MOONLIGHTS
RPG Science-Fiction / Fantastique. Avatars illustrés. Tous âges et niveaux. Pas de minimum de mots.
2107. Terriens et Lunariens vivent dans la paix, sous le signe du partage et de l’évolution. Grâce à la lumière lunaire et aux sélénites, les humains commencent à développer les mêmes pouvoirs que leurs cousins. Pour la première fois cette année, après un siècle et demi d’histoire complexe entre la Terre et la Lune, le tirage au sort a désigné un Lunarien pour prendre la tête du Conseil de la Fédération Terrienne. La nouvelle est clivante : si certains y voient une belle progression à l’avenir, d’autres redoutent les contestations ou même des luttes de pouvoirs en ces temps troublés. Sous Terre aussi, chez les Endogées, les opposés s’affrontent, entre régression et idéalisme. Alors que chacun essaie d'avoir sa part du gâteau, votre aventure commence ici : qui serez vous ?

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The world is my playground too, and I do what I like ! [Validé]
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Lun 31 Juil - 23:00
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Occupation : Pilote, musicien, doubleur
Habitat : En pleine mer, à quelques lieues d'Ys
Pouvoir : Aucun
Joué par : Un type qui joue Malpertuis
Avatar : Malpertuis, par le type qui joue Malpertuis~
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Terrien
Terrien
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Laza Sandencre
Carte d'identité
Nom : Sandencre
Prenom : Salazar
Prenom : Laza

Age : ?
Age : 32 ans
Metier : Pilote, musicien et doubleur

Peuple : lunarien
Peuple : terrien
Avatar : fait maison

Pouvoir : Domination.
Pouvoir : Aucun. Laza est né bien loin d'Ys et du peuple lunaire, après tout.
Physique

Malpertuis a une physionomie atypique.
Grand, mince ; sec. Taillé au couteau, mais il n'en porte pas moins une bonne forme physique, qu'il doit essentiellement à son train de vie. De grandes mains calleuses, des doigts fins aux pouces et aux index pourtant marqués et abîmés, laissent présager de son activité... Les marques ligneuses des cordes d'une basse ou d'une guitare.
Il bronze très peu. Constamment exposé au soleil, celui-ci semble chercher à l'éviter.
Ses traits les plus notables sont cependant ceux de son visage. Secs et tracés au fusain, sa mâchoire triangulaire, son menton aigu, ses sourcils épineux, ses lèvres minces tranchent son visage presque en caricature. Mais rien ne l'est autant que son nez.
Majestueux et fier, il trône au milieu de son visage comme la péninsule Ibérique sur une mappemonde ; triangle tranchant son profil, guidant son menton et tous ses traits. Son regard gris s'aligne sur cette diagonale, le parant d'un dédaigneux orgueil.
Tout son visage penche, pointe vers ses interlocuteurs. Ses cheveux bruns rouille, négligemment plaqués en arrière, parfois teintés de lie-de-vin, s'alignent en une unique trajectoire.

On l'a surnommé parfois, Cyrano de l'époque moderne. Il lui est difficile de contredire ce concept : il vient bien d'un époque terminée.
Il aime le vintage.
Sa garde-robe est surtout composée de chemises de lin, de longues vestes sombres, grises, brunes ou bleues, surmontant des vestons colorés, et des jeans tirés des années 80.
Son port est volontaire, sa démarche assurée. Son physique parle pour lui.
Il n'est pas homme à se cacher.
Psychologie


Des traits qui pourraient résumer Malpertuis, son égocentrisme est sans doute celui qui les confond le plus.
Son existence tourne essentiellement autour de lui-même. Bien qu'il ait les moyens d'agir pour changer le monde, il préfère s'occuper du sien. Il en est parfaitement conscient, et ne s'en cache pas.
Pourtant, il interfère souvent pour aider ou soutenir les autres, et leur offre énormément de son temps. Simplement, le fait d'être égoïste ne le départit pas d'une profonde générosité.


Il trempe parfois dans des affaires bien sombre, pourtant.
Il n'a pas de raisons de le faire.Ce n'est pas à lui d'en décider.
Ce n'est pas pour autant quelqu'un de crédule. Il ne compte ni ne vérifie trop ce qu'il donne aux autres, mais n'a aucune honte à se retirer prestement d'affaires qui ne lui plaisent pas ou semblent vouloir se compliquer au-delà du raisonnable. Prompt à offrir son aide, il ne remplace pas la main de qui la lui demande.


Il est doté d'un charisme curieux et magnétique. Peut-être son visage remarquable ; peut-être son train de vie unique, la simple satisfaction qui en luit ; sans doute sa franchise transparente. Il n'est pas du genre à étouffer ou détourner la vérité, et ne comprend pas qu'on puisse en souffrir. Il comprend que la réalité est dépourvue de justice et d'émotion ; il l'a depuis longtemps accepté, et vit simplement avec.

On se soumet avec plaisir à lui.
Sa présence se laisse sentir même dans son absence.
Il semble rester auprès de ceux qui le connaissent.
Il lui est souvent arrivé d'entraîner d'autres sur ses traces, sans forcément y prêter attention. Il fait de son mieux pour assumer un rôle de leader qui lui colle souvent à la peau ; pas que cela ne lui déplaise. Au contraire - il est heureux de diriger, et apprécie qu'on attende toutes sortes de choses de lui. Cette attention caresse sa fierté dans le sens du poil, et il en a beaucoup à brosser.

Elle a aussi fait de lui quelqu'un d'intransigeant, autant pour lui que les autres. Il n'accepte pas qu'on se fixe des objectifs pour les abandonner ; et encore moins qu'on tente de perturber ceux des autres.
Il n'hésite pas - à prendre des risques. De plus en plus mortels.
Il n'a jamais hésité à les défendre à grands coups de phalanges quand le besoin s'en faisait sentir.

C'est un romantique désuet.
Sa vie s'est déroulée à la conquête de l'existence idéale et de l'aventure. Il a une opinion fermée de l'amour et des relations humaines, qui l'empêche bien souvent de se lier réellement aux autres... Comme s'il faisait le choix de rester seul. Il prête son affection aisément ; mais ne la donne jamais. Peut-être pour se partager impartialement entre tout le monde... Ou pour conserver son amour pour qui en a besoin.

Un esprit réfléchi et déterminé, qui veut changer la face du monde.
Un homme orgueilleux, futile et bienveillant, qui aime par plaisir.


Histoire

" Mon nom n'est pas Malpertuis, bien entendu. En fait, ce n'est pas même Sandencre : je suis né sous le nom de Laza Blaškić, en Croatie. J'y ai vécu une dizaine d'années."

Peu de souvenirs lui reviennent de cette période. Le pays, et l'Europe de l'Est en général, s'enfonçaient dans une forme de stase, paralysant le cours du temps dans le XXIe siècle. Les activités se raréfiaient ; les souvenirs en faisaient autant.
Ses parents, sensibles à cette immobilisation du temps de laquelle souffrait leur patrie, prirent sur eux afin d'émigrer. Aux États-Unis. Les frontières, malgré le climat d'après-guerre peu propice à l'immigration, restaient relativement ouvertes de par l'unification mondiale ; et celles de l'Europe de l'Ouest étaient dangereusement touchées par les vagues de migrants qui en étaient venus à la même conclusion que la famille Blaškić.
À force de relations, un navire put les transporter jusqu'au Texas, où on les introduisit discrètement. Des sans-papiers restent des sans-papiers, tant que les frontières existent.

Ils s'installèrent à Dallas.

" Une grande ville, quoique vieillisante. J'y ai surtout vécu sous l'égide de mon père, bien qu'il était relativement peu présent. En fait - sa présence était rarement bienvenue à la maison. Mais il n'y avait personne pour le remplacer dans ses tâches, ni l'en empêcher.
Ma mère avait contracté la maladie de Charcot. Rare, méconnue. Et toujours léthale.
"

" Ce voyage..."

" Un prétexte. Mon père cherchait simplement quelqu'un pour la guérir."

Outre le temps passé dans la demeure familiale, occupé à prendre soin d'une mère peu à peu paralysée, Laza suivit un cursus scolaire normal, quoique tumultueux. Il lui fallut du temps pour apprendre l'anglais... Étant silencieux et discret, il n'avait que peu d'expériences qui auraient pu l'entraîner.
Il fut ignoré en conséquence, comme ce qu'il était : un étranger venu de nulle part, à peine capable de communiquer, avec une mère malade et un père absent.
Trois longues années s'égrenèrent, durant lesquelles il ne se lia à personne. Il resta étranger à Dallas.
Son père travaillait dans la mafia locale. Quantité de têtes recherchées, de mauvaises fréquentations passèrent sous le toit de la maison mitoyenne, étranglée entre deux murs dans un quartier ouvrier. Elles étaient la véritable raison pour laquelle la présence du père en son propre logis n'était pas préférée. Sa présence seule n'était pas fautive... Mais la famille dépendait des autres qu'elle entraînait dans son ombre.
En vérité, les inconnus n'étaient pas tant redoutés que leurs regards. Leur attention inquisitrice pour les habitants de la petite demeure, qu'ils partagaient temporairement avec eux.

Malgré ces fréquentations douteuses, le garçon ne fut jamais vraiment embarqué dans les sombres affaires de son père. Son fils était l'une des rares choses qu'il avait encore à protéger ; il s'accquittait religieusement de cette tâche. Mais le fils aussi était attentif aux regards. Il était lui aussi attentif aux regards qui les jaugeaient.



Dans sa quatorzième année, Laza quitta le foyer familial. Vendu par son père comme un morceau de viande.

" Woah, ne me regarde pas ainsi !"

L'homme s'esclaffe, s'excusant d'un geste de mains.

" Je suis littéral, il nous vendit bien. Mais l'intention compte plus que le geste."

Cela se fit sans surprise. Le garçon accompagnait simplement sa mère sur une route que son père ne pouvait emprunter, et dans une mission secrète... Traverser le Texas. Et atteindre Ys.
Capitale du monde.

" Celle qui jette ses lumières sur l'espace chaque nuit."

" Et le seul endroit où un remède pouvait être trouvé... Dans le peu de temps qu'il restait.
Mais notre voyage fut interrompu. Oh ! Que d'interruptions il put souffrir...
"

La demoiselle conserve un silence respectueux. L'homme rassemble ses pensées, la main posée sur la tempe et enfoncée dans ses cheveux.
Il sourit finalement, comme satisfait du fil d'histoire qu'il a retrouvé.


Le voyage fut interrompu sur un contrat rompu, dès que le regard paternel ne put plus porter jusqu'aux prunelles de ses yeux. Le wagon s'arrêta à Phœnix.

" Une ville infâme, morbide, au milieu du désert, construite sur rien et abritant pire."

Le jeune croate n'en était plus à sa première déconvenue. Son objectif avait suffisamment été vissé dans son crâne pour que les moyens de l'atteindre ne l'effraient plus. Il quitta le wagon avant que la police locale ne l'y trouve lui et sa mère ; vola la camionnette d'une épicerie ; et roula aussi longtemps qu'il put. Elle servit une dernière fois, de refuge à l'aridité du désert cent kilomètres plus loin. Abandonnée, la carcasse vide de carburant resta orner le désert de Sonora parmi les ossements d'animaux.
En rejoignant la route, au milieu des pierres et de la canicule naissante, une organisation criminelle potentiellement à sa recherche et la police peut-être sur ses traces, il savait ne pas pouvoir demander d'aide à quiconque.
Seul, sans véhicule, contraint de transporter une mère paralysée jusqu'au milieu du Pacifique, il n'avait pourtant pas d'autres choix. Alors, simplement, il le prit.
Un homme passait sur la route de poussière, et il les prit avec lui. Sobrement nommé Josh, c'était un natif américain  dans une fleur fanée de l'âge, au regard noir et inexpressif. C'était aussi le propriétaire de la camionnette volée, qu'il pouvait apercevoir luire faiblement depuis la route.
Il transporta le voleur et sa mère jusqu'à Los Angeles. Le lendemain, il repartait dans l'autre sens, un jerrican plein dans son coffre. Le regard qu'il échangea avec le jeune étranger n'exprimait rien ; sa poignée de mains, son sourire, de l'espoir.
De la tristesse, aussi. Un désespoir qu'ils partageaient.
Quelques jours plus tard, rentré à Phœnix, il enterrait une femme sous une stèle dépourvue de date de naissance.



" ... J'étais laissé au milieu de Los Angeles, des pois chiches plein les poches, un bocal de cornichons dans la main, et un baume sur le cœur qui s'étiolait déjà.
Et surtout, absolument seul.
Il me restait l'image d'un père gris et fermé, la sensation de ses mains sur mes épaules, et sa volonté ; le souvenir d'un mère qui n'avait à peine plus que ses yeux pour parler ; et l'impression qu'un étranger me laissait, qui ne m'avait voulu que du bien.
"

L'homme s'interrompt brièvement, reformulant ses pensées.

" J'étais seul, avec des pois chiches, un bocal de cornichons, et la volonté d'un père. Je ne pouvais la décevoir ; alors je continuai. Ys restait la dernière étape de mon voyage."

Les cornichons se vendirent à un bon prix.

" Tu serais surprise d'apprendre leur valeur en ce bas monde."

Transformés en vêtements neufs et une douche sommaire, Laza postula comme serveur en première classe d'une compagnie aérienne faisant vol vers la capitale de l'Humanité ; prit la place du candidat sélectionné , et quitta définitivement le vol dès l'aéroport atteint.

" Je n'avais sans doute pas le profil docile et avenant que l'on attendait de la part d'un hôte de l'air ou d'un garçon de cuisine, mais je compensais par une promptitude à la magouille, et ma verbe."

Le vol le fit rencontrer une vieille femme répondant au nom de Sandra Courcillier, qu'il eut l'occasion de remercier dès la surface rejointe. Son mari était professeur dans une université du sud de la ville.
Laza y entra, avec un nouveau nom et un bagage de connaissances presque vides. Mais plus de combines qu'une classe en demandait.

" J'étais de nouveau l'étranger débarquant de nulle part, ignare et indimidant ; mais j'avais acquis... Une expérience de la vie sur ma route, une volonté d'avancer."

Il entrait dans l'adolescence en l'ayant déjà presque terminée. Sans ressource ni foyer, il avait une expérience, du chantage, de la persuasion, de l'extorcation dont lui seul, parmi tous les autres étudiants de bonnes familles venus pour terminer de glorieuses études, pouvait se vanter. Il devint inévitablement une mauvaise graine.

" Le fait est qu'il n'y avait personne pour profiter des autres : tous étaient là par choix, pour suivre leur destin. Le mien s'arrêtait juste devant moi ; j'avais tout à faire."

Peut-être étaient-ce ceux qui, sans le savoir, étaient dans une situation similaire à la sienne, qui gravitèrent naturellement vers lui. Le lycée général du sud d'Ys, ses quelques 12400 élèves, 300 professeurs, et 200 agents de service et d'administration connurent quelques années de leurs plus étranges.
L'impulsion donnée par Laza ne tarda pas à réveiller les intérêts d'autres. Lui et ses suiveurs miliçaient activement pour empêcher ces autres graines de prendre racine. Sous le prétexte d'étouffer la concurrence, et sans briller par leurs moyens, cette police improvisée se retrouva bien vite sur les plates-bandes des véritables agents de la sécurité.
L'administration n'avait d'ailleurs qu'une tête à arracher pour faire s'effondrer cette pyramide inversée du simili-banditisme qui s'élevait dans ses locaux. Une tête studieuse, concentrée, attentive. À l'écoute de quiconque avait besoin d'être entendu.
les fondations du paysage ludique ne changeaient pas, tandis que les murs immaculés et les vitres réfléchissantes qui cernaient le campus disparaissaientavec le temps. Remplacées par des couleurs.

" Il y en avait des quantités pour réprimer leur potentiel artistique. Parfois, des bombes font du bien, aussi. Et puis, je voulais de la couleur... Du rythme, de la musique, quelque chose pour alimenter nos regards. Je ne devais pas être le seul."

Laza n'était pas du genre à simplement obtenir les choses. Il préférait les créer ; emportant - malencontreusement - ce qui le suivaient dans son sillage.
Il s'échinait à toujours être celui aux mains les plus sales, les plus profondément enfoncées dans le changement. Il était artisan de son avenir.

L'homme rit brièvement.

" Toujours pointé vers l'avant, que l'on disait de moi... Oh, ce n'était pas si méchant. Et était-ce faux ? Je ne vais pas me risquer à décider de cela tout seul, alors admettons qu'ils avaient raison."

Ces petites frappes qui se concentraient autour de et avec lui devinrent une icône. Une sorte d'emblème, que chacun pouvait porter au besoin. Et le créateur de ce mouvement, une idole en blouson noir.
Il y avait cependant un endroit où les rôles s'échangeaient ; où Laza n'écoutait plus les étudiants, et où les professeurs l'écoutaient lui.
Dans l'amphithéâtre réservé aux options musicales. Câblé et ferré sur la scène, il imposait le silence.
Il n'avait pas reçu d'éducation musicale particulière, sinon ce qu'il écoutait dans sa jeunesse. Il n'avait même jamais joué d'un instrument jusqu'à ces années dorées d'université. La basse lui est tombée entre les mains presque par hasard, et avec, il se fit archéologue.
Il déterra des trésors absorbés par des décennies d'évolution musicale, par ignorance - il n'avait simplement pas été spectateur de ces musiques actuelles. Il reprenait Yes, Genesis et King Crimson, Magma et Jethro Tull... Des pépites érodées par l'effet implacable du temps auxquelles il cherchait à rendre leur cachet.
Que cela plut ou non, on ne put dénigrer son habileté technique.

" Après tout, c'était à cela que j'étais bon."

La demoiselle opine du chef, comme sans s'en rendre compte, faisant sourire son conteur.

" Je quittai le lycée en laissant derrière moi une photo dans la salle des professeurs pour me rappeler à leurs mauvais souvenirs, et avec juste assez de connaissances pour savoir quoi faire de mon avenir.
Ni chanter, ni jouer, au grand dam de ceux qui voyaient cela en moi.
"

Il voulait se détacher de ses expériences. Et conquérir l'espace.
Toutes ses économies, et même plus, disprarurent dans un brevet de pilote de spationef. Armé de son diplôme et d'un gilet de pilote, il tricha encore pour obtenir une navette, et fonder son entreprise. Il refusa toute clientèle. Il s'envola seul, comme pressé par le temps.
Suspendu entre la Terre et la Lune, seul face à l'immensité du vide, il pleura toutes les larmes de son corps.



" Et... Après ? Et maintenant ?"

" Et bien... Mon entreprise de transports et de voyages privés fonctionne bien. J'en vis correctement."

L'abandon définitif de son passé fut suivi de sa fuite d'Ys. Son premier voyage de la Terre à la Lune s'était soldé par un crash sur la surface lunaire, et il lui fallait disparaître le temps de se faire oublier. Il partit pour les îles Marquises.
Il y retrouva Mr et Mme Courcillier, tous deux à la retraite. Lui était maire de Taiohae, l'île principale de l'archipel. Il y passa deux ans, travaillant dans les cultures agricoles auprès des insulaires, dans un anonymat total. Profitant du climat idyllique, de la bienveillance des habitants, de la discussion de l'ancien professeur de biologie florale, et plus généralement, des archipels du Pacifique.
Pourtant, sans y faire attention, il s'y fit connaître aussi. De la Polynésie française aux îles Fidji, jusqu'à Kiribati... Il quadrillait le ciel dans un petit avion à hélices, et on l'appelait le pilote qui avait traversé la moitié de la Terre.
Il en souriait. Il n'envisageait pas de jamais retourner en Croatie.
Après deux ans passés loin d'Ys, il retourna sur Ys. Pour rejoindre le monde réel... Mais surtout pour retourner dans l'espace. Il y retrouva rapidement des connaissances, et l'une des premières choses qu'il fit en conséquence fut de finalement fonder un groupe de rock progressif.

" Nous étions fous d'Emerson, Lake et Palmer. Nous n'imaginions même pas un jour atteindre leur niveau - Ce serait beaucoup demander à Lignous que d'atteindre la virtuosité d'Emerson, surtout sur son Rhodes toujours cassé - mais de toute manière, nous ne jouions que pour jouer. Ce que nous voulions, quand nous voulions."

Le nom découla de cette passion commune. Ils fondèrent le groupe Tarkus.

" Il faut dire que si nous les avions imités, le groupe Pirominos, Lignous et Sandencre en aurait fait rire plus d'un. Nous les premiers.
Toujours est-il que cela nous valut une petite célébrité - limitée au fait que nous touchions un public restreint, mais suffisante pour avoir nos noms dans des magazines. Je devins même comédien de doublage dans des séries inspirées de mes lectures d'enfance ; je crois qu'il n'y a pas grand chose de plus exultant que d'offrir sa voix aux personnages que l'on a tant aimé.
"

Il découvrit aussi un environnement difficile d'accès, et extraordinairement sélectif et toxique. il le quittait après une quinzaine de mois de contrat, en ayant compris ce qui rendait si simple de reconnaître les voix d'un dessin animé ou d'un film à un autre.
La reprise des activités de son entreprise spatiale couvrait ses frais et ceux de son groupe. Ses services, rares et onéreux, lui assurent une clientèle plutôt régulière d'habitués et de fans ; il sait cependant qu'il n'aurait pu profiter d'un train de vie si tranquille en étant plus célèbre.
En plus de cela, il passait encore du temps entre les îles, offrant ses ailes aux échanges d'un coin à l'autre des alentours océaniques d'Ys. Il n'avait rien à ajouter dans son existence ; pourtant...

La demoiselle et le conteur se sourient mutuellement. Ils connaissent tous les deux la suite.



" Cette existence tranquille dura huit ans, je pense. Après quoi... Et bien... Je voyageais de Taiohae à Jarvis. Un très long voyage pour un petit avion. Habituellement, je fais ces trajets en plusieurs fois ; mais je m'étais mis en tête de voir Ys depuis le ciel."

Volant à basse vitesse et altitude, en comparaison avec les avions supersoniques de dernières générations, Laza remarque une anomalie sur la surface dégagée de l'océan.
Une antique plateforme pétrolière, abandonnée aux courants cherchant à l'arracher de ses gonds renforcés, se balance paresseusement juste hors de la ligne d'horizon de la mégalopole. la peinture s'y écaille, la rouille a réclamé la majorité des lieux ; mais une minuscule piste d'atterrissage, pensée pour un avion de ravitaillement léger, attire la curiosité du pilote.
Les roues s'arrêtent quelques mètres avant les flots en contrebas. Laza surgit du cockpit ; en tête, il a l'exploration de l'épave. Ruine  des fondations d'Ys, peut-être ?
Les lieux sont dans un piètre état. Des plaques de tôle gondolées parsèment la surface rouillée et bétonnée de la plateforme offshore. Le bâtiment principal, déformé, semble avoir été frappé par un météore.
Y pénétrer demanda quelques contorsions à l'intrus. Des échelons brisés menaçaient les envahisseurs de leurs bords dentelés, et la stabilité des escaliers soudés aux parois gonflées dépendant moins des lois de la physique que de la force de l'imagination. Le visiteur arriva pourtant à traverser des dortoirs ravagés ; et au travers d'une paroi de douche fendue, aperçut les débris célestes du cataclysme ayant perforé les lieux.
Des fragments métalliques, repliés sur eux-mêmes ou enfoncés dans les parois comme des dents cassées ; une carapace difforme et froissée d'origine inconnue, au fond d'un cratère de béton et de métal.
Au milieu du point d'impact coiffé de débris, un visage.
Laza s'engouffre dans l'ouverture de la paroi, descendant prestement la paroi en s'appuyant sur les crêtes sporadiques qui l'ornent. Ployant sous le poids des rejets métalliques, il dégage ce qu'il reste d'un androïde. Une androïde, dans un état lamentable.

les jours suivant le voient retourner fréquemment sur Ys. Il avait besoin d'argent, tout simplement. Il multiplie les allers-retours, son petit avion chargé de peinture, de câbles et de parois légères harnassées sur son fragile appareil.
il s'installe juste hors de la limite de l'horizon d'Ys, en pleine mer, sur un morceau de fer abandonné. Depuis deux ans, il s'échine à le remettre en état. Plus encore, à la remettre en état.

" On ne sait pas ce qu'il nous manque tant qu'on ne l'a pas rencontré. Alors... Peut-être que ce qui me manquait pour vivre ma vie de rêve, c'était une confidente à qui tout raconter."

La demoiselle sourit joyeusement aux paroles qui lui sont adressées.

" Peut-être juste de quoi occuper tes journées. Rien n'est plus chronophage que de réparer ce qui ne peut l'être, non ?"

Ses traits s'étirent en un doux sourire dans un bruissement de vérins hydrauliques. Le conteur rit lui aussi.

" Ton corps peut être réparé, Kobaïa. C'est le propre de la mémoire que de ne pas l'être."

moi, le type derrière Malpertuis.
Ce n'est pas que Zenon ne me suffit plus : c'est que j'ai plus à proposer.~
Ce n'est pas que Zenon ne me suffit plus : c'est que j'en veux plus encore.~


Dernière édition par Malpertuis le Ven 11 Aoû - 21:43, édité 4 fois
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Sujet: Re: The world is my playground too, and I do what I like ! [Validé]
Bordel Zenon t'es trop D4rk.
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Sujet: Re: The world is my playground too, and I do what I like ! [Validé]
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Sujet: Re: The world is my playground too, and I do what I like ! [Validé]
Une fois n'est pas coutume, l'occasion se présente de parler mal d'une fiche.
Et j'vais pas m'gêner !
D'abord, c'est quoi cette image de profil ? Le mec n'existe plus en-dessous des coudes. Quoi, il lévite ? Avec la masse de son appendice nasal, m'étonnerait qu'il puisse rester en équilibre ainsi ! Avec une tronche pareille, on fait pas l'kéké ! (Encore moins avec des goûts vestimentaires passés de mode, tu les a piqués à qui ? Corto Maltese ?)
Ensuite, c'est quoi ce connard ? Il fait genre il a des moyens, mais il se garde tout pour lui ? Et tu veux qu'il rp avec qui dans ces conditions, hein ?
Et puis c'est quoi cette histoire ? D'abord on comprend rien avec ces changements de points de vue, c'est qui qui raconte, à la fin ! Et d'ousque le gamin il conduit une camionette à 14 ans ? Il peut pas, il a pas le permis ! Sans compter que j'l'imagine difficilement traîner sa mère sur 50 mètres pour se rapprocher de la route ! Et on pige rien à ses années d'université, m$rde !
Enfin, dans quelles conditions les autorités d'Ys auraient oublié une plateforme pétrolière dans leur voisinage ? Et d'ou est-ce qu'il sort son avion du XXe siècle pourri, hein ?? D'abord le gars il vit dans les îles de Disney, c'est pas réaliste !

Bref, le type qui a écrit ça est un gros troll, et ne devrait même pas être lu. S'il était validé sur Moonlights, ce serait une catastrophe pour la crédibilité du forum. J'me casse !
Zenon out


Dernière édition par Zenon Vasz le Ven 11 Aoû - 23:06, édité 1 fois
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Sujet: Re: The world is my playground too, and I do what I like ! [Validé]
je te rosse en te roastant
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Sujet: Re: The world is my playground too, and I do what I like ! [Validé]
Je suis tellement hypée. Pourtant je sais tout des tenants et aboutissants de ce personnage au delà des p'tits easter-eggs de ta présentation mais je suis présentement en train de me rouler par terre en couinant parce que franchement c'est génial.

Entre la fiche, l'histoire en elle même qui est bien écrite et bien amenée sans prendre le contexte pour une pâte à modeler perso et en le développant de façon pertinente, le style de l'écriture qui m'a fait bouffer la fiche en moins d'un quart d'heure ET LES EASTER EGGS, JE N'EN PEUX PLUS.

Je réitère aussi concernant ta façon d'intégrer les cornichons à ta fiche avec une élégance et un style que j'aurais jamais pu imaginer, je voyais venir le chausse pied à des kilomètres et finalement pas du tout.

Ton personnage est vraiment cool, son histoire l'est tout autant, ça respire une certaine classe sans faire appel au grosbillisme et connaissant tes projets ça va balancer. (J'attends ton intrigue secondaire de pied ferme d'ailleurs, ce serait la moindre des choses.)

Alors félicitations, tu es validé ! Tu peux dès à présent aller faire un tour dans le listing des avatars, ainsi que le registre des citoyens. Ensuite, selon tes envies, tu peux faire ta fiche de liens, ton carnet personnel, une demande de rp/proposition d'intrigue secondaire, etc...
Si tu as des questions, n'hésite pas à contacter le staff par MP ou via Discord.
Amuse toi bien !

perfect


Lorelai tape la discute en #08C2CB
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Terrien
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Sujet: Re: The world is my playground too, and I do what I like ! [Validé]
Je ne sais pas s'il y a plus plaisant que se faire encenser pour une fiche réussie. perfect

Je m'en vais donc remplir mes formalités administratives, et envahir l'espace de rp du plus de monde possible ! Quant aux intrigues secondaires, je peux sérieusement commencer à y réfléchir.~
Avant cela, allons faire connaître Malpertuis à Moonlights. À bientôt, tout le monde... En rp, s'entend~
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Sujet: Re: The world is my playground too, and I do what I like ! [Validé]
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