MOONLIGHTS
RPG Science-Fiction / Fantastique. Avatars illustrés. Tous âges et niveaux. Pas de minimum de mots.
2107. Terriens et Lunariens vivent dans la paix, sous le signe du partage et de l’évolution. Grâce à la lumière lunaire et aux sélénites, les humains commencent à développer les mêmes pouvoirs que leurs cousins. Pour la première fois cette année, après un siècle et demi d’histoire complexe entre la Terre et la Lune, le tirage au sort a désigné un Lunarien pour prendre la tête du Conseil de la Fédération Terrienne. La nouvelle est clivante : si certains y voient une belle progression à l’avenir, d’autres redoutent les contestations ou même des luttes de pouvoirs en ces temps troublés. Sous Terre aussi, chez les Endogées, les opposés s’affrontent, entre régression et idéalisme. Alors que chacun essaie d'avoir sa part du gâteau, votre aventure commence ici : qui serez vous ?

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Bloqués à Terre !
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Lun 17 Avr - 22:09
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Sujet: Bloqués à Terre !
Gildas Nilsson est partout.
Envahissant les allées, inondant les quais, porté par une de voiles rectangulaires et cartonnées par les manifestants usant et abusant de son image.
Nilsson est omniprésent, et Zenon ne peut plus supporter de le voir partout. Tranchant d'un pas agressif la foule tonnant comme des lames sur des coteaux rocheux, il s'est réfugié dans la première boutique suffisamment vide, traînant derrière lui Konstantin Kamil. Blouse et cheveux roux s'engouffrent dans un restaurant typique des ports et zones de transit, aux prix si douteux que le terme de receleur de nourriture pourrait remplacer celui de restaurateur exotique.
Zenon fait immédiatement signe au comptoir de leur apporter la carte et prend une chaise devant la table la plus proche des cuisines, de fait celle la plus éloignée du brouhaha extérieur filtrant au travers de la porte que lui et Konstantin vienne de franchir. Sous son masque, ses sourcils se froncent, cherchant à focaliser de nouveau son esprit répandu sur tous les détails inintéressants qu'il a pu capter en coupant à travers la foule de voyageurs venant de la Lune.
La politique le laisse habituellement de marbre, mais il s'avoue volontiers que ces manifestations lui tapent sur le système. Quel but servent-elles, d'ailleurs ? Sont-ce des manifestations de joie ? Il n'a pas aperçu de détracteurs avérés au nouveau président du conseil fédéral, et admet donc que ceux-ci, en sous-nombre, craignent de se faire lyncher, ou plus raisonnablement ignorer, et fondre dans la foule à leur tour.
Un spatioport représente un lieu symbolique à envahir pour l'élection du premier Lunarien à un siège du pouvoir Terrien, mais le sens commun ne devrait-il pas primer, et jeter tous ces gêneurs loin des espaces publics de transit ?

Une servante arrive déjà avec deux cartes. Le restaurant est presque vide. Mais aussi, il est 14 heures. Douze minutes. Trente-huit -
Zenon relève la tête de la carte du restaurant posée entre ses coudes. Son nouvel associé lui fait face, aussi mal à l'aise qu'à l'accoutumée. Son regard est cependant inquisiteur.
Que devait-il savoir, déjà ?

Le vieil homme joint ses mains après un craquement d'épaules manifestant son propre agacement ; il garde cependant un visage de marbre. Si le généticien est capable d'un minimum d'initiative, il le questionnera assidûment sur la raison pour laquelle il se trouve lui-même cerné par une foule de militants avec lesquels il n'a pas grand chose à voir ; et Zenon préfère garder le contrôle de la discussion.
Quoique la curiosité de Konstantin Kamil serait elle-même source d'informations.

- Tsh ! Mille trois cent imbéciles pour parsemer les quais de leur inactivité, et pas moyen d'avoir une navette à l'heure.

L'obligation de passer par le spatioports pour voyager dans l'espace est justifiée - laisser les civils calculer eux-mêmes leur trajet serait une horrible erreur de sécurité - mais si le gouvernement terrien avait jamais prêté un minimum d'intérêt pour la création de bases orbitales sur un anneau de transit au niveau de l'Équateur, ce genre de congestions n'aurait pas autant lieu !

- Encore heureux que je connaisse un peu de monde pour nous dépanner d'un transport privé. Mais cela nous laisse encore une heure pour choisir notre menu.

Zenon lève son regard masqué vers son interlocuteur, un sourire naissant sur ses lèvres.

- Kamil ? Choisis vite, j'ai d'autres sujets de conversation à fouetter.
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Mer 19 Avr - 12:56
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Sujet: Re: Bloqués à Terre !

Zenon & Konstantin & Lorelai

Bloqués à Terre !

Cette journée ne s'annonçait pas particulièrement agréable. Beaucoup trop de monde dans les rues et les quais. Je ne supporte déjà que difficilement mes élèves, j'ai du mal à envisager une journée complète entourée de manifestants hurlant et se marchant les uns sur les autres. Mais soyons positifs, j'avais au moins un atout : Vasz est juste devant moi et s'occupe d'écarter la foule, et je me contente de le suivre de près, évitant à tout prix de le perdre.

J'ai tellement de mal à me concentrer sur le moment présent à cause du bruit et de la foule que je mis de longue seconde à me rendre compte que nous étions rentrés dans un restaurant. Pas que cela ne me dérange. De toute façon, cela ne changerait rien, puisque je n'oserais pas me plaindre. Mais au moins, nous voilà quelque peu éloigné de la foule. Parfait.

Je m'assois en face de Zenon, mais je ne parvins pas à le regarder en face, me contentant de fixer intensément le menu. A peu de chose près, la scène se rapproche d'un dîner romantique, moi dans le rôle de la jeune fille timide et frêle. Sauf que nous sommes dans un lieu bondé, bruyant et hors de prix, et que mon compagnon se rapprochait plus de mon grand-père que de Roméo.

Mon regard se tourne vaguement vers l'extérieur, et me rappelle à quel point je hais la politique. C'est un concept bien trop compliqué pour moi, et mon avis se limite à d'utopique respect et amour des autres. De manière générale, j'essaie d'y échapper, et je n'élargis que rarement mon champ de vision au-delà de mon entourage proche.

Chose un peu ironique, quand on sait que mon papa est un proche de Nilsson. Il n'est peut-être pas aussi connu que lui, mais son nom, bien que secondaire, reste important, et gravé dans l'histoire. Je n'ai rien contre Nilsson, encore moins contre mon père, mais j'ai juste cette vague impression d'être à des années lumières de ce milieu. Heureusement que mon frère contrebalance la situation, et s'aligne fièrement au côté de mon père. Au moins, ça m'évite trop de pression, et me permet de me cacher au fin fond d'un laboratoire. Bien que ma situation familiale est pour le mon complexe –entre une mère décédée et un père et un frère m'en voulant un peu pour mes choix de vie- je ne remercierais jamais assez mon père d'avoir laissé ses enfants en dehors de la politique pendant un long moment. Erwin a fait le choix de s'exposer, comme j'ai fait le choix de ne pas exister.

Et voilà où me mène ce choix : Dans un restaurant, avec un vieux monsieur un peu trop étrange pour le reste des clients à en juger les regards qui se posent sur notre duo.

Vasz exprime à voix haute le même mécontentement que je ressasse intérieurement. Je me contente d'hocher la tête sans rien dire. Je ne suis pas quelqu'un de loquace, et souvent, Vasz meublait très bien les silences sans mon intervention.

Sa dernière remarque éveille ma curiosité.

-Vous connaissez beaucoup de monde ?

A sous-entendre beaucoup d'autres questions. Qui ? Quel genre de monde ? Des gens fréquentables, ou du moins, plus fréquentable que vous ? Pas le temps de bavarder, il me presse pour que je choisisse, et il a bien raison. Je suis du genre très lent.

Après quelques minutes de comparaison des plats, je finis par prendre le moins cher, non seulement car décider n'est clairement pas mon fort, mais que je refuse de payer trop cher pour un plat que je ne mangerais qu'à moitié. Ce sera toujours mieux que mon habituel régime alimentaire ceci-dit, qui est une honte pour tous les slogans publicitaires en faveur d'une alimentation équilibrée.

-J'imagine que vous n'êtes pas le genre de personne qui se préoccupe beaucoup de la politique.

"Et qui ne se préoccupe pas beaucoup des normes sociales non plus" Conclue-je intérieurement. Il y avait, pour ainsi dire, beaucoup de regards posés sur nous, et j'avais une sainte horreur de ça. Je soupire, et reporte mon intérêt sur la foule.

-Moi, ça me passe au-dessus de la tête.

Nos plats arrivent quelques minutes après. C'était plutôt rapide. Chose compréhensible quand on regarde les plats en question. Je m'abstiens de tous commentaires et commence à manger.

-Une heure ici, ça va être long. Encore plus qu'une heure de cours. Et vous savez à quel point elles peuvent être longues pour moi.

J'aimerais dire que je rigole, mais c'était trop vrai pour être simplement un trait d'humour faisant référence à notre première rencontre.

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Mer 19 Avr - 17:04
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Sujet: Re: Bloqués à Terre !
Zenon reste silencieux. Son associé, semblant jusqu'alors avoir trouvé une enclave en ce restaurant dans lequel apaiser le stress accumulé en traversant la foule, manifeste de nouveau des signes de gêne au vu des regards tournés vers le couple particulier que les deux hommes forment.
Cela n'empêche pas le généticien de tenter d'amorcer une conversation maladroite, à laquelle Zenon reste assez hermétique. Il observe attentivement un autre couple, situé deux tables à gauche de la leur, derrière une cloison noir en simili-bois, qui les contemple eux aussi. L'homme et la femme, d'âges mûrs, pourraient être venus dans l'espoir de voir atterrir un fils à la poursuite d'un diplôme en aéronautique ou en astronomie, le climat lunaire et son atmosphère moins restrictive que celle de la Terre favorisant ces secteurs et attirant les étudiants suffisamment brillants ou aisés pour se permettre un voyage régulier entre la planète et son satellite.
Ni l'homme grisonnant et bedonnant, ni sa femme maniérée et coquettement maquillée ne semblent remarquer être le centre de l'attention de quiconque, bien entendu. Au contraire, une jeune femme en robe florale, assise en face de Zenon, semble de plus en plus agitée, rapprochant instinctivement son sac à main chamois posé sur la petite table vers elle, comme si le sourire vague du vieil original lui était adressé et son masque de fer tourné vers elle à dessein.
Plus son regard vaque sur les quelques autres clients du restaurant, plus le silence se fait pesant. Amusant et efficace effet de sa présence.

Konstantin marmottant encore à propos du temps qu'il fait, Zenon lâche un soupir d'exaspération et se redresse sur sa chaise, tournant son masque vers son interlocuteur gêné.

- Ah, Konstantin Kamil, je te croyais plus curieux. Est-ce la présence de quelques voyeurs qui détourne ton intérêt des travaux que compte mettre entre tes mains ?

En disant cela, Zenon lève légèrement le menton vers la jeune femme derrière Konstantin et sourit un peu plus encore. Celle-ci quitte précipitamment et sans trop de discrétion sa table, laissant un fond de smoothie derrière elle, ainsi que son portable.
Zenon pense une fraction de secondes à l'interpeller pour lui faire remarquer son oubli, personne ne semblant vouloir esquisser un mouvement pour l'aider. Mais en restant lucide une fraction de seconde, il devient évident que cela ne ferait que le distraire, et gâcherait l'effet du départ de la demoiselle. Après tout, il lui suffira de la retrouver dans la foule pour lui rendre plus tard.
Oui, ce sera même du meilleur effet. Zenon ne montre donc aucun signe d'avoir remarqué quoi que ce soit, ni même d'avoir prêté attention à la jeune femme à la robe à fleurs. Cela pourrait distraire Konstantin, et il n'en a pas besoin.

- J'espérais que nous pourrions parler de sujets de scientifiques, comme aux dernières nouvelles, nous en sommes ; mais si tu t'intéresses tant à moi, voici des réponses à tes questions sans substance. Merci beaucoup.

Le serveur ayant apporté une carafe d'eau perlant de gouttelettes offre un sourire aimable au remerciement et à l'acquiescement poli du vieux scientifique, avant de retourner aux cuisines. Zenon concentre de nouveau son attention sur Konstantin Kamil.

- Je connais beaucoup de monde, notamment beaucoup de monde qui ne voudrait pas me connaître. En l'occurrence, ce n'est pas le cas de la personne qui nous a galamment invité à partager un voyage à bord de sa navette, et qui est un très vieux sénateur reconnaissante d'avoir pu expérimenter la chirurgie laser il y a quelques années lorsqu'il souffrait d'un cancer plutôt territorial. Une personne charmante avec ses proches, méprisable du point de vue des autres, et probablement trop aisée pour son bien comme celui de ses détracteurs, mais le critiquer sur son train de vie n'a pas de sens, alors que celle-ci approche de son terme.


Une tranche de tomate suspendue à sa fourchette oscillant légèrement au bout de ses doigts, Zenon prend quelques secondes pour mâcher correctement sa salade de saison.

- Je ne suis effectivement pas très versé dans la politique ; c'est une science à laquelle je ne me suis guère intéressé, mais pas tant par ennui que par sécurité. C'est un domaine dans lequel on se fait bien trop vite connaître, et très rarement ignorer. Mais je comprends aussi ton opinion ; après tout, tu y vois aussi une source de conflit, n'est-ce pas ?
 Et une heure ici ne serait pas aussi long si tu n'essayais pas d'échapper aux sujets intéressants... Confrère. Pendant que tu regardes ton assiette refroidir, je vais te guider, si c'est tout ce qu'il te faut : comment vont tes recherches en génomique ? Qu'as-tu retenu d'Homonculus, comme j'assume que tu as lu cet ouvrage parmi ceux que j'ai pu publier ? Et, plus subjectivement, à quoi t'attends-tu de devoir effectuer, de découvrir, en travaillant avec moi ?


Zenon profite de sa tirade pour remplir les deux verres d'eau. Autour d'eux, les autres clients se sont plongés dans un silence sépulcral - ses paroles, entendues par tout le monde, semblent avoir diffusé une ambiance aussi curieuse qu'inquiète.
Les coins de ses lèvres s'étirent. Attirer l'attention fait définitivement partie des loisirs les plus captivants de son étrange détention.
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Jeu 20 Avr - 22:23
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Sujet: Re: Bloqués à Terre !

 
 
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Bloqués à Terre
Zenon & Konstantin & Lorelai
Une bien vieille ritournelle prenait possession de l’esprit de Lorelai à chaque fois qu’elle rentrait en Lunaria. Une sorte de nostalgie inévitable qui ne naissait certainement pas dans l’inconscient de la jeune femme : elle en connaissait toutes les raisons. Elle était bien souvent impatiente de trouver une excuse pour retourner dans sa ville natale. Parce qu’au delà de l’aspect héritage, souvenirs parfois difficiles, elle pouvait profiter de la maison de son enfance, seule, en toute tranquilité. En vérité, elle était même la seule à y vivre la moitié de l’année, depuis la fondation de son journal. Elle se bénissait d’avoir défini dans sa ligne éditoriale qu’ils se chargeaient autant de la Terre que de la Lune, les raisons pour rentrer sur la planète qui l’avait vue grandir étaient nombreuses. Ce coup-ci, comme bien souvent, Lorelai escomptait bien trouver une raison à son voyage au cours même de celui-ci. Ils avaient de toute façon assez peu de reporters sur la Lune, alors qu’il s’y passait beaucoup de choses, en particulier depuis l’admission de son père au sein du conseil de la Fédération. L’enfant Nilsson tâchait de ne pas trop y penser. Elle secoua ses ondulations d’ébène à cette idée, avant de poser son regard sur la foule qui occupait le spatioport terrien. En bonne militante qu’elle était, elle aurait certainement dû s’attendre à voir les grands axes de transport et de communication occupés. Ceci dit, elle n’était même pas sûre de déceler s’il était question ici de contestataires anti-lunariens ou de ses compatriotes, justement.

La fille Nilsson poussa un soupir, et se félicita d’avoir comme à son habitude pris le parti de voyager discrètement. Il aurait été malvenu pour elle de se présenter sous son jour le plus élégant, celui qu’elle arborait lors de ses années à travailler auprès de son père, lorsqu’elle était encore une icône du mouvement réformiste Lunarien. Elle se cacha sous la capuche de son sweat à dix balles, tira d’un coup sec sur sa valise trop élégante pour sa propriétaire, et se diriga d’un pas décidé vers le premier restaurant qu’elle aperçut. Si elle devait attendre pour attraper une navette sans risque, elle en profiterait au moins pour se remplir la panse. Avec le temps, Lorelai avait pris l’habitude des voyages spaciaux, et elle pouvait les affronter en toutes circonstances.

De la tarte. Elle avait envie de tarte, peu importe le contenu. Ces mets lui rappelaient sa mère et, étant données les circonstances, elle avait besoin d’un aliment réconfortant. Lorelai allait s’adresser à un serveur pour être placée dans la salle déjà trop bondée pour elle, lorsqu’elle aperçut une touffe de cheveux roux caractéristique que, même des années plus tard, elle pensait reconnaître. A vrai dire, elle était assez sûre d’elle, mais elle voulait être sûre de son effet. Un coup d’oeil plus appuyé confirma ce qu’elle pensait : c’était le rejeton Kamil qui se trouvait là, avec un homme pour le moins étrange. Elle le reconnut, au delà de sa chevelure flamboyante, à sa posture, et cette impression qu’il donnait de vouloir fuir à tout prix.

Le serveur se manifesta auprès de Lorelai, comme pour attirer son attention. Elle lui demanda de servir «une tarte, n’importe laquelle» à la table où se trouvait le jeune Kamil, et se dirigea discrètement, dans son dos, vers ce dernier. Tous deux avaient passé pas mal de temps ensemble dans l’enfance, et même jusqu’à ce qu’elle quitte le service de son père. La journaliste avait plus ou moins perdu contact avec tous ceux qui étaient liés à Gildas à cette occasion, de toute façon. Mais Konstantin n’était pas quelqu’un qu’elle regrettait de revoir, il avait toujours eu cette neutralité, cette distance vis à vis des questions politiques, ce qui était rafraîchissant pour quelqu’un comme elle, en conflit perpétuel avec sa famille sur ces sujets.

Sans finesse ni considération pour la gêne qu’elle pouvait occasionner, Lorelai choisit de jouer la carte de l’authenticité dans son approche. Konstantin et elle se connaissaient depuis si longtemps qu’il aurait sans doute été plus déboussolé de la voir se comporter comme une dame, polie et discrète. D’une voix forte, assez pour être entendue, mais pas trop criarde, pour ne pas être remarquée de tous, elle s’écria.

“ Tiens donc ! Le p’tit Kamil, on a pas bougé d’un poil à ce que je vois. Toujours en chasse ? On se dévergonde ? ”

Emballée dans un élan d’autosatisfaction, la lunarienne gloussa discrètement à sa propre blague, avant d’attirer une chaise à côté de la table qu’occupaient les deux hommes.

“ Je suppose que ça ne vous dérangera pas, il n’y a pas meilleure place dans la salle. ”

La question était rhétorique, en vérité, elle aurait pu faire l’effort de les laisser tranquille, mais la fatigue l’envahissait déjà à l’idée de devoir supporter seule les braillements de tous les clients du restaurants. Au moins, ici, elle pouvait se faire plus discrète, renouer avec un ami, et peut être en recontrer un nouveau ? Quoiqu’il semblait assez atypique. Elle lui adressa un sourire franc, pas tout à fait sûre qu’elle aie vraiment envie de se présenter immédiatement. Son visage lui disait vaguement quelque chose, mais tant qu’elle n’était pas certaine de savoir quoi, elle préférait attendre. Lorelai retira sa capuche pour dévoiler ses longs cheveux noirs, et surtout son visage, qui serait un repère sans doute plus fiable pour Konstantin qui l’avait vue pour la dernière fois comme blond aux yeux bleus. Ses yeux naturellement violines pouvaient être trompeurs à présent.

by Lyxiae
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Sam 22 Avr - 23:34
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Sujet: Re: Bloqués à Terre !

Zenon & Konstantin & Lorelai

Bloqués à Terre !

Je me sais bien maladroit en ce qui concerne les conversations, j'espérais tout de même de Vasz fasse preuve de clémence avec moi. Quoiqu'il en soit, je ne relève pas son intervention, me contentant de ne pas le regarder, comme à mon habitude. La technique de l'autruche : Ne pas voir la source des problèmes et elle n'existe plus. Si ça ne dépendait que de moi, je me cacherais sous la table. Quoique- il y a un peu trop de monde, et on attire déjà bien assez l'attention comme ça.

Pendant que je me fais plus ou moins sermonner, je n'ose plus bouger, vissé à ma chaise et pétrifié. J'ai l'impression qu'au moindre mouvement, une catastrophe va avoir lieu. Même mon regard ne bouge plus, fixé sur un point vague et vide sur le sol.

Le silence s'installe. Et ça fait mal.

Du moins, ça me fait mal. D'habitude, le silence me calme plutôt qu'autre chose, mais ce silence n'est qu'un signe que les autres clients ont tout stoppé pour nous observer. Ils ont tout entendu, et ça me donne presque la nausée. Je ne réponds pas à ses questions toute suite, et lâche un bref soupire. D'une voix faible et audible que pour mon acolyte, je finis par plus ou moins avouer que je hais ce genre de remarques. Evidemment, dans ma tête, ça sonnait bien. Juste avant de parler, je m'imaginer lancer d'une voix claire une réplique forte. Au final, je finis par sonner bien plus comme un gamin pleurant devant ses parents pour ne pas être puni.

-Si vous pouviez éviter de parler aussi fort… Enfin, surtout pour me dire ça.

A traduire par un "Arrêtez de m'humilier publiquement, je suis quelqu'un de fragile et de bien trop sensible pour ce monde". Néanmoins, je suis de bonne constitution, et je finis par répondre à ses questions.

-Je vous l'ai déjà dit. Mes recherches sont plutôt limitées ces derniers temps. Je ne peux leur consacrer que peu de temps. Ce n'est pas les idées et les envies qui me manquent, mais on m'utilise un peu trop souvent pour d'autres travaux. Et… J'ai plutôt du mal à m'imposer.

Un peu comme maintenant, non ? Bon, vu la tête du monsieur, ça risque d'être bien plus intéressant que simplement assister des étudiants dans leur thèse.

-J'ai effectivement lu Homonculus. D'ailleurs, c'est-

Je ne peux même pas finir ma phrase que j'entends mon nom résonner dans mes oreilles. Qui peut bien donc m'appeler ? Ce n'est pas comme si croiser des amis ici étaient possible, je n'en ai pas ! Je me retourne, impossible de reconnaître la femme qui vient de m'interpeller. Je plisse les yeux, et toujours rien. Avoir une mauvaise vue peut s'avérer gênant parfois … Mais il faut dire que sa capuche n'arrange rien.

N'empêche, qui oserait m'appeler ainsi ? Et qui me connaît depuis assez longtemps pour estimer que je n'avais pas changé … ? Surtout que c'est parfaitement vrai, cette personne ne peut vraisemblablement pas mentir. Il n'empêche que je suis vexé maintenant. Mon expression doit être un mélange de surprise et d'inquiétude, et la gêne me force à rougir malgré moi. Je ne sais même pas quoi dire, si bien que je m'emmêle les pinceaux dans mes phrases.

-Je … vous demande pardon ? En chasse de quoi ? Et je ne me dévergonde pas ! D'ailleurs, vous êtes qui ?

Se défendre contre quelqu'un dont on ignore l'identité est quelque chose d'assez étrange.

La mystérieuse –mais irritante- jeune femme s'approche de nous, et s'installe à notre table. Machinalement, je recule au fond de ma chaise, les joues de plus en plus rouges. Je n'ai même pas le temps de répondre à sa question qu'elle est déjà assise. Oh. Très bien.

Et finalement, elle baissa sa capuche. La branche de mes lunettes entre mes doigts, je plisse difficilement les yeux, faisant un effort remarquable et fouillant dans mes souvenirs.

Je ne suis pas physionomiste, et base souvent la reconnaissance des individus sur leurs cheveux. Alors évidemment, si Lorelai se pointe devant moi, après tant d'années, les cheveux teints en noir, il ne faut pas espérer que les souvenirs me remontent rapidement. Mais heureusement, les gens me reconnaissent souvent plus rapidement que je ne les reconnais. Serait-ce donc là la faute de mes cheveux –et de probablement tout le reste- ? N'empêche que, à peine la jeune femme reconnu, j'écarquille les yeux, de plus en plus perturbé.

Pourquoi je suis sorti de mon lit ce matin, moi, déjà ?

-… Lorelai ? C'est bien toi ? Enfin, je veux dire, tu as beaucoup changé ! Désolé de ne pas t'avoir reconnu de suite, disons que sans les cheveux blonds, c'est plus compliqué, et te croiser ici … Qu'est-ce que tu fais là ? Ça fait combien de temps ? … Beaucoup trop, j'imagine.

Honnêtement, je ne sais pas ce qui me stresse le plus : la foule, ou l'idée de recroiser Lorelai ici-même, en compagnie de Vasz ? Le cocktail que forment ces deux éléments n'est relativement pas stable cependant.

Pourtant, j'apprécie beaucoup Lorelai, ou du moins, je l'ai beaucoup apprécié. On s'est beaucoup côtoyés durant notre enfance. La proximité entre nos pères et nos âges équivalents ont plus ou moins forcés notre rencontre. Je l'avais beaucoup admiré, Lorelai, quand bien même elle m'a aussi toujours fait peur. Ce qui ne m'a pas empêché d'en tomber amoureux vers mes douze ans. Evidemment, elle ne le sait pas, et personne ne l'a jamais su, ma timidité n'était pas un phénomène nouveau. Après la consternation, je reprends mon souffle, et tente de me calmer. Je tente un sourire bref, dévoilant mon appareil dentaire, et alors que je m'apprête à faire les présentations, je me rends compte que la situation est un peu délicate.

Vasz a-t-il reconnu la fille Nilsson ? Peu probable, elle est méconnaissable aux yeux du public. (mais on a affaire à Vasz. Je me méfie). Je doute que Lorelai apprécie que je révèle son identité à un homme qu'elle ne connait probablement que de nom. Je n'ai qu'à faire les présentations dans l'autre sens. Oui, voilà. Excellente idée.

-Oh, euh… Voici le docteur Zenon Vasz. On travaille ensemble désormais. J'imagine que tu as déjà entendu parler de lui.

J'espère qu'elle ne pense pas trop de mal du bonhomme. Je n'ai pas spécialement envie qu'elle croit que je m'engouffre dans de sombre affaire. Surtout que c'est peut-être le cas.

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Dim 23 Avr - 17:36
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Sujet: Re: Bloqués à Terre !
Un avantage indéniable de la culture lunarienne, ce sont les prénoms. Ils se répètent rarement, les parents faisant preuve d'une grande originalité dans la nomination de leur progéniture.
Les affiches de Gildas Nilsson pavanant encore dans les rues et visibles derrière la jeune femme s'étant fraîchement invitée à leur table influencent probablement ses réflexions, mais Zenon pense pouvoir extrapoler sans grand risque que l'arrivante est le rejeton du nouveau député pour lequel les foules se rassemblent avec tant de ferveur. Lorelai Nilsson... Nom qu'il n'a qu'entendu et lu, parfois sur un écran de télévision à la fin d'un reportage.
Il est surpris de n'avoir jamais vu le visage de la susnommée, sa mémoire enregistrant pourtant assez fidèlement ce genre de détails. En tout cas, celui de la femme qui leur fait désormais face, à Konstantin et lui, ne lui remémore rien...
... Ce qui n'est pas forcément décisif. La polymorphie, quelles qu'en soient ses limites, apparaît à plusieurs reprises dans les registres et arborescences lunariennes sur lesquelles il a pu mettre la main. Cependant, elle semble connaître familièrement Konstantin Kamil - et il sait que celui-ci est âgé d'une cinquantaine d'années. Les âges correspondent...
Mais même dans le cas où il se tromperait, Zenon ne connaît guère plus Lorelai Nilsson qu'une autre, ne s'étant pas intéressé à la question. Comme le supposait Konstantin quelques minutes plus tôt - il ne s'est jamais voué à la politique, et ses membres ainsi que leurs actions le laissent de marbre. Autant faire connaissance avec cette nouvelle compagnie.

- Lui-même, comme Konstantin m'a présenté. Nous devions nous rendre sur la Lune, mais il semble que les manifestants pour ou contre notre nouveau président de conseil parasitent le transit spatial.
Qu'à cela ne tienne, cette pause devient justement intéressante. Qu'est-ce qui t'amène ici, Lorelai, connaissance de Konstantin ? Quelle étrange coïncidence vous a fait vous retrouver dans un banal restaurant ?


Ignorant le regard courroucé que lui jette le patron dudit banal restaurant depuis son comptoir, Zenon reporte son attention - et son éternel fin sourire - sur Konstantin.

- Cette coïncidence te sauve d'un discours bien intéressant auquel tu avais toutes les difficultés du monde à te soustraire, l'ami. Je suppose que nous parlerons sur le trajet. Nous serons moins dérangés par la foule. Et autant profiter de la présence de cette personne que tu ne me présente pas... ?

Le docteur en profite pour attirer l'attention du serveur qui attendait aux portes des cuisines. Une boisson chaude s'impose, ne serait-ce que pour rendre la conversation plus confortable.
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Dim 23 Avr - 19:50
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Sujet: Re: Bloqués à Terre !

 
 
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Bloqués à Terre
Zenon & Konstantin & Lorelai
Lorsque Konstantin prononça le nom de son collègue, tout devint beaucoup plus clair dans l’esprit de Lorelai. Oh elle ne connaissait pas dans les détails les travaux de cet homme qu’il nommait Zenon, mais elle avait entendu ce nom atypique plus d’une fois, dans la bouche de journalistes, de responsables presse de la campagne officieuse de son père et même, tout simplement, elle l’avait lu, quelques fois, d’elle même. Tout le souvenir qu’elle avait de cet homme, ou de ce qu’elle en avait perçu, c’était qu’il avait perturbé pas mal de monde, et pas tout à fait en bien. Elle même avait des idées et projets qui ne plaisaient pas aux plus grands penseurs en vogue du moment, aussi ne s’arrêta-t-elle pas à cet état de fait. Comme elle le pensait souvent, tant qu’il n’avait pas prévu de lui casser les tibias dans la minute, elle se fichait bien de ses idéaux. Il y avait un temps pour tout, et celui-ci était celui du repos, des retrouvailles et qui sait, des nouvelles rencontres ?

« Lorelai Nilsson. Comme ce Nilsson là, auquel vous songez peut être.» S’étonna-t-elle de dire, avant de sourire malicieusement. Après tout, elle n’était pas dans la foule des manifestants, eux non plus, et elle faisait confiance à son don presque inné pour se sortir des situations désespérées. Son attention se reporta sur son vieil ami.

« Désolée pour le malaise. Je conçois que ce ne soit plus vraiment de notre âge de jouer à ça. »

La lunarienne se sentait un peu mal pour lui, mais d’un autre côté, ses excuses n’avaient pas vraiment de sens. Ils étaient adultes lorsqu’elle le côtoyait pendant la campagne, et elle ne se gênait pas pour faire ce genre de blagues. Ses yeux se posèrent à nouveau sur Zenon, tandis qu’elle s’apprêtait à répondre à une question que tout deux lui avaient posée.

« Tout comme vous, je me rendais sur la Lune. Passer un peu de temps dans la maison familiale, et tâter un peu de l’ambiance Lunarienne en cette période si atypique. »

Atypique. Elle était bien placée pour savoir que l’atmosphère devenait irrespirable sur Terre, en particulier pour elle. Ceux qui, parmi ses collaborateurs, connaissaient son identité, n’avaient de cesse de s’enquérir de ses idées sur la question du tirage au sort de son père. Et ceux qui ne la connaissaient pas l’écœuraient de leur naïveté. Ceci dit, elle n’était pas certaine de vivre la chose bien mieux sur la Lune. Parce que nombre des amis puissants des Nilsson s’y trouvaient, et ils ne se gêneraient pas pour faire passer leurs petits messages par la ville prodigue. Messages, demandes, et même exigences. Elle avait du avaler pas mal de couleuvres pour gagner le support de certains à créer l’image dont jouissait à présent Gildas. Sans doute en profiteraient-ils pour se rappeler à son bon souvenir. Elle chassa ces idées, et reprit la conversation.

« Enfin. Vous allez faire quoi, sur la Lune ? Une petite visite de Lunaria ? Au Temple ? Ou bien vous travaillez pour quelqu’un là bas ? »

Vu l’état de la manifestation, ils n’étaient pas prêts de partir, alors autant profiter un peu. A cet instant précis, une tarte individuelle apparut sous son nez, à la faveur d’un serveur aimable et rapide. Une magnifique tarte à la tomate qui fit monter le rose aux joues pâlottes de Lorelai.

by Lyxiae
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Jeu 27 Avr - 21:41
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Sujet: Re: Bloqués à Terre !

Zenon & Konstantin & Lorelai

Bloqués à Terre  !

S'il y en a un qui ne sourit pas parmi nous trois, c'est bien moi.

Je me sens bien mal à l'aise, coincé entre les deux. Pas que je ne les aime pas, ou quoique ce soit. J'éprouve un fort sentiment d'amitié envers Lorelai. Quant à Zenon, il se révèle suffisamment intéressant et distrayant par moment. Ce n'est pas quelqu'un de mauvais, juste quelqu'un à des années lumières de ce que j'ai pu côtoyer jusqu'à ce jour.

Ce qui signifie, en d'autres termes, que ces deux-là ne sont pas de banales connaissances qui éveillent ma timidité, non. Ils ont littéralement le triple de mon charisme, le quintuple de mon aisance, et environ dix fois –si ce n'est cent- ma capacité à simplement exister. C'est assez dur, d'exister, dans mon cas. Disons que j'ai tendance à me fondre avec les tapisseries des murs. Et lorsque Zenon me lance encore l'un de ses sourires suffisamment dérangeants pour vous marquer à vie, je regrette amèrement qu'il n'y ait aucune tapisserie dans le restaurant.

Oh, et évidemment. Il me demande de la présenter. Quitte m'arracher les ongles un à un, autant verser de l'acide dessus.

-Je n'avais pas spécialement de difficulté. Et elle se présentera bien elle-même.

Inutile de préciser que je ne parle pas vraiment fort, et que ma vaine tentative de défense ne servirait probablement pas à grand-chose. Quand même je tente de m'imposer un minimum, je sais très bien que l'intonation ridicule que je prends à chaque fois malgré-moi ruine tous mes efforts. Je n'ai pas spécialement envie de me faire ridiculiser devant Lorelai cependant. Même si c'est probablement déjà fait.

Je reporte mon attention sur Lorelai, et lâche un petit soupir. Je ne sais pas vraiment dans quoi je m'embarque, après tout, alors que puis-je bien lui dire ? Salut, j'ai suivi ce type relativement bizarre mais franchement pas idiot d'après tous les livres qu'il a écrit, et je le suis sur la lune pour faire je-ne-sais-quoi qui demande science, réflexion et discrétion ? Oh, et au passage, je me disais que je pourrais faire un petit coucou à la famille, je suis sûr que mon père va être fier de voir dans quoi je m'engouffre.

Une infime partie de mon être me hurle tout de même de le dire tel quel, mais la raison a encore le dessus.

-On va travailler, effectivement, mais pas pour quelqu'un.

Je penche la tête à droite, pensif.

-Enfin, je vais travailler pour le docteur Vasz. Il m'a plus ou moins choisi comme associé, j'ose espérer pour mes connaissances et mes travaux en génétiques. Les visites ne sont pas…  vraiment à l'ordre du jour.

Je regarde Lorelai quelques secondes.

-Oh, aussi, je compte passer voir mon père –et mon frère, s'il se trouve dans le passage. Ça fait un bon moment que je ne suis pas retourner là-bas, je me dois bien d'aller leur dire bonjour. C'est un minimum. Et puis, malgré les tensions, on s'entend toujours bien. Je crois.

Impossible de dire si j'étais heureux de revoir ma famille ou non. J'étais très mitigé à l'idée de les revoir. Je ne la déteste pas, loin de là ! A la limite, c'est même plutôt eux, qui me déteste.

-En-enfin, si ça ne prend pas trop de temps.

Je risque un coup d'œil discret à Zenon, comme pour chercher son approbation, avant de me rendre compte que c'était parfaitement ridicule.

-Mon père serait content de te revoir, Lorelai, d'ailleurs. Et je pense qu'il sera tout aussi ravi de vous rencontrer, docteur Vasz.

La nostalgie me touche assez facilement, n'empêche, et me fait rougir légèrement. Je regarde ma montre, assez impatient de quitter cette endroit. Je finis rapidement de manger, quoiqu'il reste un bon quart de mon plat dans mon assiette.

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Dim 30 Avr - 11:03
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Sujet: Re: Bloqués à Terre !

 
 
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Bloqués à Terre
Zenon & Konstantin & Lorelai
La manifestation ne semblait pas perdre en pugnacité. Dans le fond, Lorelai soutenait les mouvements sociaux, en particulier s’ils allaient dans son sens, elle les trouvait nécessaires. Cependant, elle ne pouvait s’empêcher d’être agacée à l’idée de devoir attendre, encore et toujours, le moment où elle pourrait rejoindre sa Lune natale, et souffler un peu. Enfin, au moins était-elle en compagnie amicale. Il ne lui vint pas à l’esprit de se mettre à débattre de quoi que ce soit de clivant avec ses comparses.

Lorsque Konstantin évoqua le docteur Vasz, la lunarienne ne put s’empêcher de le détailler rapidement. Elle qui passait son temps à changer d’apparence s’attachait étrangement à bien connaître les traits de ses interlocuteur, comme s’ils étaient révélateurs. Elle était pourtant bien l’exemple même démontrant que cette façon de penser était désuette. Son attention se reporta sur Konstantin, puis sur sa tarte, qu’elle dévorait avec le minimum de retenue imposé par la politesse.

“ C’est bien, que tu aies des projets. Je suis sûre que ça te fera du bien de te lancer, comme ça.”

D’aucuns auraient d’abord réfléchi à quel type de projets il envisageait, mais Lorelai était surtout contente de le voir ambitieux, viser plus loin, s’émanciper. C’était certainement la clé pour qu’il s’affirme dans le futur. Et elle était bien placée pour savoir qu’il était plus que temps qu’il le fasse, l’état dans lequel il était aujourd’hui montrait bien les ravages de son éducation. Enfin, c’était ce qu’elle avait toujours supposé sans en avoir la moindre confirmation. Lorelai appréciait la famille Kamil mais avait plus de compassion pour Konstantin que d’amitié pour le reste de sa famille. Peut-être était-ce dû à leur situation commune, celle de vilain petit canard de leurs familles respectives ?

“ Oui, je passerai peut-être voir ta famille, enfin… Tu sais, je pense que si on apprend que je suis passée par Lunaria sans aller voir les amis de mon père, ça pourrait m’être reproché. Tu vois ce que je veux dire.”

La lunarienne ponctua cette dernière phrase d’un haussement de sourcil entendu. Elle n’avait pas tout à fait pris la mesure de la chose lorsqu’elle avait pris la tête de la campagne de son père, et accepté de gérer son image pendant des années, mais elle était devenue, elle aussi, l’extension de l’image de son père. Et on attendait d’elle un comportement public aussi irréprochable. Hors de question de se mettre à dos la haute société Lunarienne, et hors de question de voir débouler son père chez elle pour la leçon de choses.

“ Tu peux passer à la maison aussi, enfin, j’y serai seule. Vous pourrez passer tous les deux si vous avez besoin d’un point de chute. La maison est grande et personne n’y vit.”

Le regard se reporta vers le docteur Vasz, et elle reprit, un sourire en coin.

“ Vous n’êtes pas de la Lune, je me trompe ? C’est la première fois que vous y allez ? ”
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Lun 1 Mai - 22:27
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Sujet: Re: Bloqués à Terre !
Une thé à la canneberge refroidit paresseusement, sa surface frémissant au rythme irrégulier des vibrations de la table. plus aucune volute de vapeur translucide ne laisse présager de sa température, ni n'ondule devant l'assiette entamée, condamnée à rester à l'état de repas inachevé, de Konstantin Kamil. Celui-ci, comme pour braver la tension qui s'acharne dans ses épaules et dans ses mains, maintient un port plus droit maintenant que la conversation avec Lorelai Nilsson est entamée. En vérité, il semble même plus confiant en présence de la lunarienne ; son regard devenu scrutateur semble plus évaluer le danger de la rencontre entre la représentante de la famille Nilsson, incognito à quelques mètres de la foule brandissant l'image de son père, et Zenon Vasz.
Celui-ci lève la tasse à ses lèvres pour éviter à sa boisson de trop refroidir. Il trouve un attrait teinté de curiosité au goût hétérogène, presque binaire de la canneberge, rythmant entre un sucré acidulé et une amertume que l'on prêterait plutôt au bois ou aux grains de raisin. Il est aussi légèrement contrarié de relever l'arôme de la cannelle dans la boisson, harmonisant sa saveur et rehaussant son goût sucré.
Le découpage surprenant des arômes, reconnaissables, amuse Zenon, qui ne pensait pas que l'on prêterait une quelconque attention à un thé, et s'attendait à une simple infusion. Il est cependant tiré de ses paisibles rêveries lorsque Lorelai attire de nouveau son attention.

- Non, et non... J'effectue assez rarement le trajet, mais ce n'est pas la première fois que je me rends sur la Lune, pour diverses raisons. En vérité, j'y avais même un laboratoire ; je pensais le réhabiliter bientôt.

La tasse suspendue, immobile, dans les mains du scientifique, émet encore une fragrance agréable. Zenon fait lentement tourner son contenu d'une rotation rythmique de la paume.

- On n'y trouve pas le charme bucolique des contrées terriennes dépendant encore d'elles-mêmes plutôt que d'Ys, mais j'avoue que le charme dégagé de la Lune, de l'immensité de ses nuits, a quelque chose de très séducteur. D'éternel, d'une certaine manière.

Les coins de ses lèvres se plient un peu plus à cette idée.

- Aussi peu surprenant que cela puisse paraître pour un scientifique affectant sa vie à ses recherches dans un laboratoire fermé, je suis quelqu'un de la campagne. Contribuer à la technologie est une chose, mais elle n'empêche pas de profiter des découvertes que la nature a su faire sans notre...
... Interférence.


Zenon repose sa coupe, maintenant vide. L'heure avance, et Konstantin semble lui aussi le remarquer.

- Je suis sûr que c'est aussi quelque chose qui te plaît, et espère que tu trouves le temps de profiter de tes voyages, Lorelai. Et j'apprécie ton invitation ! Nous en profiterons sans doute, dès que Konstantin aura revu sa famille et me l'aura présentée. Cela me laissera un peu plus de temps pour réaffecter nos nouveaux quartiers.

Vasz adresse un mouvement de tête espiègle à Konstantin. Puis tempère ses propos.

- Qui ne sont pas pour autant en métropole. Mais nous aurons donc l'occasion de nous revoir ! C'est une bonne chose.

Il souffle, amusé. Les lieux l'ont trop décontracté, et il serait sage de prendre en compte que la foule les ralentira sur le chemin vers les quais d'embarquement.

- Enfin, ce n'est pas parce que nous partons que nous nous séparons, si ta destination est aussi la Lune. Je propose de nous y rendre maintenant, s'il nous faut braver cette marée humaine.
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