MOONLIGHTS
RPG Science-Fiction / Fantastique. Avatars illustrés. Tous âges et niveaux. Pas de minimum de mots.
2107. Terriens et Lunariens vivent dans la paix, sous le signe du partage et de l’évolution. Grâce à la lumière lunaire et aux sélénites, les humains commencent à développer les mêmes pouvoirs que leurs cousins. Pour la première fois cette année, après un siècle et demi d’histoire complexe entre la Terre et la Lune, le tirage au sort a désigné un Lunarien pour prendre la tête du Conseil de la Fédération Terrienne. La nouvelle est clivante : si certains y voient une belle progression à l’avenir, d’autres redoutent les contestations ou même des luttes de pouvoirs en ces temps troublés. Sous Terre aussi, chez les Endogées, les opposés s’affrontent, entre régression et idéalisme. Alors que chacun essaie d'avoir sa part du gâteau, votre aventure commence ici : qui serez vous ?

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Petit mot à l'orphelinat
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Dim 21 Mai - 8:40
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Sujet: Petit mot à l'orphelinat


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Qui voulait des vacances?
Jason Rokuro


Dans l'une des petites banlieue un peu à l'écart de la Capitale, l'on peu trouver un quartier pas encore totalement abandonné par ses habitants. Des petits vieux, pour la majorité, qui n'avaient souhaité se rapprocher du centre-ville où d'Ys, trop habitués à leurs petites vies tranquilles.

Dans cet endroit sans histoire, c'était installé un jeune couple qui en avait également assez du tumulte des grandes villes et souhaitant réaliser leurs rêves : ouvrir un orphelinat afin d'accueillir les pauvres petits qui se retrouvaient sans toit du jour au lendemain. John et Sandra étaient les noms des deux propriétaires du bâtiment qu'ils avaient pu acheter pour la moitié de leurs économies, cependant la mairie avait refusé de leur accorder le titre d'orphelinat officiel à cause de la distance qui les séparait des commodités de la ville, mais cela n'avait pas entaché la motivation, ni la volonté du duo qui avait décidé de réaliser leurs rêves même sans l'accord du gouvernement.

Vivant sur le fil du rasoir, ils avaient tout de même réussi à recueillir une petite dizaine d'enfants au cours de ses dernières années et c'était au cours de l'une de ses missions dans le secteur que la mercenaire avait découvert ce petit endroit n'aspirant qu'à la tranquillité. Touché par l'envie sincère du couple d'aider ceux dans le besoin, elle avait décidé de leur reverser une partie de ses gains afin de qu'ils puissent subvenir à leurs besoins sans devoir aller quémander de l'aide aux mauvaises personnes. Profitant de cette rentrée d'argent, le couple avait pu commencer à planifier quelques travaux afin de retaper la maison qui se trouvait être un peu en mauvaise état, sans que ce soit une ruine, ils ne pourraient qu'amélioré le confort global. Gardant toujours un œil sur les endroits où elle investissait de son argent, Ai avait pris pour habitude de rendre visite à ses enfants de temps en temps, lorsque l'occasion se présentait.

Avec l'élection du nouveau dirigeant de la Fédération, le champ professionnel de la mercenaire se trouvait être bien calme en ce moment, le calme avant la tempête peut-être ? En tout cas, elle en profitait pour vaquer à ses loisirs et rendre visite aux quelques orphelinats dont elle avait assumé la « charge » à travers le monde. Arrivant devant le manoir, la demoiselle remarquait une étrange voiture posée à l'entrée, un véhicule bien trop chers et en bon état pour appartenir à la classe moyenne qui vivait dans le coin et surtout, Ai ne la reconnaissait pas. Arrivant à proximité, elle posait sa main sur le capot encore chaud avant de jeter sa cigarette sur le bitume, quelque chose clochait, cette bagnole rentrant beaucoup facilement dans la case des véhicules banalisés des flics...

Frappant à la porte en bois épaisse, la mercenaire fut surprise de voir l'un des enfants ouvrir, une petite fille habillée d'une robe bleu ciel d'une douzaine d'année, l'ainée de l'orphelinat qu'Ai connaissait bien. Lui adressant d'abord un sourire, elle n'eut pas le temps de dire quoi que ce soit, car la petite fille rousse s'était jetée à la taille de la marraine en pleurant, attirant finalement l'attention de John, le maître de maison. Débarquant dans le vestibule, surpris, l'homme affichait une mine mi-soulagée, mi-paniqué en voyant le visage un peu perdu de la brune qu'il n'avait pas vue depuis presque un an, à tel point qu'il la croyait presque morte.

-Mademoiselle Kyouki...
-Tu peux m'expliquer ce qu'il se passe ?


Avalant sa salive devant le regard noir que lui lançait la mercenaire, il lui expliquait que l'un des enfants gardés ici avait été enlevé, en pleine nuit, il n'y a même pas 12h de ça... Le bâtiment n'étant pas à la pointe de la technologie, rongé en partis par les éléments, le kidnappeur n'avait pas eu grande difficulté pour forcer l'une des fenêtres de l'étage, sans faire de bruit, afin de commettre son méfait. Paniqué, le couple avait immédiatement prévenu la police et la famille du gamin en remarquant l'absence du petit.

Ai caressait lentement la chevelure de la petite fille en écoutant l'histoire de John alors que celui-ci l'emmenait auprès de sa femme et d'un inconnu, ses dires confirmant l'appartenance du véhicule stationné à l'extérieur. La femme était complètement abattue, tremblante, elle semblait même frôler la crise cardiaque en voyant débarqué celle qui donnait de son argent pour la sécurité des enfants, essayant de balbutier quelques mots sans que quelque chose de tangible ou de compréhensible n'arrive à sortir. Devant elle était posée, sur une table, un mot encore déplié ou des lettres de journaux découpés formaient les mots suivants :

« Belle aux yeux Améthystes, tu te crois intouchable ?
Immortelle ?
Tu pense être un ange gardien ?
La protectrice de ces jeunes âmes ?

Eh bien, nous allons voir...

Toi et moi, nous allons jouer à un jeu. Et la vie de tes petits protégés en sera l'enjeu.
A chaque nouvelle manche, tu auras douze heures pour réussir.
Mais sache bien ceci : même les créatures ailées peuvent s'écraser au sol, si elles cherchent trop à se rapprocher de la lumière.

Que le jeu commence... »


by Lyxiae


Dernière édition par Ai Kyouki le Lun 22 Mai - 9:37, édité 3 fois
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Dim 21 Mai - 9:30
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Sujet: Re: Petit mot à l'orphelinat

JEUX DANGEREUX

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QG de la police, 9:33.

Comme souvent, Rock était ce matin-là enfoncé dans son fauteuil de bureau, pieds posés sur le bureau, et il buvait son café tranquillement en parcourant les news sur son PC. C’est alors que Murphy entra dans son bureau sans frapper.
- Il faut que je te parle, annonça t’il en lançant un dossier sur le bureau du nippon.
- Mais, bien sûr, capitaine, entrez, c’est toujours une grande joie de vous accueillir dans mon bureau, répliqua le brun avec son cynisme habituel pour faire remarquer son absence de bonnes manières à Murphy.
- J’ai pas le temps pour ces conneries, Rock ! C’est une affaire urgente, et elle est pour toi !
- Très bien… répondit l’inspecteur d’une voix redevenue sérieuse en se redressant et en attrapant le dossier avant de l’ouvrir pour le parcourir.

Tandis que l’agent feuilletait le dossier, le capitaine lui expliqua rapidement le topo tout en faisant les cents pas dans le bureau :
- Un gosse a été enlevé dans une espèce d’orphelinat la nuit dernière.
- Un enlèvement ?
- Oui, un enfant de douze ans.
- En quoi ça me concerne ? Je ne vois rien de paranormal là-dedans, fit remarquer Rock en parcourant toujours le dossier.
- C’est normal, ce n’est pas le cas.

Surpris, l’inspecteur leva les yeux vers son supérieur en plissant légèrement les yeux :
- Expliquez-vous ?
- Apparemment, ce gosse a un lien de parenté avec un homme qui a beaucoup d’influence. Il s’en est apparemment servi pour faire en sorte que le dossier nous revienne. Je n’ai pas pu obtenir davantage d’informations, mais nos supérieurs m’ont ordonné de mettre un agent sur l’affaire au plus vite pour retrouver l’enfant. Ils veulent que l’élite de la police s’en charge.
- Pourquoi moi ? Rétorqua Jason en buvant une nouvelle gorgée de café.
- Parce que tu n’as rien d’autre à foutre que boire ton café et t’entraîner aux fléchettes, aujourd’hui ! Tâche de régler ça au plus vite ! Sinon on aura tous les deux des ennuis !
Le nippon soupira, mais finit par hocher la tête au bout de quelques secondes :
- Bon, Entendu... je m’en occupe…



Lieu de l’enlèvement, 10:27.

Lorsque la maîtresse déploya le mot qu’elle avait trouvé d’une main tremblante, Rock expira la fumée de sa cigarette et observa attentivement le message : aucun des propriétaires n’avait les yeux améthystes, et même chose pour les enfants. Etrange, car de toute évidence, la personne à qui ce message était destiné était directement impliquée dans tout ça.
- Et vous ne connaissez personne qui a des yeux de cette couleur, vous en êtes sûrs ? Insista le nippon en dissimulant son agacement.
- Non, personne.. Répondit la pauvre femme en secouant tristement la tête de gauche à droite.

Lentement, l’inspecteur quitta le fauteuil sur lequel il était assis pour s’approcher de la fenêtre du salon. La cigarette au bec, il réfléchissait. Celui qui avait écrit ça avait de toute évidence un goût prononcé pour les énigmes et autres joyeusetés de ce genre. Mais une chose était sûre : cette enquête ne relevait pas de la juridiction de l'USS. C’était une perte de temps pour le brun, à coup sûr !

C’est alors que l’on frappa à la porte, et John s’absenta en s’excusant pour aller répondre.
- Réfléchissez, Sandra, il doit y avoir quelque chose que vous oubliez… Racontez-moi encore une fois ce qui s’est…
Alors qu’il quittait la fenêtre du regard pour se tourner à nouveau vers la femme de John, Rock se tut en voyant revenir dans la pièce ce dernier, en compagnie d’une jeune femme. Une jeune femme dont l’apparence lui donnait un étrange sentiment familier sans pouvoir mettre le doigt dessus. Et surtout, une jeune femme qui avait des yeux améthystes. Ces deux détails attisèrent immédiatement l’intérêt du policier, mais il demeura discret, et se contenta d’approcher en fixant John d’un air interrogatif.
- Je vous présente Melle Kyouki. C’est une amie de la famille.
- Vraiment ? Demanda le nippon en la fixant d’un air intéressé, cette fois.

Comme toujours, le look de l’inspecteur ne poussait pas à lui faire confiance : cigarette au bec, chemise mal boutonnée, cravate desserrée. Il n’avait pas du tout l’archétype d’un flic ordinaire. Après avoir détaillé l’inconnue pendant une poignée de secondes, Rock décida de s’intéresser à son cas plus tard. Dans l’immédiat, il se contenta de hocher de la tête dans sa direction pour la saluer, puis s’adressa à nouveau au mari de Sandra :
- Montrez-moi l’endroit où la fenêtre a été fracturée. Je veux voir ça de plus près…
L’homme hocha de la tête et conduisit Jason à l’étage, dans la chambre qui se situait au fond d’un couloir, dans un coin de la maison. L’agent nota immédiatement qu’il s’agissait de la chambre la plus isolée, et donc, la moins dangereuse pour un enlèvement.
- Merci, John. Ca ira, lui dit-il simplement pour qu’il le laisse seul dans la pièce.
Comprenant le message, celui-ci acquiesça avant de laisser le policier seul au milieu de la chambre. Ce dernier attrapa sa cigarette et expira une nouvelle fois sa fumée avant de soupirer longuement. Il était temps de se mettre au boulot…
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Lun 22 Mai - 9:42
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Sujet: Re: Petit mot à l'orphelinat


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Mot d'amour
Jason Rokuro


L'homme qui était avec la femme du propriétaire avait une bien étrange dégaine, l'air négligé, la mâchoire carrée et un regard aussi froid que celui de la mercenaire. Son visage était étrangement familier pour la jeune fille, mais cette histoire d'enfant la préoccupait bien trop pour qu'elle cherche plus loin. Bien que l'homme prenne la peine de la saluer d'un signe de la tête, Ai n'y répondit pas, se contentant de croiser les bras, le suivant du coin de l'œil le temps que celui qui devait être le propriétaire du véhicule banalisé laissé à l'extérieur, soit partis à ses petites affaires dans les couloirs du bâtiment. Il croiserait d'ailleurs sûrement le reste des enfants en chemin, cachés derrière un meuble en ce croyant invisible, effrayé par l'étrange personnage qui devait être leurs sauveurs... Lâchant un soupir en posant son poing contre sa taille, Ai se retournait finalement vers Madame Childers en tapotant légèrement du pied sur le parquet, levant un sourcil tout en désignant l'homme à la veste ouverte du pouce.

-C'est un flic ce mec-là ? Sérieusement ? Leurs effectifs deviennent de plus en plus louches avec les années... A moins que ce soit un détective privé, mais même...
-Oui, mais nous n'avions pas le choix ! Nous avons aucun moyen de vous contacter !


Cherchant à s'expliquer, la femme retombait dans ses sanglots tandis que John revenait dans la pièce, Ai se contentant de poser sa main sur l'épaule de la pauvre femme en voyant bien qu'elle n'avait pas tout à fait tord sur le fait qu'elle était injoignable pour eux, justement pour éviter ce genre de soucis à la base... Très réussi. Prenant le mot laissé sur la table afin de le lire plus en détail, il était évident que ce mot lui était spécialement désigné. La couleur améthystes de son regard n'étant pas monnaie courante et le fait de s'en prendre aux petits... Ai le savait, c'était à elle en particulier que le kidnappeur voulait s'en prendre.

Froissant le bout de papier dans sa main en serrant les dents, Ai l'engouffrait dans la poche de sa veste avant de relever un regard noir en direction des propriétaires qui n'osaient plus rien dire en comprenant, eux aussi, qu'elle était la cible indirecte de cette affaire. Lâchant un « Tss » caractéristique d'une mauvaise humeur naissante, Ai notait son numéro sur un bout de papier qu'elle tendait au Childers en leurs disant de l'appeler s'il se passait quoi que ce soit, avant de s'apprêter à sortir du manoir lorsqu'elle fut arrêtée par une horde d'enfants venant finalement l'accueillir, la plupart complètement effrayé par les événements récents ou ne comprenant pas ce qu'il se passait pour les plus jeunes. Souriant aux enfants, Ai s'agenouillait devant eux et les serra un à un dans ses bras en tachant de leur remonter le moral avant de finalement se relever, adressant un signe de la main à John et sa femme.

-Ne vous inquiétez pas, je m'occupe personnellement de cette histoire, prenez soin des enfants.

Acquiesçant d'un simple signe de la tête, le couple laissait la marraine des lieux sortir en silence. Une fois à l'extérieur, Ai dégainait son téléphone, jetant un coup d'œil à la fenêtre forcé en allumant une cigarette avant de sortir le petit mot de sa poche. Un détail titillait la mercenaire, cette histoire de soleil et d'ailes brûlées n'étaient pas s'en rappeler un ancien mythe grec à la jeune femme, mais ses lignes lui semblaient être bien hors propos et trop métaphoré pour être anodine. Posté à l'entrée de la bâtisse, Ai lançait quelques recherches internet voir si quelque chose pouvait coïncider avec cette étrange énigme.

by Lyxiae
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Lun 22 Mai - 18:49
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Sujet: Re: Petit mot à l'orphelinat

JEUX DANGEREUX

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Si Rock ne manifesta ouvertement aucun intérêt particulier pour la jeune brune, il maintint malgré son esprit en alerte lorsqu’il s’éloigna en suivant John. Et cela paya rapidement : grâce à son ouïe particulièrement aiguisée, il entendit tout ce que dit la brune lorsqu’il avait quitté la pièce, et sut immédiatement qu’elle n’était pas quelqu’un d’ordinaire à travers les paroles échangées. En rejoignant la chambre du disparu, il croisa plusieurs enfants l’observant d’un œil inquisiteur, mêlant curiosité et suspicion. Il se contenta de les ignorer tout en poursuivant sa route.

Demeuré seul au centre de la chambre, il observa les lieux et commença à recoller les morceaux : chambre la plus isolée, au rez de chaussée, facile d’accès. Il s’avança de la fenêtre. Elle n’avait pas réellement été forcée : le ravisseur s’était contenté de glisser un objet en métal pour l’ouvrir. Elle n’était même pas verrouillée. C’était une « famille » paisible qui ne se méfiait pas. L’enlèvement n’avait de toute évidence aucun rapport avec eux. Quant au ravisseur, il était intelligent et méthodique, et ne laissait rien au hasard. Cela faisait treize heures que le gamin avait disparu, à présent. Rock ne se faisait pas d’illusions : soit il était déjà mort, soit celui qui l’avait enlevé n’avait pas l’intention de lui ôter la vie. Mais l’avis du brun ne penchait pas en la faveur de cette hypothèse. Tout cela était un peu trop bien calculé à son goût…

Satisfait de ce qu’il avait pu tirer des lieux en quelques secondes, Jason fit demi tour et quitta la pièce avant de voir une petite fille lui barrer la route en le fixant d’un œil curieux. L’inspecteur s’immobilisa en lui lançant un regard interrogatif :
- Dites, vous allez le retrouver Bryan ?
Rock la fixa, hésitant sur la réponse à donner. Finalement, il sourit faiblement et posa une main affectueuse sur les cheveux de la jeune fille.
- Je vais essayer en tout cas…

A ces mots, il s’éloigna et passa devant le salon au moment même où la brune se saisissait du mot et le glissait dans sa poche. Un acte qui en disait suffisamment long pour confirmer les suppositions de l’agent. Il décida alors aussitôt de sortir le premier, et après un rapide signe de tête au maître de maison,  alla attendre dehors. Adossé au mur de la maison pas très loin de la porte d’entrée, il patienta et s’alluma une nouvelle cigarette. Il fallut quelques minutes, mais bientôt, la jeune Ai se montra à son tour. Immobile, il attendit en l’observant jusqu’à ce qu’elle sorte son téléphone.
- Je crois que vous oubliez quelque chose, Melle Kyouki.
Il expira sa fumée en l’observant, avant de se redresser et de faire quelques pas dans sa direction :
- Le mot. J’en ai besoin pour poursuivre l’enquête… Et je ne veux pas que quelqu’un comme vous entrave mon investigation. Rendez le moi ! A moins que…

Il se tut volontairement et s’immobilisa à quelques mètres d’elle en la détaillant attentivement, exprès.
- A moins que la mystérieuse femme visée par ce message ne soit vous ? L'améthyste n'est pas une couleur commune pour des yeux. Et je ne crois pas aux coïncidences... Qui êtes-vous ? Pourquoi  ces gamins sont-ils visés ? Qu’avez-vous bien pu faire pour mettre en colère quelqu’un à ce point-là ? Et surtout… Que comptez-vous faire avec ce message, avec ma preuve ?

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Lun 22 Mai - 21:37
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Sujet: Re: Petit mot à l'orphelinat


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Premier Face à Face
Jason Rokuro


Son téléphone rétro à clapé dégainé, Ai eu à peine le temps d'ouvrir son application qu'une voix venant de son dos l'interpellait. Cette voix avait beau lui être inconnu, la mercenaire avait tout de suite compris qui en était le propriétaire, juste par les mots qu'il employait et l'ordre qu'il venait de lui aboyer dans un nuage de fumée. Quittant la fenêtre de la chambre des yeux, elle se tournait lentement vers l'homme mal vêtu pour le dévisager de haut en bas, d'un œil sévère, tandis qu'il s'avançait de quelques pas en réclamant SA preuve afin de faire avancer SON enquête. Évidement, il en profitait pour faire part de son analyse très poussé et efficace sur la mystérieuse cible de ce petit mot... Personne qu'il avait trouvé uniquement grâce au hasard, ou à la chance... Ai.

-Bravo Sherlock, qu'elle sens de l'analyse...

Pliant le bout de papier entre ses doigts, Ai soufflait à son tour un nuage opaque après avoir retiré sa drogue de ses lèvres après ses quelques mots sarcastiques lancés à son nouvel ami, fixant ses yeux saphir, débutant une bataille de regard entre deux partis bien trop têtu pour que l'un ou l'autre ne se décide à plier devant son adversaire. Cependant, le flic ou le détective négligé avait soulevé deux points importants : Pourquoi et qui avait enlevé ce gamin ?

-Te rendre ce bout de papier ? Pour qu'il finisse dans un placard de ton bureau entre deux dossiers inachevés ? Quel intérêt ?

Poussant un soupir d'exaspération en levant les yeux au ciel, la jeune femme en retournait finalement à son mobile et rentrait le nom d'Icare dans le moteur de recherche local en espérant avoir de la chance dans sa déduction. En attendant que l'internet mobile, pas forcement très performant avec son vieux téléphone, ne finisse de faire sa recherche, Ai se décidait tout de même de répondre au grossier agent qui attendait toujours de récupérer sa preuve, ne lui adressant même pas un regard, répondant seulement froidement aux diverses interrogations de l'homme.

-Qui je suis ne te regarde pas, Monsieur Derrick. Je ne suis qu'une âme charitable qui donne de l'argent à cet endroit afin que les orphelins puissent grandir tranquillement, quelque chose qu'un petit richard de la ville ne peut pas comprendre. Mais oser s'en prendre aux gosses pour m'atteindre, j'ai manqué de vigilance... Un ancien ex peut-être ? À moins que...

Mordillant nerveusement le filtre de sa réserve de nicotine, Ai était partit dans ses pensées à la fin de son petit discours tandis que son regard se durcissait un peu plus chaque seconde qu'elle passait à attendre que sa connexion ne se décide à bosser, mais celle-ci était vraiment de trop mauvaise qualité... Ai avait beau adorer ce téléphone, ce point avait tendance à lui taper énormément sur le système, car c'était toujours quand elle avait besoin d'un accès rapide à internet que sa 3G ne voulait pas fonctionner... En même temps, plus personne ne l'utilisait en 2107, donc bon... Grommelant dans sa barbe, elle fermait le clapé de son téléphone en décidant d'aller effectuer ses recherches dans un endroit où elle ne devrait pas attendre les résultats pendant 20 minutes, minutes qui risquaient d'être très précieuses...

Sachant qu'elle ne pourrait pas se débarrasser du chargé de l'affaire sans lui donner son jouet, elle transformait la preuve en une boule de papier, la mercenaire la lançant alors sur son propriétaire si amical afin de le rendre heureux, de toute façon, elle avait enregistré le plus important du mot, il lui était inutile à présent. Accompagnant son geste d'un regard noir, plus inquiet qu'agressif, elle s'apprêtait à prendre congé en prenant la direction d'une petite voiture citadine de location garée à une vingtaine de mètres de là.

-Si tu en as fini avec moi, Navarro, j'ai des choses de femme à régler.

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Lun 22 Mai - 22:13
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Sujet: Re: Petit mot à l'orphelinat

JEUX DANGEREUX

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Le Nippon était un homme dont la patience était relativement limitée. Et le sarcasme et l’arrogance entamaient très vite sa résistance. Ai, qui qu’elle soit, se comportait d’une façon qui ne tarderait pas à lui porter lourdement préjudice. Et en réponse à ses deux premières remarques, il répliqua immédiatement, d’un ton légèrement plus dur :
- Je crois que tu ne m’as pas bien compris… Si tu ne me remets pas cette preuve, tu te rendras coupable d’entrave à une enquête fédérale, ma grande. Tu n’as pas le choix ! Lança t’il en tendant la main pour qu’elle lui remette le papier.

Cela ne sembla pas atteindre la jeune femme qui continua à jouer avec le feu, sans même se rendre compte qu’elle allait bientôt rentrer dans une sérieuse zone de turbulence. Rock plissa légèrement les yeux suite à sa nouvelle remarque, signe discret qu’elle l’agaçait de plus en plus. L’arrogance de la brune ne tarda pas à crever le plafond aux yeux du nippon qui prit aussitôt une décision la concernant. Patientant jusqu’au bout, qu’elle lui remette enfin le papier dont il vérifia l’authenticité avant de le mettre dans sa poche intérieure, il ne reprit la parole que lorsque la tueuse fit volte face dans le but de s’éloigner.
- Justement, non ! Je n’en ai pas terminé avec toi !

D’un pas lent et mesuré, il s’avança vers elle et la contourna, avant de reprendre la parole :
- Tu n’as pas répondu à mes questions. Et de toute évidence, tu es effectivement liée à cette affaire. Tu en es même directement l’épicentre ! J’avais l’intention de simplement te poser quelques questions, mais en fin de compte…
Un sourire mauvais naquit sur ses lèvres l’espace d’un instant. Un très mauvais signe pour Kyouki.
- Voilà ce qu’on va faire : tu vas me dire tout ce que je veux savoir. Et si tes réponses me conviennent, je te laisserai peut être partir. Autrement…
Il fit une courte pause, avant de poursuivre :
- Je te bouclerai jusqu’à la fin de l’affaire histoire de m’assurer que tu ne me gêneras pas dans mon enquête. En d’autres termes, nous allons jouer à un jeu, toi et moi… Lança t’il d’une voix acerbe en reprenant mot pour mot le message du ravisseur de manière volontaire.

Pourtant, toute trace de sourire ou d’amusement avait disparu de son visage. Il était très sérieux, et il ne bluffait pas. Quant à la brune, elle était coincée. Soit elle dévoilait ses capacités et grillait son identité pour tenter de lui échapper, soit elle coopérait et donnait à Rock ce qu’il voulait, soit elle se retrouvait sur la touche pour le reste de l’enquête. C’était aussi simple que ça…
- Et si tu penses une seule seconde que je ne le ferai pas, c’est que tu me sous estime et que tu as encore beaucoup à apprendre… ajouta t’il pour remettre les choses au clair.
Il remit sa cigarette à ses lèvres, avant d’ajouter :
- Bon, commençons… Qui es-tu ? Et quel est ton lien exact avec cet « orphelinat » comme tu dis ?
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Mar 23 Mai - 8:34
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Sujet: Re: Petit mot à l'orphelinat


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Le jeu de celui qui cri le plus fort?
Jason Rokuro


Plus de douze heures que le petit Bryan avait disparu, enlevé en pleine nuit par un inconnu n'ayant laissé, sur son sillage, qu'un mot énigmatique à l'attention d'une demoiselle aux yeux améthystes. Dans l'entourage de l'orphelinat, il n'y avait qu'une seule et une unique personne qui correspondait à cette vague description en la personne de la mercenaire à la chevelure ébène. Des ennemis, Ai en avait tout autour de la ceinture et elle le savait très bien, c'était les risques du métier après tout et c'était d'ailleurs pour ça qu'elle évitait de donner des moyens de la joindre ou de la trouver à quiconque, cherchant ainsi à prévenir des recherches sur elle qui pourrait se répercuter sur ses protégés. Malheureusement, bien que le souhait initial semblait être pur, elle voyait aujourd'hui le revers de la médaille...

Égaré dans ses pensées, elle n'entendait que d'une oreille les remarque de l'homme à la carrure imposante, qui allait lui bloquer le passage en se remettant devant la tueuse pour lui bloquer la route. Agacée, la jeune femme relevait son regard dans sa direction, le fixant d'un œil foudroyant alors qu'il venait lui mettre des bâtons dans les roues. Après la menace de l'arrêter pour entrave à la justice, voilà qu'il la menaçait de la boucler le temps qu'il règle l'affaire si elle refusait d'être gentille avec lui ? Un petit sourire se dessinait sur les lèvres de la mercenaire alors qu'elle mettait sa main sur sa taille, défiant le brun du regard alors qu'il reposait ses questions. Une chose était claire pour Ai, ce type ne pouvait pas être un simple détective, il n'aurait pas les droits de mettre ses menaces à exécution et il semblait être bien trop sûr de lui pour que ce ne soit que du bluff... Il ne restait plus qu'une possibilité donc : Un poulet, en bonne et due forme et le genre à être de mauvaise humeur facilement pour couronner le tout.

-Ooh... Rantanplan est capable de grogner et de mordre sans les ordres de son maître ?

Gardant son ton provocateur, elle laissait quelques secondes de silence avant de finalement oser les épaules, mettant calmement sa main dans l'intérieur de sa veste afin d'aller y chercher quelque chose. Une nouvelle cigarette ? Un briquet ? Un taser ? Une arme ? Il était difficile de le savoir, la veste en cuire de la demoiselle n'étant pas du genre à mouler les formes, le flic ne pouvait que faire des suppositions. N'ayant pas le temps de faire durer le suspense indéfiniment, la jeune fille finissait par sortir un porte-feuille noire d'une poche intérieure de sa veste, l'ouvrant juste sous le nez du policier, dévoilant sur l'un des côtés sa carte d'identité tandis que de l'autre se trouvait sa carte professionnelle, une sorte de « plaque », la désignant comme agent d'une entreprise de sécurité privée.

-Kyouki Ai, agent de Black Nova, sécurité privée. Je suis la marraine de cet endroit. Si tu veux plus de détails, appel mon chef ou demande directement aux propriétaires.

Commentant ce que l'homme pouvait lire lui-même, Ai laissait ses papiers visibles une vingtaine de secondes avant de refermer son porte-feuille. Bien qu'elle avait trouvé ça stupide dans un premier temps, la mercenaire devait bien avouer que cette couverture était très pratique, lui ouvrant pas mal de porte tout en autorisant son port d'arme par la même occasion. Le Professeur gérant tout ça en arrière-plan, toute ses informations étaient facilement vérifiables et toutes officielles, même si pas forcement vrai, les données que pouvaient trouver les gens qui fouillaient un peu était trop bien faites, ou trop vagues, pour révéler la supercherie... De toute façon, techniquement, un agent de sécurité pouvait ce résumé comme un mercenaire reconnu par le Gouvernement. Ses détails sur l'identité réglé, Ai donnait un petit coup de porte feuille sur le torse de l'armoire à glace qui lui bloquait le chemin, son ton s'étant un peu adoucie, bien qu'il restait inamical.

-Un gentleman commence par se présenter avant de demander le nom d'une dame. Ceci mis-à-part, comme tu la si bien dit, il semblerait que je sois la cible de ce taré. Si jamais tu me mes hors jeu, tu n'arrivera jamais à le coincer car si il ne me vois pas, il ce contentrera de prendre la fuite à chaque fois que tu t'approchera. Tu vas devoir me supporter, que ça te plaise ou non. Cependant...

Prenant quelques secondes de pause, Ai prenait se temps pour ranger ses effets dans la poche de sa veste avant de retourner son regard trahissant une absence totale de confiance vers l'homme aux yeux bleus, ou plus communément envers ceux pour qui il semblait travailler, elle croisait les bras en attendant la réponse qui suivrait la question simple qu'elle s'apprêtait à poser.

-Cependant, il faudrait déjà que tu souhaites intervenir. Ça ce lit sur ton visage que tu n'en a rien à foutre de cette histoire. Si tu as juste l'intention de rentrer chez toi, caler tes jambes sur ton bureau avec un café à la main, je te prierais de laisser cette histoire à ceux qui veulent vraiment bosser. Sinon, mettons nous en route, nous avons perdu assez de temps.

Au vu de sa façon d'être jusqu'à maintenant, si ce type ce décidait à vraiment se mettre au travail, Ai pourrait facilement parier sur le fait qu'il sera un obstacle casse bonbon si elle insistait pour faire son enquête de son côté... De l'autre côté, elle n'avait pas tort sur le fait qu'il ne pouvait pas l'écarter de cette histoire sans risquer de perdre la trace du kidnappeur. Tout deux ce retrouvaient un peu bloqués, soient ils continuaient de se tirer des balles dans les pieds, soient ils ravalaient leurs fiertés pour mettre leurs talents en commun. Privilégiant l'efficacité et le gain de temps, Ai avait opté pour la seconde option, l'homme à la mâchoire carré et au ton grognon pouvant lui servir de gilet par balle dans le pire des cas.

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Mer 24 Mai - 8:29
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Sujet: Re: Petit mot à l'orphelinat

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La brune la ramena une nouvelle fois, mais cela ne dura pas. Au-delà des grands airs qu’elle se donnait, le fait était qu’elle avait perdu cette manche. Elle était piégée par Rock et n’avait pas l’avantage de la situation. Et si elle le cherchait trop, le brun n’hésiterait pas à se servir de cet situationnel contre elle. Pas le moindre doute là-dessus. Elle lui fournit donc les informations qu’il avait requises, et il maintint le silence pendant un long moment, se contentant de fumer en la fixant. Il s’intéressa de près à sa carte d’identité dont il mémorisa toutes les infos nécessaires. Mei se chargerait de vérifier tout ça pour lui. Il eut un léger sourire lorsqu’elle lui reprocha à demi-mot de ne pas s’être présenté lui-même, mais il n’en fit rien.

Néanmoins, elle n’avait pas tort sur une chose : la coffrer risquerait de faire fuir l’instigateur de l’enlèvement. La laisser en liberté risquait de lui poser des problèmes, il le sentait. Mais c’était nécessaire à l’avancement de l’enquête. S’il n’en montra rien, il dut admettre qu’elle avait marqué un point là-dessus. Il l’écouta donc déblatérer et supposer à son propos, et sur le fait qu’il n’avait pas l’intention de boucler l’enquête. Une fois encore, il n’eut pas la moindre réaction. Ce que pensait cette grande perche n’avait aucun intérêt pour lui. Toutefois, il se permit une réplique assez cinglante quand elle eut fini :
- Ceux qui veulent vraiment bosser, hein ? Si je ne m’abuse, c’est à cause de toi que ce gosse a été enlevé. Tu es bien mal placée pour me faire la leçon sur ma façon d’approcher cette enquête, tu ne crois pas ? Tu ne me connais pas. Tu ne sais rien de moi. Et à dire vrai, ton avis ne m’intéresse pas, Kyouki.

Il hésita un instant en l’observant, puis ajouta :
- Bon, tu m’as donné ce que j’attendais de toi. A peu près… Tu peux partir… Mais tâche de ne pas me gêner. Si tu fais piétiner mon enquête, je m’intéresserai de très près à ton cas. Et crois-moi, tu n’en as pas envie ! Lança t’il d’un air menaçant avant de faire demi-tour et de se diriger vers sa voiture.
Il ouvrit sa portière et fixa une dernière fois la brune, avant de grimper dans son véhicule et de quitter rapidement la zone. Tout en conduisant, il saisit son oreillette qui était restée dans le véhicule et l’attacha à son oreille avant d’appeler sa hackeuse préférée :
- Mei ? J’ai besoin que tu vérifies le background de quelqu’un pour moi…


QG de la police, une heure plus tard.

Portant une tasse de café chaud fumante, le nippon se dirigea au fond d’un couloir où il ouvrit la porte qui possédait un énorme « KEEP OUT » écrit en rouge. Il toqua doucement, et entra sans attendre de réponse et se trouva au cœur d’un bureau bordélique à souhait.

Apparence de Mei:
 

Familier du bordel ambiant, il entra et referma derrière lui et s’avança vers le grand bureau doté de multiples écrans derrière lequel travaillait Mei Lin, et se pencha au-dessus de son épaule. Visiblement habituée, la lunaire ne s’en formalisa pas et continua à travailler tout en lui souriant :
- Alors ? T’as trouvé quoi ?
- Jusque-là, pas grand-chose, mon chou. Cette Ai semble avoir un passé plutôt clean. Un peu trop, parfois.
- Qu’est ce que tu veux dire par là ? Demanda le brun en buvant une gorgée de café.
- Eh bien, je ne trouve que très peu d’infos sur elle à certaines périodes. Le strict minimum.
- Hm… Bon, laisse la tomber pour le moment. On reprendra la piste si on en a besoin. Et pour mon autre demande, tu as trouvé quoi ?

La femme aux cheveux azurés et à l’apparence enfantine pianota habilement sur son clavier et répondit rapidement :
- De toute évidence, le message est inspiré du mythe de Dédale et Icare.
- Quoi, le vieux mythe grec ?
- C’est ça. Icare s’est trop approché du soleil, et la cire qui rattachait les ailes que son père lui avait construites a fondu. Ce qui fait qu’il s’est écrasé dans…
- Je connais l’histoire, ma grande. Mais quel rapport ?
- Eh bien, il se trouve qu’il existe un parc Icare au nord de la ville, ou une statue dédiée au personnage de la légende a été construite.
- Bien joué, Mei… souffla simplement Rock avec un sourire de vainqueur.
- C’était facile, répondit l’informaticienne avec une fierté enfantine malgré son âge.

Amusé par la réaction de sa coéquipière, Jason se redressa et la décoiffa en passant la main dans ses cheveux :
- Ah non, pas mes cheveux ! Hurla t’elle tandis que le brun éclatait de rire en quittant le bureau. Tu sais que j’déteste en plus !
- Pourquoi crois-tu que j’le fais ? Riposta Rock avant de refermer la porte derrière lui.
Recouvrant rapidement son sérieux, le nippon fonça vers le bureau de son capitaine et ouvrit la porte à la volée :
- Rock, ça te tuerait de frapper avant de…
- Murphy ! Dites aux unités de police locale que j’ai sûrement localisé le môme disparu ! Envoyez quelques unités au Parc Icare au nord de la ville ! Je fonce là-bas, moi aussi !
- Entendu ! Répondit Murphy en décrochant son téléphone.


Dernière édition par Jason Rokuro le Mer 24 Mai - 10:24, édité 1 fois
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Sujet: Re: Petit mot à l'orphelinat


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Jason Rokuro


Réagissant au quart de tour, l'armoire à la chevelure brune mal coiffée ne manquait pas une occasion pour lancer des piques à la cible du ravisseur inconnu, profitant de la fin de la présentation de la mercenaire pour lui lancer une pique du plus bel effet. Sa cigarette fumante entre ses lèvres, Ai restait silencieuse devant la remarque du policier qui l'autorisait enfin à partir, rejoignant son véhicule banalisé devant le regard noir de la jeune femme et du groupe d'enfant qui observait la scène à travers la fenêtre du salon du manoir.

Même si Rantanplan restait plus que désagréable, il n'avait pas tort, Ai était responsable de la situation et elle en était pleinement consciente, c'était d'ailleurs pour ça que cette perte de temps avait réussi à l'agacer au plus haut point, surtout qu'au final, elle ne pourrait pas utiliser Monsieur je-sais-tout comme elle avait pensé le faire... Roulant des yeux, elle prenait finalement la suite de l'homme en rejoignant à son tour sa voiture de location, montant à bord pour prendre la direction de l'hôtel où elle restait actuellement sous un nom d'emprunt.

La chambre était petite dans un hôtel de seconde zone, un peu à l'écart des grandes voies d'accès. Dans cette pièce d'une trentaine de mètres carrés, tout au mieux, on ne trouvait qu'une pièce d'eau, une petite table et un lit non fait sur lequel était grossièrement posé un ordinateur portable. Jetant sa veste sur le lit, la mercenaire attrapait son ordinateur et son téléphone, commençant alors à faire quelques recherches sur ce mythe grec qui lui avait fait écho lors de la lecture du mot du kidnappeur, tout en passant un petit coup de fil dont le destinataire répondit après quelques sonneries.

-Professeur, je vais avoir besoin d'un coup de main.
« Ai-chan ? C'est rare que tu m'appelles, surtout pendant tes jours de repos. »
-J'ai un problème, il se pourrait que mon identité soit compromise et il semblerait que quelqu'un me prenne pour cible... Je vous fais parvenir les détails par fichiers cryptés.
« Hmm... Ça explique pourquoi quelqu'un est allé farfouiller dans tes dossiers... »
-Tss, ce bâtard n'a perdu de temps...


Poursuivant ses recherches sur des affaires antérieures parlant d'Icare, sur les personnes ayant adoptés ce surnom ou autre, Ai récupérait le sac de voyage qui était posé sous le lit, l'ouvrant et commençant à en sortir son matériel de mercenaire, déposant ainsi sur le lit son couteau de combat, un pistolet et son fusil de sniper démonté.

« Le mythe d'Icare... Pas très original. »
-Vous m'avez tellement fait chier avec vos mythes antiques à chaque repas que j'ai tout de suite compris d'où venait cette partie du message...
« C'est dans le passé que nous trouvons la sagesse du futur, jeune fille ! Tu as une idée sur la raison de la présence de ce passage ? »


Retirantla cigarette d'entre ses lèvres avant de l'éteindre, Ai levait son visage en direction du plafond avant d'expirer la fumée de sa drogue tout en réfléchissant un moment, voyant bien que ses recherches n'aboutissaient à rien de concret...

-Ce taré m'en veut personnellement, je pensais à un indice sur son identité ou sur un ancien coup dont il aurait été témoin... Mais je ne trouve rien...
« Ce n'est pas dans le district où tu te trouves qu'a était construit un parc sur le thème du mythe d'Icare ? »
Lançait subitement la voix dans le téléphone, nonchalante.

Ce redressant subitement, Ai s'empressait d'aller vérifier cette idée qui se révélait être exacte. Un parc à quelques kilomètres de là avec, en son cœur, une statue représentant le grand héros de cette histoire millénaire. Un sourire se dessinait sur le visage de la mercenaire alors qu'elle refermait son ordinateur d'un coup sec.

« Fait attention à toi, je ne doute pas que tes nouveaux amis aient aussi trouvés cet endroit. »
-Je sais Professeur.


Raccrochant, Ai se hâtait de se changer, quittant ses habits civils pour son juste-corps noir, accrochant son couteau au-dessus de ses fesses ainsi que son revolver semi-automatique, après avoir pris soin de le charger à balles réels. Remettant sa veste de cuire sur ses épaules, Ai préférait se contenter de ça pour le moment, ne sachant pas comment les choses aller tourner où comment aller réagir le kidnappeur. Son légendaire sac à dos noir sur l'épaule, elle rejoignait finalement sa petite voiture citadine, rangeant son sac dans le coffre tout en prenant la direction du parc trouvé plus tôt.

Arrivant à proximité de la rue du parc, Ai fut surprise de constater que la police n'était pas encore sur place. Elle aurait gagné cette petite course uniquement grâce à la proximité de son hôtel avec le parc ? Comme quoi, parfois, il était bon de ne pas avoir de bureau fixe. Discrète comme un chat, Ai pénétrait dans le parc par la voie des arbres, passant de branche en branche jusqu'à atteindre le cœur du parc. Sortant une petite longue vu de l'une de ses poches, la mercenaire activa l'appareil en mode infrarouge et constatait une seule et unique présence dans la zone. Une personne allongée dans un petit cabanon servant de décoration, aux pieds de la grande statue ailée d'Icare, mais un frisson parcourait le dos d'Ai alors qu'elle constatait que la silhouette enfantine était immobile, la température affichée par la lunette déclinant un peu plus à chaque seconde. La mercenaire n'était pas stupide et elle comprenait rapidement ce qu'il était en train de se passer. Serrant le poing, se retenant de dire quoi que ce soit, échangeant sa longue-vue avec un petit micro directionnel qu'elle accrochait sur l'arbre, pointant le cabanon. Une fois en place, les sirènes de police commençant à résonner aux quatre coins de la ville vinrent l'alerter sur le fait qu'il était grand temps pour elle de s'éclipser.

Repassant par l'endroit exact qu'elle avait utilisé à l'aller, Ai s'engouffrait dans les petites ruelles entourant la zone peu de temps avant que les premières voitures de police n'arrivent, toutes sirènes hurlantes. Rejoignant un point un peu à l'écart et en hauteur, la jeune femme frappait l'un des murets qui l'entourait, de rage, en portant le récepteur du micro à son oreille, espérant que son ami Navarro puisse lui en apprendre davantage.

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Ven 26 Mai - 4:39
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Sujet: Re: Petit mot à l'orphelinat

JEUX DANGEREUX

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Parc Icare. 17h après la disparition de Bryan.

Les enquêtes impliquant des enfants étaient toujours différentes. Lorsqu’ils étaient enlevés, les flics les plus je-m’en-foutistes se défonçaient afin de les retrouver, car il existait toujours la possibilité qu’ils soient encore en vie, qu’ils soient sauvés par leur intervention. Une lueur d’espoir qui poussait parfois les inspecteurs à aller au-delà des limites du raisonnable afin de protéger ces enfants incarnant l’innocence et la pureté qui ne pouvaient pas et ne devaient pas être détruites.

De la même manière, lorsqu’un jeune corps était retrouvé, que la fin n’était pas celle espérée par les agents assignés, l’ambiance était elle aussi très différente : la honte se lisait sur chaque visage de policier irrémédiablement tourné vers le sol. Et le silence… ce silence encore plus vincidicatif que la pire des attaques verbales… il harcelait chacun d’eux, leur tenaillait les tripes à l’aide d’une force puissante et invisible, mais pourtant bien réelle.

Cet après-midi là, quand Rock fit quelques pas en direction du cabanon où le corps du petit Bryan avait été retrouvé, il n’avait pas été nécessaire de demander dans quel état il était. Le comportement de ses collègues de la police locale l’en avait malheureusement informé avec une précision redoutable. Résigné à verrouiller au fond de lui la colère qu’il ressentait afin de s’en servir contre le meurtrier, le nippon entra courageusement dans le cabanon en inspirant profondément. Seul, il découvrit finalement le corps allongé au centre de la petite pièce. Attaché à un mur par une chaîne en fer liant sa cheville droite, il était ligoté, et avait de l’adhésif sur la bouche.

A son tour, Jason fut tenaillé par cette force puissante et invisible qui atteignait tous ses collègues en observant le jeune mort. Comme s’il avait peur de briser quelque chose, il n’osa pas faire le moindre geste ni avancer, restant ainsi immobile à deux mètres de l’enfant.

Il lui fallut plusieurs inspirations et expirations profondes avant de regagner son calme, et il s’approcha finalement du corps, avant de s’accroupir. Sans hésiter, il dégaina un couteau qu’il utilisa pour détacher le gosse avant de l’allonger sur le dos, ignorant ainsi toutes les règles de prudence exigées lors d’une enquête. Pourtant, personne ne viendrait le lui reprocher. Personne n’oserait accuser le brun d’être partial dans cette histoire. Parce que la mort d’un enfant atteignait n’importe qui.

S’il était vrai que l’enquête ne comportait aucun intérêt aux yeux du nippon dans les premiers temps, le fait était qu’à présent, il était sur le sentier de la guerre. Celui qui avait fait ça avait franchi une limite invisible qui le condamnait aussi sûrement que s'il s'était jeté du haut d'une tour. Il ne survivrait pas au passage de Jason. L’agent spécial le retrouverait, et il le tuerait. Même s’il n’était pas en position de légitime défense. Même s'il devait violer le règlement, pour ça. Parce qu’à ses yeux, c’était la seule chose à faire. Un monstre pareil ne devait pas être gardé en vie. Même pas s’il était enfermé pour le reste de ses jours…

A l’aide de gestes délicats, il examina le corps après l’avoir allongé sur le dos, et comprit très vite grâce à des abrasions au niveau du visage que le tueur avait tout simplement étouffé l’enfant en posant sa main sous son nez. Sa bouche étant couverte d’adhésif, le nez demeurait sa seule source d’approvisionnement en oxygène. Une fois celle-ci obstruée, il était mort en quelques minutes. Le tueur n’avait pas versé le sang de l’enfant, ce qui signifiait peut être qu’il n’était pas si sanguinaire que Rock l’avait cru. Néanmoins, cela ne changeait pas le fait qu’il avait étouffé Bryan.

Sur la poitrine de l’enfant, un papier avait été agraphé à ses vêtements, sur lequel étaient écrits les mots : « Il est trop tard. La prochaine manche commencera bientôt ». A cette vue, Jason serra ses poings et ses mâchoires en signe de frustration. Ce type prenait son pied, visiblement…

Il examina une dernière fois les lieux, puis ressortit en marchant lentement. Dès qu’il fut à l’air libre, il inspira profondément, comme pour se débarrasser de cette ambiance affreuse qui régnait dans le cabanon. Un légiste s’approcha alors du brun :
- Rokuro ? Jason Rokuro ?
- Oui, annonça ce dernier en s’allumant une cigarette et en tirant profondément dessus pour maîtriser ses nerfs. Qu’est ce que vous avez appris ?
- Mort par étouffement. Probablement une main plaquée sur…
- Depuis combien de temps est il mort ? Coupa Rock qui connaissait déjà ces infos.
- Environ cinq heures.

Cinq heures. Ce malade s’en tenait à ses « règles ». Douze heures pour retrouver un gosse. Après quoi, il en mourrait. Qu’avait donc bien pu faire cette Ai Kyouki pour s’attirer une telle haine ?
Les yeux levés vers le ciel, il expira sa fumée longuement avant de poursuivre :
- Vous avez trouvé quelque chose de particulier sur l’enfant ?
- A part le mot, non.
- Bon… Emmenez le corps au QG et faites faire une autopsie complète au plus vite. Je veux être sûr qu’on ne passe à côté de rien. Je rentre. Si vous avez besoin de me joindre, vous savez où me trouver… annonça t’il avant de s’éloigner, une lueur sombre dans le regard.

Il aurait bien aimé pouvoir dormir un peu. Mais la vision d’une telle scène de crime venait de lui ôter définitivement tout espoir d’y parvenir. Aussi, plutôt que de rentrer chez lui, il décida de retourner au QG. Peut être trouverait il quelque chose avec l’aide de Mei…
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