MOONLIGHTS
RPG Science-Fiction / Fantastique. Avatars illustrés. Tous âges et niveaux. Pas de minimum de mots.
2107. Terriens et Lunariens vivent dans la paix, sous le signe du partage et de l’évolution. Grâce à la lumière lunaire et aux sélénites, les humains commencent à développer les mêmes pouvoirs que leurs cousins. Pour la première fois cette année, après un siècle et demi d’histoire complexe entre la Terre et la Lune, le tirage au sort a désigné un Lunarien pour prendre la tête du Conseil de la Fédération Terrienne. La nouvelle est clivante : si certains y voient une belle progression à l’avenir, d’autres redoutent les contestations ou même des luttes de pouvoirs en ces temps troublés. Sous Terre aussi, chez les Endogées, les opposés s’affrontent, entre régression et idéalisme. Alors que chacun essaie d'avoir sa part du gâteau, votre aventure commence ici : qui serez vous ?

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La voie de l'éternité.
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Jeu 11 Mai - 22:18
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Sujet: La voie de l'éternité.


La voie de l'éternité



Les prairies lunariennes frémissent sous une brise immuable, descendant du cratère Kepler sur les rivages rocheux de l'océan des Tempêtes en agitant silencieusement les longues feuilles des hautes herbes d'hectares de plaines laissées en friche depuis des années, et retournant à un état paisible et sauvage, dépourvu des pas humains comme sélénites. L'océan est si vaste qu'une partie de ses habitants ne fut que trop heureuse de le laisser derrière eux, préférant le confort de la vie citadine et des transports rapides à l'isolement total offert par ces étendues infinies bleues-vertes, ondulant en longues vagues arrondies, mariage des océans terriens et du désert australien.

Le néant obscur de la nuit lunaire s'étend, immense et vide, au-dessus de son reflet végétal ondoyant à ses pieds. Les lumières des constellations, incroyablement vives aussi loin de toute forme d'éclairage artificiel, remémorent Zenon Vasz des plateaux ocres du Grand Canyon américain et de ses nuits solitaires. Intangibles à une telle distance et avec la faible épaisseur atmosphérique lunarienne, le docteur les voit défiler au rythme de la rotation du satellite et de l'univers.

Les nuits lunariennes sont cependant froides, notamment en ces lieux si vulnérables au vent ; et il ne peut s'abandonner à la contemplation de ce calme céleste indéfiniment, comme un invité attend la chaleur plus accueillante d'un toit.
  Tournant la tête, Zenon remarque cependant le regard de Konstantin Kamil lui aussi tourné vers les étoiles. Habiter sur la Lune n'habitue sans doute pas à des visions si fragiles, et la nature discrète du généticien doit résonner avec celle des lieux.
  Les deux hommes ne sont donc pas pressés par le temps. Ils traversent lentement le flot des ondulations des hautes herbes leur caressant les genoux et les paumes des mains, voyageurs esseulés dans une quête d'un îlot sur lequel se réfugier de la paix ambiante.

Celui-ci ne tarde malheureusement pas à apparaître - quoique sans indication, Zenon doute que Konstantin l'ait jamais trouvé, bien qu'il ne connaisse pas son don.

La plaine est gonflée ici, tranchée par une façade basse, presque entièrement dévorée par la végétation. Ailleurs, dans les antiques cultures nordiques et anglo-saxonnes d'une autre planète, ce tertre aurait aisément été confondu pour une tombe ou un lieu de culte païen ; mais en ces lieux reculés, les traces archéologiques ne gondolent plus autant la surface de basalte lunaire depuis plus de siècles que l'Humanité a pu enterrer elle-même sous ses sols.

La main du scientifique s'enfonce sans hésitation dans la frondaison d'herbes et de lierres, puis s'immobilise. Zenon se redresse, les genoux tachés de terre, se tourne vers son compagnon.

- Il y avait ici, datant d'une époque dont je n'ai pas retrouvé de traces, des ruines basses creusées dans la surface même de l'océan des Tempêtes que nous foulons. Pour une raison ou une autre, je n'ai pas trouvé de traces de civilisations datant d'après la colonisation humaine à des lieux à la ronde ; mais aussi, l'étendue de ces plaines induit paradoxalement une sensation de perte aussi bien physique que psychique, et il n'est pas si surprenant qu'une telle absence de relief ait fait fuir jusqu'aux pacifiques lunariens. Le sol structure aussi ceux qui y demeurent, après tout ; le confort du monde civilisé est bien plus alléchant et... Pratique.
  Des traces de civilisations n'en étaient que plus intéressantes, mais cela ne m'a pas empêché de les envahir et de les réhabiliter. Au moins en partie. Le réseau troglodyte qui s'étend sous nos pieds est inutilement grand, au vu des dimensions d'un simple laboratoire ; et les galeries sont trop étroites pour être empruntées confortablement par un homme.
  Mais si jamais une envie de spéléologie te prend, tu auras de quoi t'occuper, j'en suis sûr ! En attendant, nous nous contenterons des lieux que nous allons réaffecter.


Le rempart floral derrière Zenon s'est déchiré, dévoilant une griffure obscure dans le pelage mouvant de la plaine.



Dernière édition par Zenon Vasz le Mar 6 Juin - 20:35, édité 1 fois
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Ven 19 Mai - 22:38
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Sujet: Re: La voie de l'éternité.

Zenon & Konstantin

La voie de l'éternité

La Lune m'est à la fois étrangère et familière. Je n'y ai jamais résidé, du moins, pas plus de quelques mois. Je me suis toujours contenté de visites obligatoires et triviales lorsque j'étais enfant, et je me suis affairé à les écourter encore plus une fois adulte. Il y a donc encore beaucoup de chose que j'ignore de cet astre. En revanche, malgré sa part de mystère, j'ai toujours le sentiment d'appartenir à ce lieu. Malheureusement.

Eh, évidemment. Quand on a passé des années et des années à faire oublier qu'on était quand même à moitié lunarien –rien que ça-, se sentir bien sur cet astre pose un certain problème. Pourtant, je ne peux pas vraiment le nier, mais les paysages sont quelque chose d'assez extraordinaires. Ils le sont probablement car ils me restent étrangers, je suppose. Il n'empêche que je me retrouve là, trois pas derrière Vasz, le regard se baladant un peu partout comme pour inscrire dans ma mémoire la moindre poussière qui compose ce lieu. Inutile de préciser que je ne dis pas un mot. Je fais déjà à peine attention à où je pose mes pieds. Cela m'a d'ailleurs valu quelques frayeurs.

J'en oublie presque que je meurs de froid, mais le moindre petit coup de vent me fait automatiquement grincer des dents. J'essaie du mieux que je peux de ne pas y penser. Parfois, l'envie de tenter un début de conversation avec Vasz vient effleurer mon esprit, mais je rejette aussitôt l'idée. Les moments de contemplations sont faits pour être silencieux, laissant le dialogue au brin d'herbe.

Finalement, je crois apercevoir l'objet de notre quête, et je regrette presque qu'il ne fût plus loin. J'espère cependant toujours avoir Vasz sous la main dès que je dois m'y rendre. Ce n'est, pour ainsi dire, pas une chose aisée de le trouver. D'autant plus qu'un sens de l'orientation ne fait définitivement pas parti de mes options.

Nous arrivons proche de l'édifice, et je prends soin de rester en retrait. Je me contente d'écouter attentivement et non sans intérêt les explications du docteur. De temps à autre, j'hoche la tête, comme pour approuver quelque chose qui ne demande aucune approbation. Disons que je tente de montrer mon intérêt, qui pour le coup n'est pas négligeable. Je crois bien qu'il pourrait littéralement m'expliquer comment faire cuire des pâtes qu'il parviendrait à m'intéresser.

Je ne réponds pas grand-chose à ces explications. Enfin, je ne réponds rien du tout. Je n'ai pas grand-chose à dire, et je fais l'effort de lui épargner un "Je vois" des plus fades. Je prends mes précautions et reste à pas moins de deux pas de Vasz. Inutile de prendre une quelconque initiative, il connait bien les lieux.

-Ça change de l'atmosphère étouffante de l'université.

Je continue d'explorer les lieux du regard, n'osant pas vraiment y entrer. L'idée de travailler tout en étant coupé du monde me plait bien, je dois l'avouer. Je suis plus productif en me sachant relativement seul, et la présence de Vasz n'est ni comparable à celle de mes collègues, encore moins à celle de mes élèves.

-Comment êtes-vous tombé sur ce lieu ? D'ailleurs, vous avez choisi de vous installer ici pour la tranquillité, l'intérêt des lieux, ou y'a-t-il une autre raison derrière tout ça ?

Je chuchote presque, sans vraiment savoir pourquoi. J'ai beaucoup trop de questions, et je me retiens de ne pas toutes les poser brusquement. Enfin, du mieux que je peux. Pour une fois que je m'exprime, il n'allait pas m'en vouloir, si ?

-Vous avez déjà beaucoup travaillé ici ?

Mon regard se porte sur Vasz alors que je me frotte machinalement les mains presque violacées par le froid. J'aurais probablement dû sortir plus couvert, j'imagine.

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Lun 22 Mai - 21:46
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Sujet: Re: La voie de l'éternité.


La voie de l'éternité


L'entrée de l'antre béante et noire du laboratoire exhale une fragrance de terre et de pierres enfouies, son ventre attendant d'être envahi. Ses futurs occupants cependant, résistant au froid qui les y invite, tentent de s'accaparer quelques instants encore de la vie en suspens, cryogénique, des champs abandonnés de la mer des Tempêtes.
De la terre noire brouille les genoux et les paumes des mains du docteur Vasz, faisant face aux discrètes questions de son associé et invité. Il y ressent pourtant un empressement - celui d'une curiosité grandissante. Il ne peut non plus s'empêcher de sourire et d'être tenté de répondre aux remarques de son collègue.

- Les lieux sont paisibles, mh ?

Des raisons pour choisir ce lieu...
Zenon ressasse un souvenir, réponse sous forme de réminiscence. Son esprit s'égare, il ne compte pas donner d'explications plus précises. Le calme des lieux est un argument mince, mais suffisant.

- Et la spéléologie, cela va sans dire. La curiosité scientifique explique tous mes méfaits ! Entrons, ne laissons pas ces vieux gonds patienter plus longtemps dans le froid lunaire...

Le docteur Vasz, suivi du docteur Kamil, s'engage dans un corridor de roches grises, dont la froide austérité baignée de pénombre n'a pas tant à envier aux brises nocturnes.
Le dos courbé, menés par une marche vive, les pas des intrus résonnent, tel le chariot d'une mine, dans l'anonyme étrangeté du couloir exigu. Des langues charbonneuses, des hallucinations, semblent suivre et se laisser distancer par les maigres silhouettes, pressées par le silence de ne pas le briser.
Zenon devine la machine agitée de l'esprit Konstantin Kamil, à un souffle de lui, compressant et secouant férocement des questions sans réponses incapables de pénétrer l'obscurité ambiante ; il presse encore le pas, accélérant leur retour à la lumière.
Qui point finalement. Les deux hommes reprennent leur souffle. La promiscuité, l'aura des lieux opèrent une mystérieuse magie, un sortilège inexplicable dont tout le monde est soulagé de se libérer.

- La spéléologie est pleine de coins sombres, énonce le docteur Vasz pour briser le silence, les ailes de son nez trahissant un ricanement réprimé.

Il se trouve devant une porte aux allures agréablement artificielles et sophistiquées, deux linteaux métalliques et mats, aveugles, éclairées par deux LEDs rondes diffusant une douce lumière sur les contreforts torturés du corridor rocheux. Dans un bruit discret de dépressurisation, ils s'ouvrent d'eux-mêmes à l'approche des deux scientifiques.

- Maintenant, nous pouvons parler.
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Lun 22 Mai - 22:35
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Sujet: Re: La voie de l'éternité.




Zenon Vasz a eu une quantité non négligeable d'activités de variétés non moins importantes par le passé. Beaucoup de ceux ayant suivi son parcours s'émerveillent, avec une incrédulité et une méfiance justifiées, de la profusion de ses actes. Son laboratoire lunaire, comme beaucoup des autres, ne manque pas de faire preuve, dans une moindre mesure, d'une profusion similaire, difficile à imaginer pour un lieu réservé au professionnalisme prudent de la science.

La pièce, oblongue et traversée de colonnes , laisse deviner de recoins et de couloirs attenants par un jeu d'ombres projetées par les néons sinueux serpentant dans le dallage du plafond. Les murs carrelés, veinés de marbres blancs et gris, sont percés par endroits de tableaux abstraits ou clairs, se disputant l'espace avec des pages découpées, des toiles vierges ou parcourues de notes et de calculs, de quelques antiquités et d'un miroir ovale reflétant une collection de figures de cire - des silhouettes noires, vêtues d'imperméable noirs rehaussés de rouges et de brassard en-dessous des épaules, illustrés d'un symbole identique à celui de leurs boutons de manchettes et de manteaux. En les observant de près, on reconnaîtrait le sigle de l'USS ; mais en détaillant encore les statues faméliques, on pourrait supposer quelques changements dans leur tenue, opérés d'une main étrangère à l'artiste original. Les faces et les mains émaciées, décharnées, cadavériques, des figures d'ébène semblent crisper leurs muscles visibles à la vue d'une menace inconnue, ou masquée derrière une colonne épargnée par les croquis dévorant les murs. Une escouade de chevalets mime l'armée de soldats morts, dépourvus de toiles ; un évier avance sa lèvre de marbre depuis la frondaison que les instruments d'art défendent, sous l'égide d'une montagne de Nicolas Roerich.
Au fond de la pièce, en lieu et place d'instruments de recherche conventionnels, un piano élance sa carapace vernie.

L'étrange chaos du laboratoire laisse le docteur Vasz silencieux une fraction de seconde, lui permettant de se remémorer le contenu et la structure des lieux tandis qu'il traverse la salle. Il reprend finalement la parole.

- Je n'ai pas longtemps travaillé sur la Lune, en proportion avec Umbra ou Ys ; mais j'y ai effectivement beaucoup travaillé. Sur des recherches vraiment captivantes ! Certaines que nous poursuivrons, tant qu'à occuper les lieux. D'autres dont nous pourront peut-être parler, une fois que tu auras pris tes marques.
L'avantage d'un laboratoire, c'est son côté inexpugnable. À part la poussière, rien ne semble avoir dérangé les lieux... Je vais effectuer un tour de maintenance du matériel pour m'en assurer, mais nous pourrons bien vite embrayer sur du travail !


Zenon marque une pause, arrivé au niveau du piano noir, et se retourne vers son collègue.

- Quoique je comprendrais que tu veuilles profiter un minimum des réjouissances lunariennes. De toutes façons, nous avons été gracieusement invités à séjourner chez les Nilsson, et nous passerons sans doute les voir, lorsque l'envie t'en prendra.
Maintenant que nous sommes au calme,
ajoute-t-il en s'installant sur le tabouret à vis en face du piano, je peux aussi répondre à tes questions. Ou faire un tour du propriétaire. Ou ce que tu veux ! Qu'est-ce qui te presse le plus ?


Dernière édition par Zenon Vasz le Jeu 25 Mai - 23:52, édité 1 fois
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Jeu 25 Mai - 23:44
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Sujet: Re: La voie de l'éternité.

Zenon & Konstantin

La voie de l'éternité

Ces explications de me suffisent pas. Je suis certes naïf, mais venant de Zenon, une simple justification à base de banalités de suffiront pas à me convaincre. Enfin, un peu quand même. De toute façon, je n'ose même pas creuser un peu plus. Je doute pouvoir obtenir une réponse, et le monsieur doit sûrement avoir ses raisons.

Les lieux sont intéressants, quoiqu'un peu effrayant. La pénombre ne fait que rajouter une couche sur un mélange déjà bien noir. Sans un mot, je continue de suivre Zenon, ne manquant pas de promener mon regard sur le moindre détail qui compose ces lieux pour le moins atypiques. C'est probablement la chose la plus excitante que j'ai fait en cinquante-et-un ans, et cela doit probablement se ressentir. Zenon brise le silence avec une remarque que je n'arrive pas à analyser. Elle pouvait être sérieuse comme sarcastique. Dans le doute, je ne réponds rien. Dans le doute, ne jamais rien faire.

La porte se dressant devant moi a des allures d'un vieux film de science-fiction, ce qui n'est pas déplaisant, au contraire. Bien qu'encore à quelques pas d'elle, elle nous fait la fleur de s'ouvrir à notre arrivée. Je me sentirais presque privilégié dis-donc.

On finit par rentrer, et apparemment, il est l'heure de parler ?
A moins que nous étions sur écoute ?
Ou à moins que je sois à côté de la plaque. Oui, c'est sûrement ça !

La pièce qui s'offre à moi n'en est pas moins déroutante. Un peu trop, je dirais même. Pour un laboratoire aussi isolé, Zenon n'a pas lésiné sur la décoration. Je ne suis pas réticent à l'art, là n'est pas le problème. Au contraire, j'y suis même plutôt initié, quand on a eu pour figure maternelle une artiste constamment sous acide. Il n'empêche que ces toiles et autres objets artistiques ne font que renforcer l'aspect insolite et perturbant de ces lieux. Mais il suffit de se souvenir que ces lieux sont la propriété de Vasz pour relativiser la situation. Pour autant, la présence d'un piano ne manque pas de m'interpeller. Je ne pensais pas que mon comparse était aussi pianiste.

La hype est assez importante, en tout cas. Il a visiblement suffit que je capte les mots "recherches" et "captivantes" pour avoir envie de bombarder Vasz de question. Je suis sûr qu'il le fait exprès ceci-dit. Quoiqu'il en soit, nous nous approchons tous les deux du piano, et Vasz s'empresse d'occuper le siège adéquat. Il me pose une question, mais je dérive sur complètement autre chose malgré moi.

-Vous jouez du piano, vous aussi ?

Pas sûr que ce soit ce qu'il attendait comme réponse. J'enchaîne immédiatement, aucune envie de me faire réprimander ou même de le voir être exaspéré.

-Ce qui me presse le plus ? Euh… Les deux ?

Je rajuste mes lunettes, avec sur le visage probablement l'expression du mal être le plus total. Pourquoi est-ce qu'il me laisse le choix ? Tout se passait bien, jusque-là, je le suivais tranquillement, et voilà qu'on m'impose un choix. De l'action. On me pousse hors de ma zone de confort visiblement, hm ?

-Non, non, attendez. Les questions d'abord, on verra les pièces où je vais finir par me perdre après.

J'ai beaucoup trop de questions à poser pour pouvoir me décider.

-Au final, vous attendez quoi, de moi ? … Non, non, ça, je sais. Je sais pourquoi je suis là. Il n'empêche qu'à part des explications relativement floues, je n'ai toujours pas d'informations claires, nettes, et précises sur … Sur ce que vous comptez faire, vous. A quoi vous voulez aboutir, avec ces recherches. Disons que je n'ai pas forcément l'envie de me retrouver avec des problèmes avec la justice. Encore moins avec mon père.

Sauf si son projet me convainc suffisamment. Sauf que Zenon m'a déjà convaincu depuis le début, il est un peu trop tard désormais. Même si j'espère de tout cœur que mon père ne soit jamais au courant de rien.

De toute façon, je ne pense déjà plus à ça, bien au contraire : Je commence à paniquer, comme je le fais tout le temps, dans toute ma gloire et toute ma splendeur.

-D'ailleurs, je suis payé combien, au juste ? Et les horaires ? Week-end ? Vacances ? Je… Je sais pas moi, des trucs spéciaux qu'ils seraient bon que je sache ?

Parce qu'il est évident que c'est le moment pour s'en préoccuper.

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Ven 26 Mai - 14:15
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Sujet: Re: La voie de l'éternité.


La voie de l'éternité


Tendant le pied, Zenon tire à lui un tabouret - rectangulaire, originellement attribué au piano devant lequel il a pris place. Le garder tenait quasiment de syllogomanie, quoique son abandon pour un siège tournant, comme le docteur les préfère, revêt une nouvelle utilité pour son invité. Il le glisse de sous l'instrument vers le généticien debout comme un invité esseulé, perturbant le flot de ses questions. L'arrêtant complètement, lorsque le docteur Vasz se lève distraitement de son propre siège, et s'éloigne dans une salle attenante, laissant un Konstantin Kamil en plan, en conflit entre honte et vexation.

La cuisine est encore relativement propre, et Zenon n'a qu'à souffler sur la bouilloire pour lui rendre son aspect antérieur. Il la remplit à l'évier proche, l'eau chauffant rapidement durant les quelques secondes que la recherche de sachets de thé et de tasses lui accaparent.
Laissant le thé infuser, il détourne une table en formica sur roulettes, extraordinairement banale dans cet environnement particulier, de la pointe de sa chaussure, avant d'y poser coupelles et tasses fumantes et de la diriger vers la pièce centrale dans laquelle son invité l'attend.
La vingtaine de secondes s'avère suffisamment longue pour avoir interpellé la curiosité, ou l'inquiétude, du généticien, qui a eu le temps d'esquisser un mouvement dans la direction prise par le docteur ; l'arrivée de ce dernier semble cependant suffisamment incongrue pour le stopper dans sa démarche. La table est poussée entre les deux sièges, et Zenon reprend sa place sur le sien, interpellant Konstantin Kamil et l'invitant à s'asseoir à son tour.
Les incongruités feront de toute manière rapidement partie de son quotidien, et il ne devrait plus s'en formaliser bien longtemps.

- il n'y a que moi pour jouer du piano, dans mon laboratoire. Mais j'ai aussi un violon et quelques autres instruments qui patientent quelque part dans les combles, si nous en venons à nous disputer la place.

Le docteur profite de la confusion de son collègue pour souffler sur son thé et d'y tremper ses lèvres. L'oolong, légèrement sucré, lui permet de marquer une pause dans l'agitation du généticien lui faisant face, qu'il invite d'ailleurs d'un mouvement de tête à l'imiter.
Les deux hommes passent quelques instants silencieux, leurs tasses entre les mains, profitant de leur paisible chaleur. Konstantin semble recouvrir un calme relatif dans la contemplation des miroitements roux du breuvage.
Zenon profite du calme installé entre lui et son interlocuteur pour répondre à ses questions, de la manière qu'il trouve la plus appropriée à la dégustation d'un thé.

- Je n'ai pas arrêté d'être surpris et exaspéré de ta réserve quant à toutes ces questions, et suis bien content que tu leur permettes enfin de s'échapper. J'aurais presque cru que tout cela ne t'intéressait pas !

Un sourire moqueur souligne le sarcasme amical.

- Sinon pour des horaires et un salaire plus intéressants que ton ennuyeux poste d'enseignant. Tu n'auras pas trop à t'en préoccuper, tu seras forcément mieux rémunéré qu'en tant que professeur, et tes heures seront forcément bien pires. Ahaaah !...

Son court rire passé, Zenon reprend sa respiration.

- Dans le sens où elles seront plus nombreuses, s'entend. Pour un bourreau de travail, rien d'insurmontable. Et je ne parle pas non plus des horaires que je pratique, je ne demande rien d'inhumain ! J'espère même que tu viendras à tant t'éprendre de tes travaux que tu fixeras de toi-même une charge de travail qui me conviendra. Autant se faire confiance...
Au niveau de ton travail, tu m'aideras officiellement dans mes recherches sur les amplifications bioniques. Un  poste très bien payé, comme financé par l'Armée et les organismes médicaux d'Ys, qui vaut à lui seul ton salaire et le fait que je puisse payer la plupart de hôtels et restaurants desquels tu pourrais vouloir vivre le temps de ton contrat. Un temps indéterminé, pour l'instant.


Devant l'air inquisiteur de son interlocuteur, Zenon se permet de détailler avec un sourire entendu.

- Je n'ai pas que des activités cachées ou illégales, que crois-tu ! Mais effectivement, ce n'est pas le plus passionnant de l'histoire. Quoique la mise au point de moyens de contrer les syndromes de rejet dont souffrent certaines personnes aux conditions précises, ou l'élaboration de mémoire annexe pour les patients atteints d'Alzheimer... L'humain bionique est une quête encore loin de sa fin et pleine de rebondissements ! Mais c'est aussi une quête que j'ai un peu délaissé depuis quelques temps. Ce qui justifie que j'aie besoin d'un associé pour m'y replonger.
Enfin, revenons sur le plat de résistance. La bionique, c'est bien. Mais l'une des branches les plus prometteuses, les plus innovantes, et des plus affectées par la découverte des Lunariens, est la génétique.
Je devine tes sourcils qui se lèvent. La génétique n'a pas été abandonnée, ou délaissée, suite à la colonisation lunaire ; tu ne serais pas là pour que j'en parle si c'était le cas, mh ? Elle n'a que délaissé l'Humain, l'Humain dans ce qu'il a d'inhérent.
Les dons, dus aux Lunariens et leur astre dans lequel nous parlons maintenant, sont plus riches, ont plus d'applications, demandent plus à être compris que le vivant tel que nous l'avons appréhendé et analysé des milliers d'années durant... C'est une grossière erreur. Tu as lu l'Homonculus, n'est-ce pas ? S'intéresser aux Lunariens en admettant qu'ils sont différents des humains est une erreur. Ils fonctionnent de manière similaire, et tout comme eux, les humains ont accès aux dons, s'ils sont placés dans des conditions similaires à celles des Lunariens.
Humains et Lunariens sont une même face d'une pièce que beaucoup voient à deux côtés. Ils sont issus de la même origine, de la même espèce. Ce sont les dons qui leur sont extérieurs ; tout comme les mitochondries pouvaient l'être aux organismes de la genèse terrienne. Les Lunariens vivent juste avec ces dons, et ont été façonnés par eux, depuis plus longtemps que les résidents de la Terre.

Je m'intéresse à la vie.

Les paroles du docteur se suspendent une fraction de seconde... :
 

La vie dans ce qu'elle a de plus bas, de plus binaire et mathématique. De plus malléable. Dans ce qu'elle définit comme un homme ou une bactérie, comme l'extase ou l'ennui, de vivant, mort ou minéral.
Comme tu as lu l'Homonculus, tu sais ce que je pense qui définit un être humain, dans ce qui lui est indispensable jusque dans ses moindres détails. Et bien, c'est exactement sur cela que nous travaillerons. Sur la compréhension de ces détails.


Le docteur pose sa tasse, souriant. Le thé entamé renvoie une image orangée de son propriétaire.

- Et sans doute sur leur conception. Leur modification. Leur création. Sans aucun but particulier : juste pour que nous apprenions, tous deux, à jouer aux savants fous. À choisir les faces des dés que d'habitude nous lançons, si tu veux.
Je suis sûr que nous trouverons des applications aux moyens que nous mettrons en place pour ces expériences, n'est-ce pas ? Si nous réussissons à écrire les règles que la vie nous dicte, je suis certain que chacun y trouvera son bonheur.
Aussi destructeur qu'il soit, bien entendu... Mais ce n'est pas mon genre de brider la science à ce que l'Humain peut en faire.


Satisfait de sa réponse, Zenon ajoute après un instant de réflexion :

- Cela ne doit pas t'empêcher de poursuivre les projets que tu souhaites en parallèle. Profite un peu de la chance que tu as, l'ami ! Tu travailles avec le scientifique fou de ton époque, tu as tous ses moyens à portée de mains ! Ce serait dommage de ne pas en profiter, mh ?
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Dim 28 Mai - 21:52
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Sujet: Re: La voie de l'éternité.

Zenon & Konstantin

La voie de l'éternité

J'ai un peu de mal à suivre les conversations que je peux avoir avec Zenon. Ça semble si décousu, et surtout si éloigné du schéma traditionnel que je tente encore de mémoriser et de m'accaparer. Sans même prendre le temps de répondre à mes questions, il me laisse là, dans un état plutôt perdu et bien désorienté. Dois-je le suivre, ou … ? Je lui laisse une vingtaine de secondes de doutes, puis finis par le suivre. Chose bien inutile, puisque le revoilà.

Avec du thé. Je ne dis pas non.

Je m'assois comme convenu en face de lui, toujours plus perturbé par ce silence. La coutume exige qu'on réponde aux questions qu'on pose si je me souviens bien. Même si ce n'est pas le genre de la maison ici, je ne refuserais pas un peu de repères stables. Je dois néanmoins me faire à cette situation, il est peu probable que ces comportements cessent du jour au lendemain. En tout cas, ça me permet de prendre mentalement des notes sur l'individu, même si le tri sélectif s'opère vite, et que mon incompétence à analyser le comportement humain oblige ma mémoire à ne se souvenir que d'un élément : Vasz est musicien. Et si j'ai bien compris, un musicien bien plus accompli que moi.

Je ne réponds rien et me contente de prendre ma tasse, fixant pensivement le fond sans oser le boire pour le moment. Au final, je finis par me calmer un peu, lâchant un long soupir presque inaudible alors que je me décide enfin à boire un peu, les yeux clos, profitant simplement des quelques secondes de répit qu'on m'accorde.

Jusqu'à ce qu'il fasse preuve de sarcasme. Et quand bien même j'arrive à comprendre qu'il n'y avait rien de méchant là-dedans, je reste un peu vexé, probablement car j'estime qu'il a plutôt raison.

Mais au moins, me voilà plus ou moins rassuré sur la moins importante des questions. Être payé plus n'est pas un but en soi, mais je ne vais pas me plaindre. Quant à l'idée de travailler plus … Ca m'enchante plus que ça ne m'inquiète. Et corriger des copies n'est pas un travail des plus gratifiants. Je ne peux qu'acquiescer d'un bref mouvement de tête ses dires. Travailler longtemps sur un sujet passionnant relève plus du loisir que de la tâche, après tout.

Je tique néanmoins sur le mot officiel, redoutant un peu l'officieux qui va probablement suivre dans son discours. Sa pause ne fait qu'accentuer mes peurs. Son sourire aussi, d'ailleurs. Il n'empêche que mon intérêt est à son paroxysme, et c'est le regard baissé que je tente d'analyser le mieux possible la situation. Au final, j'ai le droit à un résumé de son point de vue, point de vue que je ne peux que partager. Une chose est sûre, c'est qu'il pourra compter sur moi pour ses travaux.

Il est évident que la génétique me passionne. Elle me passionne suffisamment pour que le moindre sujet tout juste relié à ce domaine trouve grâce à mes yeux. Elle est cependant d'autant plus intéressante quand le sujet en question vous parle directement. Ces paroles me renvoient directement au visage ma bêtise et mes erreurs. Je n'en toucherai pas un mot ceci-dit, même si je présume qu'il doit en savoir une chose où deux. J'ai toujours cherché à cacher la moitié de ma généalogie lunarienne, chose encore d'actualité. Je trouve une certaine légitimité à ce comportement quand j'avais quinze ans, mais j'ai bien conscience de son absurdité désormais. Au final, seules les aprioris et les tensions politiques me poussent à encore nier cette partie de moi. Chose assez paradoxale pour quelqu'un qui clame n'en avoir que faire de la politique. Chose encore plus idiote du point de vue de Zenon. Pourquoi nier ce métissage, qui au fond, n'en n'est pas tellement un ?

Je finis rapidement mon thé, et pose la tasse vide devant moi. Je reste toujours aussi incapable de regarder en face mon interlocuteur, mais chaque chose dans son temps. La réelle question est : Ai-je au moins l'étoffe d'un quelconque savant fou ? Je me permets au moins de reconnaître mes qualités purement scientifiques, et je me sais capable d'assez grande réflexion et logique. Pourtant, je ne me suis jamais aventuré hors des chemins battus. Même sur les frontières entre l'herbe et ce chemin, je n'y posais pas le pied. Non, j'ai toujours marché au milieu, irréprochable mais parfaitement oubliable. Ce comportement a forcément une source, et encore, celle-ci pose problème. Etait-ce un manque de curiosité de ma part, ou une réserve et une timidité paralysante ?

A cette question, je réponds sans hésitation par la deuxième option. Et maintenant, voilà qu'on me tend presque la main pour me sortir de là.

Vasz venait de finir l'intégralité de son discours, et je restais silencieux. Aucune panique de s'agite au fond de moi; simplement une intense réflexion. J'ai tellement redouté ce genre de moments. Qu'on m'offre la possibilité de sortir des gonds de l'université. Maintenant que j'y suis, la proposition me paraît bien plus intéressante.

L'air toujours aussi nerveux, je finis par briser le silence. J'ai bien dû rester inerte pendant une minute. Peut-être deux ? Il aura néanmoins eu la décence de me laisser mon temps de réflexion.

-Ça serait dommage, en effet.

Je fais machinalement craquer mes doigts, le regard perdu ailleurs.

-Je… Je crois que vous vraiment fait le bon choix. En me choisissant, je veux dire.

Pas sûr qu'il ait besoin d'une confirmation.

-Vous m'exposez un sujet auxquels je suis sensible. Probablement car il me concerne, d'ailleurs. Et si ce n'était pas pour la discrétion et la morale, je vous garantis que j'aurais déjà bossé sur un sujet similaire. Par pure curiosité.
Mais voilà. Vous le savez déjà, je n'ai jamais vraiment osé quoique ce soit. En revanche, j'ai toujours eu des questions, questions auxquelles je répondais par des hypothèses que je ne vérifiais jamais. Ces questions sont sensiblement proches de celles que vous voulez élucider avec mon aide.


Une pause.

-Pour faire simple, vous me demander de travailler sur un de mes domaines de prédilections tout en explorant des thèmes qui m'ont toujours interpellé sans que je puisse m'y aventurer pleinement. A ce stade, ce n'est plus mon attention que vous avez, mais l'assurance de mon dévouement.
Je suis parfaitement à jours, scientifiquement parlant. Je maîtrise les dernières technologies qui peuvent nous être utiles et je suis au courant de toutes les avancées récentes, en particulier dans mon domaine. Je saurais sans nul doute exécuter ce que vous me demander.


Non, attend, pas comme ça.

-… Et prendre des initiatives.

Rah, ça sonnait presque bien jusque-là.
J'esquisse vaguement un sourire, signant le premier moment où l'on pourrait me considérer comme à l'aise.

-Et puis, cela fait trop longtemps que j'ai du temps à perdre. L'ennui stimule l'imagination, comme on dirait. Et sachez que la mienne s'est toujours dirigée vers la science.

En y repensant, la dernière fois que j'affirmais aussi fièrement une idée, cela devait être dans une lettre de motivation, à dix-sept ans, en panique totale à l'idée de trouver une école qui me correspondrait un minimum.

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Mar 6 Juin - 21:39
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Sujet: Re: La voie de l'éternité.


La voie de l'éternité


- Ah...

Zenon Vasz fait face au regard de Konstantin Kamil, posé sur lui. Clair et lucide, empli d'une détermination limpide.
Enfin...
Que n'a-t-il pas fait pour mériter un jour le regard de la volonté, soutenant le sien ? Celui des esprits libres observant, prenant en main l'exploration de leurs propres questions ?
Zenon a confronté des milliers de regards différents au cours de son existence ; du mépris, au désarroi, à l'anxiété, à la colère et à l'aigreur, à l'ennui, l'incrédulité et l'incompréhension, à la satisfaction de qui juge de l'utilité d'un outil, à la compassion de ceux cherchant un sens à une vie qu'ils ne connaissent pas, à la panique de qui cherche à fuir une conversation, un lieu et une idée s'implantant dans leur esprit ; à l'intérêt, l'horreur et l'envie, à la témérité, à l'orgueil, à l'obstination, à l'aveuglement, à l'hésitation, et la folie.
Parfois à la confiance. À la reconnaissance. Zenon sent un prix, une valeur pesant sur ces sentiments, rares, et si chèrement ressentis.
Il soutient désormais le regard de l'assurance qu'il a aidé à bâtir.

- C'est cela même, Kamil. Dégage-donc ton regard, comme nous sommes ceux qui pavons les sentiers que les autres peuvent choisir d'emprunter. Nous ne voyons peut-être pas ce qui nous attend, mais nous le découvrirons pour ceux qui oseront nous suivre... Peut-être le monde entier.

Mais l'heure n'est pas aux émotions.

- Mais l'heure n'est pas aux grandes découvertes ou aux envolées lyriques, ne m'en déplaise... Avant, il faut déjà que tu prennes tes responsabilités dans les travaux officiels. Et pour moi, de voir tes méthodes de travail : j'ai un peu à me remémorer et apprendre, aussi.
Et peut-être encore avant, de nous installer. Le ménage n'attend pas ! J'en profiterais pour te détailler tes activités, que nous commencerons dès la fin de cette nuit. Nous aurons peut-être même le temps de vérifier l'état de ce piano ?


Le docteur s'est levé de son siège, contournant le lourd instrument, pour rejoindre le mur du fond de son laboratoire. Des moniteurs s'éveillent paresseusement, clignotant comme les yeux à facette d'un insecte géométrique.

- Ici, coupés du monde, nous avons tout le temps de tout faire. Toi, plus encore que moi. Maintenant que tu as un laboratoire à ta disposition... Et aussi longtemps que tu le rejoins silencieusement.

Le scientifique marque une pause. Il se tourne vers le généticien qui l'attend, l'air grave suspendu au-dessus du piano noir.

- Rappelle-t-en, Konstantin... Aucun bruit dans le couloir menant au laboratoire. Ce n'est pas pour rien que ceux qui le traversent ont la sensation de ne pas devoir en émettre...

Sa main caresse lentement la carapace lustrée et poussiéreuse de l'instrument silencieux.

- Ici, beaucoup de choses paraissent incompréhensibles. Et cela ne se limite pas à ce que nous découvrirons.
Mais parlons de cela en rendant les lieux habitables. Rendons-leur leur gloire, n'est-ce pas ?


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