des questions moins manichéennes que pour l'Humanité, qui s'est simplement mise d'accord pour se dire que tant qu'à ne vivre qu'une centaine d'année au mieux dans un monde qui amasse les époques comme nous les morceaux de papiers après un passage aux toilettes un peu rude, autant le faire jusqu'au bout. Au moins c'est productif (dans la plupart des cas), et de toute manière on a pas le temps de tout vivre : seulement le loisir d'essayer.
On remarquera aussi l'insertion légère de la colonisation humaine, qui n'a perturbé Zelhayn qu'à un niveau personnel. Après tout, les humains n'ont pas forcément pillé et brûlé tout ce qu'ils ont trouvé.~
Emballons le tout dans un style souple, extensible même à ce qu'on veut en imaginer. Boum ! C'est beau et agréable à lire, et on en veut plus.

L'heure des rps vient sonner à ta porte, Doudouille ! Arme-toi d'encre et de conviction, comme je m'efforcerais à la fois de te convaincre que tu n'en as pas assez, et de te persuader du contraire. De toute façon, nous en viendrons inévitablement à partager.~
perfect
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Ven 1 Sep - 11:24
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Sujet: Re: Zelhayn » Comme il existe des cris que l'esprit abandonne. [Validé]

Me voila pour enfin m’occuper de ta fiche ! Je te prie d’excuser mon retard, je suis habituellement plus rapide que ca (enfin j’aime le croire en tout cas).

Comme je l'espérais, une bien jolie fiche que je vois la. Avec pas ma le développement stylistique mais pas lourd, assez vaporeux, froid et intriguant. Ton personnage est vraiment très intéressant et tes choix dans l'écriture de ta fiche posent un voile de mystère propre à chaque être, humain comme lunarien. On ressent ce flou que l’on ressent tous dans ces instants de vie ou l’on ne sait plus quoi attendre de la vie. Enfin, c’est l'idée qui s’est installée le plus dans mon esprit a la lecture de ta fiche, la question de l'identité, de ce que l’on peut accepter et ce que l’on doit ou ne doit pas s’imposer.

J’ai beaucoup aimé la façon dont tu évoques la problématique familiale et l’influence parfois destructrice, qui peut ravager un être, que peut avoir cette sphère la. Tu évoques cette relation abusive sans les expliciter de trop et on perçoit malgré tout cette présence lourde et étouffante, vraiment, bravo pour ca. J’ai eu l’occasion dans ma vie de rôliste de voir beaucoup d’histoires dramatiques, souvent rédigées de façon “cash”, directes et parfois un peu crues, qui donnent dans la surenchère. Ce n’est pas le cas chez toi et ca démontre bien qu’on peut faire passer un message efficacement sans tomber justement dans cette surenchère. Les décès dans ton histoire, en plus d'être cohérents et absolument pas gratuits, sont bien amenés.

Enfin bref, je développe pas mal mais Zenon/Malpertuis a déjà évoqué pas mal de choses très justes à propos de ta fiche, je ne vais pas faire le perroquet a ce niveau, je suis d’accord avec la plupart des aspects qu’il a développés.

Alors félicitations, tu es validé ! Tu peux dès à présent aller faire un tour dans le listing des avatars, ainsi que le registre des citoyens. Ensuite, selon tes envies, tu peux faire ta fiche de liens, ton carnet personnel, une demande de rp/proposition d'intrigue secondaire, etc...
Si tu as des questions, n'hésite pas à contacter le staff par MP ou via Discord.
Amuse toi bien !



Lorelai tape la discute en #08C2CB
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Zelhayn » Comme il existe des cris que l'esprit abandonne. [Validé]Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
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